vendredi 17 janvier 2020

LE CHILI TOUJOURS DANS L’INCERTITUDE, TROIS MOIS APRÈS LE DÉBUT DE LA CRISE SOCIALE

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« ILS VEULENT NOUS RENDRE AVEUGLES »
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Les institutions n’ont jamais paru aussi affaiblies, ébranlées par une fronde sociale sans précédent, déclenchée par une hausse du ticket de métro à Santiago et nourrie par la colère face aux profondes inégalités socio-économiques. 
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« Je ne sais pas comment nous allons nous sortir de ce qui nous arrive » : trois mois après l’éclatement du mouvement social, le Chili se débat entre angoisse, espoir et incertitude sur l’issue d’une contestation inédite qui a pris de court la classe politique.

Jusqu’au 18 octobre, le pays sud-américain était loué comme l’un des plus stables d’Amérique latine, encensé pour ses bons résultats macro-économiques. Trois mois plus tard, les institutions n’ont jamais paru aussi affaiblies, ébranlées par une fronde sociale sans précédent, déclenchée par une hausse du ticket de métro à Santiago et nourrie par la colère face aux profondes inégalités socio-économiques.

Le président conservateur Sebastian Piñera, qui sera à la moitié de son deuxième mandat en mars, a vu sa cote de popularité dégringoler à 6 %, un plus bas historique depuis le retour de la démocratie en 1990, selon un sondage du Centre d’études publiques (CEP) publié jeudi.

Une « punition transversale » non seulement envers le richissime homme d’affaires de 70 ans, mais aussi à l’égard de toute la classe politique chilienne, explique Ricardo Gonzalez du CEP.

Les carabiniers, policiers chargés du maintien de l’ordre, accusés de nombreuses violations des droits de l’homme à l’encontre de manifestants, connaissent la même chute vertigineuse : recueillant 57 % d’opinions favorables en août 2015, ils sont désormais à peine soutenus par 17 % de la population, selon le même sondage.

Selon Matias Fernandez, professeur de sociologie à l’Université catholique du Chili, « tout le système politique (…) a eu d’énormes difficultés à gérer ce séisme social parce qu’il n’a pas les outils pour traiter l’information, pour traiter les demandes » face à un mouvement qui, trois mois après son déclenchement, reste sans dirigeant et n’a bénéficié à aucun parti.

En trois mois, ni la droite au pouvoir, ni le centre et la gauche dans l’opposition n’ont réussi à récupérer la colère de la rue. Les manifestations, qui ont marqué le pas dans le pays, mais se poursuivent, avec plus ou moins d’affluence, le vendredi à Santiago, continuent de s’organiser à travers les réseaux sociaux.

De nouveaux appels à manifester ont été lancés à Santiago pour commémorer dans la soirée les trois mois du mouvement, qui a fait 29 morts, dont cinq après l’intervention des forces de l’ordre, et plus de 2 000 blessés, dont 350 ont été grièvement touchés aux yeux.

Critique du modèle ultralibéral

DESSIN ALEN LAUZAN 

Malgré l’absence de référence partisane, l’actualité sociale et politique, la critique du modèle économique ultralibéral sont devenus les premiers sujets de conversation des Chiliens, qui devront décider le 26 avril s’ils souhaitent changer la Constitution héritée de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), une forte revendication du mouvement social.

On est loin de la campagne électorale de la présidentielle de 2017, remportée par M. Piñera, déjà au pouvoir de 2010 à 2014, où l’une des principales préoccupations était la délinquance, dont le taux est cependant l’un des plus bas d’Amérique latine.

« Je ne sais pas comment nous allons nous sortir de ce qui nous arrive, espérons que ce sera bon pour tous les Chiliens », confie Cecilia Vergara, une architecte de 40 ans. Si elle ne descend pas dans la rue pour manifester, elle dit continuer à soutenir les revendications exprimées depuis le début de la contestation.


Aujourd’hui prédomine « un climat d’incertitude, cette espèce de tension entre l’espoir et la préoccupation (…) qui caractérise la situation du pays depuis le début du mouvement », confirme Matias Fernandez.

