mardi 14 mai 2013

LE TRAIN ARICA-LA PAZ FÊTE UN CENTENAIRE DÉSENCHANTÉ

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LE MILLIARDAIRE CONSERVATEUR SEBASTIÁN PIÑERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CHILI, LORS DE LA CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DU CENTENAIRE DE LA CONSTRUCTION  DU CHEMIN DE FER ARICA - LA PAZ   LE 13 AVRIL 2013. . PHOTO JOSÉ MANUEL DE LA MAZA
En 2005, cette partie avait été rendue inutilisables par des glissements de terrain provoqués par les pluies et la faillite de la société privée gérant la ligne. Après 45 millions de dollars (34,6 millions d'euros) d'investissements et deux années de travaux le chemin de fer est à nouveau en service mais de manière très partielle.

« Il n'a pas d'activité permanente. Depuis janvier nous ne faisons que des parcours test », a indiqué l'historien Hermann Mondaca. « Aucune démarche n'a été faite pour un transit permanent, rien n'est clair et rien ne fonctionne », a-t-il déploré.

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LE MILLIARDAIRE CONSERVATEUR SEBASTIÁN PIÑERA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CHILI,  S’OFFRE UN BAIN DE FOULE LORS DE LA CÉRÉMONIE DE COMMÉMORATION DU CENTENAIRE DE LA CONSTRUCTION  DU CHEMIN DE FER ARICA - LA PAZ   LE 13 AVRIL 2013. . PHOTO JOSÉ MANUEL DE LA MAZA

Le fonctionnement du chemin de fer est devenu une pomme de discorde supplémentaire entre le Chili et la Bolivie qui reproche à son voisin son manque de coopération.

Potentiel touristique

« Le commerce La Paz-Arica (essentiellement soja, minéraux et bois) est transporté par camion », a indiqué Guillermo Pou Mont, président de la Chambre des exportateurs de Bolivie. Du temps de sa splendeur, le chemin de fer transportait jusqu'à 330'000 tonnes de marchandises par an.

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LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CHILI VISITE AVEC DES ENFANTS LE CHEMIN DE FER ARICA - LA PAZ   LE 13 AVRIL 2013. PHOTO JOSÉ MANUEL DE LA MAZA
Les tensions entre la Bolivie et le Chili ont empêché également l'exploitation touristique de la ligne, qui n'a pas connu de passagers depuis une vingtaine d'années. « On pourrait acheter des locomotives modernes et desservir le tourisme entre les deux pays», estime M. Mondaca. « Un train de ce genre pourrait avoir une valeur touristique énorme », renchérit Sergio Gonzalez de l'université chilienne Arturo Prat.