lundi 16 septembre 2013

IL Y A 10 ANS NOUS QUITTAIT LE MAESTRO SERGIO ORTEGA

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SERGIO ORTEGA AU PIANO PENDANT UNE REPETITION

Il était devenu l'une des figures les plus novatrices de la scène musicale latino-américaine de la deuxième moitié du XXe siècle, et ses créations ont été de véritables « protagonistes » de l'histoire politique chilienne des 45 dernières années.


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NOUS VAINCRONS CHANTE PAR ANGELA WINKLER, ARJA SAIJONMAA, HARRY BELAFONTE, JUDIE GORMAN JACOBS, ANNA PETROWA, IRMGARD SCHLEIER, SERGIO ORTEGA, 1985

Parti en exil suite au coup d'état, Sergio Ortega avait trouvé refuge en France à l'automne 1973 et il a assuré pendant vingt ans la direction de l'Ecole nationale de musique de Pantin, en Seine-Saint-Denis. Il a continué à y développer une intense activité créatrice, ainsi que de diffusion de l'éducation musicale « de qualité ». Ortega avait créé en Finlande un opéra dont le livret était emprunté à Pablo Neruda (Esplendor y muerte de Joachim Murieta), et il venait d'achever son dernier opus, Pedro Páramo, sur un livret du romancier mexicain Juan Rulfo.

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REPETITION SUR LA PIAZZA GRANDE A MONTEPULCIANO, TOSCANA, IRMGARD SCHLEIER ET SERGIO ORTEGA EN 1985

En permanence à cheval sur deux cultures, comme tant d’autres créateurs de la diaspora chilienne, Sergio Ortega s’était fait remarquer pour porter deux montres au poignet : l’une qui donne l’heure à Pantin, l’autre à Santiago du Chili. Le maestro repose depuis 2003 au cimetière général de Santiago.