jeudi 21 avril 2016

FESTIVAL DE CANNES 2016 - DEUX FILMS CHILIENS SUR LA CROISETTE


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  LUIS GNECCO DANS NERUDAPHOTO FABULA – AZ FILMS

Elle sera cette année représentée par le film Neruda du réalisateur Pablo Larraín, coproduit par la France et les Etats-Unis, et celui d’Alejandro Jodorowsky, Poésie sans fin, second volet de la trilogie La danse de la réalité, coproduction franco-chilienne.

« Une fois de plus, notre cinéma a conquis les scènes les plus distinguées et démontré qu’il est capable de porter le nom du Chili très loin. Nous sommes heureux d’hisser à nouveau le drapeau chilien lors de la sélection de la Quinzaine des réalisateurs, dont le sceau artistique est insurmontable, en particulier sous la direction d’Edouard Waintrop », souligne Constanza Arena, directrice de l’agence CinemaChile.
Neruda à travers l’humour noir




L’histoire du film de Larraín se situe dans la fin des années 1940, lorsque le poète Pablo Neruda fuit la justice après que le président Gabriel González Videla l’ait démis de ses fonctions de sénateur et ordonné son arrestation. Le scénario est centré sur la persécution de l’inspecteur en charge de l’affaire, Óscar Peluchonneau. Le film a été tourné à Buenos Aires, Santiago, Valparaiso, en Araucanie et à Paris.

« C’est l’histoire d’un personnage clé de la littérature latino-américaine et de la politique du Chili. Nous racontons Neruda à travers l’humour noir, la parodie, l’action et le drame. Il est dépeint comme un poète qui devient une légende grâce à son persécuteur », explique Larraín.

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ALEJANDRO JODOROWSKY
La Poésie sans fin, produite par Le Soleil Films, est un récit autobiographique de l’émancipation du jeune Alejandro Jodorowsky dans les années 1950. Il raconte l’histoire d’un garçon amant de la liberté, qui explore le monde des arts et de la poésie, jusqu’à son départ définitif du Chili vers la France. « Poésie sans fin révèle un jeune qui veut avant tout trouver la beauté du monde, des autres et de lui-même. Pour nous les artistes, le cinéma n’est ni une industrie, ni un business. Nous devons produire un cinéma optimiste, joyeux et guérisseur », estime Jodorowsky.

Alexandre Hamon