vendredi 7 octobre 2016

LE PRIX NOBEL DE LA PAIX 2016 ATTRIBUÉ À JUAN MANUEL SANTOS


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LE PRIX NOBEL DE LA PAIX 2016


Le président colombien Juan Manuel Santos a été récompensé par le prix Nobel de la paix 2016 ce vendredi pour ses efforts de paix avec la guérilla des Farc.
Par LEXPRESS.fr

LE PRÉSIDENT COLOMBIEN JUAN MANUEL SANTOS 
A ÉTÉ RÉCOMPENSÉ POUR SA TENTATIVE  DE
 RÉSOLUTION DU CONFLIT AVEC LES FARC. 
PHOTO CESAR CARRION

Le prix Nobel de la paix 2016 a été attribué ce vendredi au président colombien Juan Manuel Santos pour « ses efforts résolus » de paix avec la guérilla des Farc.

Une récompense pour relancer le processus de paix. Le prix Nobel de la paix 2016 a été attribué ce vendredi au président colombien Juan Manuel Santos pour pour avoir conclu un accord avec la guérilla marxiste des Farc afin de clore un conflit de plus de 50 ans.

Mais, coup de théâtre, le peuple colombien a rejeté l'accord d'extrême justesse dimanche par référendum, réclamant notamment que les guérilleros démobilisés ne puissent participer à la vie politique et qu'ils aillent en prison au lieu de bénéficier de peines alternatives. "Il y a un vrai danger pour que le processus de paix s'interrompe et que la guerre civile reprenne", a mis en garde la présidente du comité Nobel norvégien, Kaci Kullmann Five.


« Je continuerai à rechercher la paix jusqu'à la dernière minute de mon mandat parce que c'est le chemin à suivre pour laisser un pays meilleur à nos enfants », déclarait encore dimanche ce chef d'Etat deux fois élu, en arborant à son revers son éternelle petite colombe blanche.

Un accord historique avec les Farc


« Le président a fait preuve d'un leadership courageux. Courageux car il a préféré la paix à l'inertie de la guerre. Courageux parce qu'il s'est soumis à la décision des citoyens », soulignait en début de semaine Humberto de la Calle, chef des négociateurs avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).


    L'accord historique qu'il a obtenu est le résultat de près de quatre années de pourparlers délocalisés à Cuba avec la plus ancienne et plus importante guérilla du pays. Il a été signé à La Havane le 24 août, une réussite saluée par la communauté internationale. Juan Manuel Santos, 65 ans, issu d'une famille de la haute société de Bogota, a débuté en politique en 1991. D'abord journaliste, il avait remporté le prix du roi d'Espagne pour ses chroniques sur la révolution sandiniste au Nicaragua.

    Lorsqu'il a fait son entrée au palais présidentiel en 2010, ce politique qui se définit comme d'«extrême centre » avait déjà poursuivi la guérilla, lors d'une implacable croisade menée alors qu'il était ministre de la Défense de son prédécesseur de droite Alvaro Uribe. Le but: affaiblir les Farc pour les contraindre à négocier. Il a ainsi fait la guerre pour parvenir à la paix, notaient des analystes. 

    260 000 morts

    Le président a toujours affirmé qu'il ne cherchait pas une récompense pour son combat pour la réconciliation de la Colombie, déchirée par des décennies d'une confrontation entre guérillas d'extrême gauche, paramilitaires d'extrême droite et forces armées, qui a fait plus de 260 000 morts, 45 000 disparus et 6,9 millions de déplacés. 

    « Je ne cherche pas les applaudissements. Je veux faire ce qui est correct », déclarait cet homme décrit comme très rationnel et parfois critiqué pour sa froideur apparente. L'attribution du Nobel lui apporte toutefois un soutien personnel de premier plan pour la suite de ses efforts. 

    Admirateur de Winston Churchill, Franklin D.Roosevelt et Nelson Mandela, lecteur vorace et cinéphile, Juan Manuel Santos a toujours dit que sa force venait de sa famille, fondée en 1988 avec Maria Clemencia Rodriguez, surnommée «Tutina" et mère de leurs trois enfants.  


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