mardi 31 mars 2015

CHILI. INONDATIONS : UNE CATASTROPHE PRÉVISIBLE ?

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En moins d’une semaine, les précipitations dans la région ont atteint un niveau équivalent à plus d’une année de pluie, emportant les maisons des villages, et provoquant des coulées de boue qui ont occasionné, selon un bilan provisoire, la mort de 17 personnes et la disparition d’une vingtaine d’autres. A Antofagasta, les précipitations ont même égalé en une seule journée le niveau de quatre années.

Un mineur sauvé en 2010 d’un accident de mine à Copiapó, après avoir passé soixante-neuf jours sous terre, a vu cette fois sa maison disparaître sous les eaux. Plus de 5 500 sinistrés sont toujours accueillis dans des abris et dépendent des aides envoyées par le gouvernement. La région est en état d’urgence et craint des séismes.

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Une anomalie climatique annoncée

Le désastre de ces derniers jours, explique un autre article de La Tercera, « provient d’un flux d’air froid en altitude dans la cordillère qui, en principe, ne touche pas cette région du nord du pays, et ce flux a transporté des courants venus de la zone équatoriale, chargés de vapeur d’eau ».

Le météorologue américain d’AccuWeather Jason Nicholls, un habitué de l’observation du climat en Amérique du Sud, indique à La Tercera que «l’anomalie climatique » qui a frappé le nord du Chili était annoncée dans tous les modèles de prévisions météorologiques. Le phénomène extrême qui a touché cette région réputée pour sa sécheresse pourrait être lié aux changements climatiques, même si les experts se refusent à établir un lien direct.

Se gardant d’évoquer un manque d’anticipation de l’événement par les services de météo du Chili, Jason Nicholls souligne qu’il espérait  que « les médias chiliens et les météorologues locaux auraient donné l’alerte ».