Malgré les nombreuses concessions sociales accordées par le gouvernement (augmentation de 50 % du minimum vieillesse, cotisations des employeurs au régime de retraites, gel des tarifs de l’électricité…), 55 à 60 % des Chiliens continuent de soutenir le mouvement, selon deux récents sondages. Jeudi, dans un message à la nation, le président Piñera s’est dit prêt « à mettre la main à la pâte pour aider les Chiliens à résoudre leurs nombreux problèmes, les aider à tirer parti de leurs nombreuses capacités et aussi les aider à réaliser leurs rêves ».

jeudi 16 janvier 2020

CHILI : LES EMPLOYEURS VONT DÉSORMAIS COTISER POUR LA RETRAITE DE LEURS SALARIÉS, ANNONCE LE PRÉSIDENT

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ILLUSTRATION EL DESCONCIERTO
Le système ne prévoyait jusque-là aucune cotisation des employeurs et l'État intervient seulement pour permettre aux plus démunis de toucher le minimum vieillesse.
France tv info.fr

C'est une première dans le pays. Les employeurs chiliens vont désormais cotiser pour la retraite de leurs employés, a annoncé le président Sebastian Piñera, mercredi 15 janvier, dans une nouvelle tentative d'apaiser la crise sociale qui secoue le Chili depuis près de trois mois.

Le président conservateur a annoncé qu'il allait déposer un projet de loi au Parlement, où sa coalition de droite est majoritaire. Le texte prévoit une augmentation progressive des cotisations, de 10 à 16%, grâce à la participation des employeurs. Cela "va bénéficier principalement aux femmes, à la classe moyenne, aux plus âgés qui sont dépendants", a affirmé le chef de l'État, qui fait face depuis le 18 octobre à un mouvement social sans précédent.

Des retraites inférieures au salaire minimum


Le régime de retraites chilien, datant de la période de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990), s'appuie sur un système de capitalisation entièrement individualisée pour les salariés : il oblige les travailleurs à verser 10% de leurs salaires sur un compte individuel géré par des Administrateurs de fonds de pensions (AFPs), des organismes financiers privés chargés de les faire fructifier.

Le système ne prévoyait jusque-là aucune cotisation des employeurs et l'Etat intervient seulement pour permettre aux plus démunis de toucher le minimum vieillesse. La réforme de ce régime est au cœur des revendications du mouvement de contestation sociale, car il a plongé de nombreux Chiliens dans la pauvreté, les condamnant à des retraites inférieures au salaire minimum (301 000 pesos, 375 euros par mois). De précédentes tentatives de réformes s'étaient heurtées à l'opposition de la droite et du patronat.

Mis au pied du mur par la fronde sociale, Sebastian Piñera a annoncé au cours des derniers mois de nouvelles mesures sociales, dont une augmentation de 50% du minimum vieillesse. Un référendum sur un changement de Constitution, également héritée de la dictature, aura lieu le 26 avril.

mercredi 15 janvier 2020

CHILI : LE SÉNAT A ADOPTÉ LA LOI « ANTI-MANIFESTATIONS »


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L'ÉPÉE DE JUSTICE : « LOI ANTI PILLAGE »
DERRIÈRE LA JUSTICE: « ISAPRES, INSTITUTS DE SANTÉ PRÉVENTIVE;
INFORMATION PRIVILÉGIÉE; COLLUSION; FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE»
DESSIN ALEN LAUZAN 
Le Sénat chilien a approuvé lundi connu sous le nom de « Loi anti pillage », [Loi anti-manifestations], entraînée par les troubles publics rencontrés lors des manifestations qui se sont déroulées depuis octobre contre le gouvernement du Président, Sebastian Piñera, et cela est considéré par l’opposition comme «un prétexte pour créer un cadre juridique” avec lequel “sanctionner et éviter toute forme de manifestation sociale“
« Le chemin vers la paix sociale passe par un programme social, et non par davantage de policiers ou de sanctions. La protestation sociale doit être protégée, car aujourd’hui une minorité l’affecte», A déclaré le sénateur du Parti pour la démocratie (PPD) Felipe Harboe.

Le projet de loi, qui devra être ratifié au Congrès, n’a pas subi de modifications depuis sa présentation au Sénat et vise à inclure un nouvel article dans le code pénal avec lequel Punir spécialement les crimes de pillage pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison, entre autres.

