vendredi 12 février 2016

LE VATICAN INDIQUE À SES NOUVEAUX ÉVÊQUES QU'ILS NE SONT PAS TENUS DE PRÉVENIR LA POLICE EN CAS D'ACTE PÉDOPHILE

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DES ÉVÊQUES LORS D'UNE MESSE À WASHINGTON (ETATS-UNIS), LE 23 SEPTEMBRE 2015. 

PHOTO NICHOLAS KAMM 

« Il n'incombe pas forcément à un évêque de signaler les suspects aux autorités, à la police ou à un procureur s'ils sont informés d'un crime ou d'un acte immoral », peut-on lire dans ce texte, rédigé par le prêtre français Tony Anatrella, consultant pour le Conseil pontifical pour la famille, controversé pour ses positions sur la supposée « théorie du genre ».

« Tolérance zéro », réclamait le pape

Ces directives font partie d'un programme de formation à destination des évêques nouvellement ordonnés. Elles contrastent avec la position affichée par l'Eglise catholique ces dernières années après de nombreux scandales : le pape François a ainsi appelé à une « tolérance zéro » face aux actes pédophiles et a affirmé que « tout doit être fait pour débarrasser l'Eglise du fléau des abus sexuels », rappelle le Guardian.

Une commission spéciale a d'ailleurs été créée : il s'agit de la commission pontificale pour la protection des mineurs, note le quotidien britannique. Cette dernière n'a apparemment joué aucun rôle dans ce programme de formation, alors qu'elle est justement supposée développer des « bonnes pratiques » pour gérer ce genre de cas. Selon un responsable de l'Eglise, cité anonymement, la position de la commission en la matière est claire : signaler les cas de pédophilie est « une obligation morale, que la loi le requière ou non ».