mercredi 19 juillet 2017

CHILI : LE SÉNAT OUVRE UNE PORTE AU RETOUR DE L’AVORTEMENT

Le texte de loi doit encore être validé par les députés pour que le Chili quitte la liste des sept pays d’Amérique latine n’autorisant aucun avortement. Mais une issue favorable se profile pour la présidente socialiste, Michelle Bachelet, dont le gouvernement a défendu cette mesure.

Juste avant le vote, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait salué cette étape, tout en la jugeant insuffisante : «Le Chili doit garantir l’accès de toutes les femmes et filles à l’avortement légal et sûr, ainsi que leur droit de choisir», avait rappelé Juan Francisco Soto, un de ses vice-présidents.

Jusqu’en 1989 et pendant plus de cinquante ans, l’avortement était permis au Chili en cas de risque pour la mère et de fœtus non viable. Mais avant de quitter le pouvoir, le dictateur Augusto Pinochet avait décrété son interdiction totale, décision inchangée depuis.

Officiellement, le pays enregistre quelque 30 000 avortements provoqués ou spontanés, mais on estime à 160 000 le nombre d’interruptions clandestines.

M.É.