Dans ce sens, le texte a également criminalisé la construction de barricades, l’obstruction de la circulation et le lancement d’objets contondants, des actions qui n’atteindraient pas le pire des cas deux ans de prison, tel que détaillé par le journal chilien La Tercera.


Cependant, l’une des controverses du projet est celle qui considère comme un acte criminel une sorte de piquet connu sous le nom de «celui qui passe danse», Dans lequel les personnes obstruées peuvent avoir la libre circulation une fois qu’elles ont dansé avec les manifestants. Les sanctions pour ce nouveau crime atteindraient l’année de prison.

Le président du Chili, Sebastián Piñera, a célébré l’approbation de la norme au Sénat et a souligné l’importance du rétablissement de la sécurité sociale et de la paix. « J’apprécie l’accord qui a permis l’approbation de la loi anti-pillage, cagoulés et barricadés aujourd’hui au Sénat. Le rétablissement de la sécurité des familles et de la paix sociale nécessite une forte volonté de nos parlementaires et un engagement en faveur de la paix qui devrait nous interpeller tous », a-t-il déclaré sur Twitter.

Pour sa part, le ministre de l’Intérieur, Gonzalo Blumel, a souligné le «  à une large majorité, avec lequel le Sénat a approuvé la Loi, qui doit maintenant être ratifiée par la chambre basse », et a souligné que « que la sauvegarde de l’ordre public est une garantie démocratique. »

Pour l’opposition, le problème de la norme « Loi anti pillage  » réside dans le fait de voir “comment se déroulent les manifestations“, Au début, le projet, ils ont dit, ”menace le droit légitime de manifester“, Et c’est inutile, alors ”les chiffres qui disent vouloir implanter existent déjà dans le Code pénal“, Donc ce serait destiné ”accroître le sentiment apparent de sécurité de la population

Du Parti socialiste, il a été défendu que même s’ils voteront en faveur de la répression du pillage, “les actes criminels ne peuvent pas être considérés comme une protestation sociale qui devrait être sanctionnée

De son côté, depuis le banc officiel, le sénateur de l’évolution politique Felipe Kast a critiqué le “manque de sérieux sérieux“ de l’opposition pour ”s’opposer à tout type de réforme visant à garantir l’ordre public“ Eh bien, at-il expliqué, ils feraient ”une campagne de rejet » À la nouvelle Constitution, dont le plébiscite aura lieu le 26 avril.
(Avec des informations d’Europa Press)

QUEMEMOS EL REINO - CAMILA MORENO

QUEMEMOS EL REINO
CAMILA MORENO
   «QUEMEMOS EL REINO - CAMILA MORENO»
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    lundi 13 janvier 2020

    CHILI - L’ÉGLISE N’EST PAS PARDONNÉE

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    PHOTO MAX ROSSI / REUTERS
    Le premier mouvement de la Conférence des évêques, dans une déclaration du 19 octobre, avait une tonalité positive, parlant d’« un processus que nous vivons depuis des décennies et qui a des conséquences profondément humaines que nous ne pouvons ignorer », appelant à « prendre en charge la compréhension des racines de cette violence et œuvrer d’urgence pour la prévenir, l’arrêter et trouver des moyens pacifiques de gérer les conflits ». Le président de la conférence des évêques, Santiago Silva Retamales, a publié le 28 octobre une longue analyse rappelant que les évêques avaient dénoncé dès 2005, les « inégalités scandaleuses », citant les injustices criantes, et dénonçant « les groupes qui, de par leur position sociale et leurs moyens financiers, exercent un réel pouvoir au service de leurs intérêts… afin d’obtenir des bénéfices particulièrement importants, creusant ainsi encore plus le fossé des inégalités ». Ensuite, ils sont revenus à des positions plus classiques d’appel au calme et à la paix.
    Le Réseau des laïcs a publié le 22 octobre un beau communiqué selon lequel « la grave crise politique actuelle est le produit d’un système économique et social qui a permis l’installation d’une société asymétrique où seuls les privilégiés peuvent accéder à une vie digne ». Ils insistent sur « le rejet de la répression, le respect des droits humains » et «exhortent toutes les personnes de bonne volonté et ceux des chrétiens qui, là où ils sont, sont engagés dans les manifestations, à ne pas dévier de l’usage de la non-violence active ».

