dimanche 21 mai 2017

POURQUOI VOUS DEVRIEZ VOUS INTÉRESSER À L'ŒUVRE DE L'ARTISTE PEINTRE HERNAN TORO


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

TOILE 115X90 CM ACRILYQUE ET
PIGMENTS SUR TOILE ET SABLE
L’image des saumons bravant les courants contraires pour se reproduire illustre bien l’attitude des artistes peintres qui prennent le chemin des Beaux-Arts aujourd’hui. Cette comparaison convient particulièrement à ceux qui, comme Hernan Toro, travaillent en retrait des circuits artistiques commerciaux. Ce retrait, que certains appellent marginalité, permet aujourd’hui au peintre de proposer ses travaux à des prix accessibles à tous.
Hernan Toro est un «artisan » plutôt qu'un «plasticien». Son travail se situe aux antipodes des œuvres éphémères et des pratiques conceptuelles qui prétendent dépasser les notions d'« artiste», et de «pérennité de l'œuvre » que le peintre a hérités de ses ancêtres, les artisans.

Le travail de longue haleine de l’artiste depuis la conception intellectuelle du projet ‒lectures philosophiques, poétiques, historiques ‒ en passant par les travaux préparatoires, les esquisses ‒ croquis en dessin et pochades en peinture ‒, sont autant de traces matérielles d’un cheminement artistique qui permet à Hernan Toro de renouer avec la pratique artisanale.

C'est ce matériau de préparation de ses projets « Querencia project », inspiré des fresques de Pompeï, et « Obrador d'oc », ensoleillé par l’amour courtois et la tradition des troubadours, que le peintre nous donnera à voir lors de la vente privée. Une façon privilégiée d’entrer dans son univers pictural et intellectuel et d'entrevoir l’œuvre en devenir.  

Hernan Toro se mesure à l’un des grands défis de l'histoire de la peinture : le nu. Le peintre, fidèle à l'école vénitienne, laisse émerger de l'addition de couches de peinture ‒technique du glacis‒, la lumière, qui révèle à son tour les contours, les nuances et les reliefs du corps. Une plongée dans l’incarnat et dans « la couleur vive », ‒ entre le rose et le rouge franc ‒ qui rappelle celle de la chair.

La sensation d'inachevé qui émane de ses toiles et dessins constitue un parti pris du peintre. C'est à l'oeil du spectateur qu'il revient de reconstituer l’image suggérée par la peinture, les matières et les oxydations. « Je ne peins pas l’être. Je peins le passage… » Cette formule de Montaigne, peintre à ses heures, pourrait résumer la conception picturale d'Hernan Toro.