    Le site Reflexión y Liberación a relayé une déclaration signée par 70 théologiens et théologiennes qui réclament des autorités « qu’elles mettent fin à la militarisation des rues, qu’elles ne criminalisent ni ne répriment les protestations légitimes », ils dénoncent les violations des droits humains par les forces armées et les carabiniers, et veulent se joindre au débat national. Ils citent Isaïe (32,17) : « le bien-être est l’œuvre de la justice », et ils terminent en disant : « Le Chili n’est pas en guerre, un Chili injuste et abusif meurt, et le nouveau peuple naît. Heureux ceux qui luttent pour cette justice ».

    Dans l’avion qui le ramenait du Japon, le Pape s’est exprimé sur l’Amérique latine. À propos du Chili, il se dit effrayé, « le pays vient de sortir d’un problème d’abus qui nous ont tant fait souffrir (heureux d’apprendre qu’on soit sorti du problème), et maintenant, il y a celui-ci que nous ne comprenons pas ». Décidément, François a du mal à comprendre le Chili.

    Le pauvre Celestino Aos, administrateur nommé à Santiago après le départ d’Ezzati, avait fait acte de bonne volonté, en livrant, dans une interview, une analyse de la situation, où nous relevons : « si aucun changement profond n’est apporté, nous parlerons de maquillage et nous répéterons la même histoire », ou encore « il est certain que la constitution doit être modifiée ». Il a été sèchement contré par le député Alvaro Carter selon qui « l’Église, avant de commencer à parler de changements à la constitution, devrait faire un mea culpa pour tous les abus commis au Chili, elle est aussi coupable du mécontentement social que de nombreux secteurs de la société ».

    NETTOYAGE L’ÉGLISE DE L’ASSOMPTION
    RÉCEMMENT VANDALISÉE
    PHOTO IVAN PERALTA
    Sur le terrain, l’Église fait l’objet d’attaques : les cathédrales de Valparaiso, Concepción et Puerto Montt ont subi des destructions, les bancs servant à construire des barricades. Les portes de la cathédrale de Santiago ont été blindées par des plaques métalliques. À Santiago, une inscription a été trouvée sur le mur de l’église de l’Assomption qui venait d’être vandalisée : « Église, complice des pédophiles».

    Nous recevons, d’une organisation populaire de Concepción, une photo montrant un groupe portant une banderole : « Contra la iglesia y el capital ORGANIZACIÓN POPULAR » [Contre l’Église et le capital, organisation populaire]. Et si on demande pourquoi, la réponse : « le silence de l’Église devant les violations des droits humains est inadmissible ».

    FRANCISCO JAVIER STEGMEIER SCHMIDLIN
    PHOTO IGLESIA.CL
    Décernons quand même la palme de l’analyse politique à Mgr Stegmeier, évêque (Opus Dei) de Villarica, le « curé anti-mapuche», pour qui « la cause principale de ce que nous vivons n’est pas l’inégalité sociale ». Il s’en prend aux « attaques contre la famille qui ont commencé avec l’introduction de la contraception, s’est poursuivie avec l’élimination de la distinction entre les enfants nés dans le mariage et ceux nés hors mariage, puis avec le divorce, l’union civile, et l’idéologie du genre».

    samedi 11 janvier 2020

    «'UN VIOLEUR SUR TON CHEMIN' : UNE CHANSON DE PROTESTATION CHILIENNE DEVIENT UN HYMNE FÉMINISTE»


       «'UN VIOLEUR SUR TON CHEMIN' : UNE CHANSON DE PROTESTATION CHILIENNE DEVIENT UN HYMNE FÉMINISTE»
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        NEW YORK : UNE CHORÉGRAPHIE FÉMINISTE DEVANT LE TRIBUNAL OÙ HARVEY WEINSTEIN EST JUGÉ

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        UNE SOIXANTAINE DE FEMMES ONT RÉALISÉ UNE 
        CHORÉGRAPHIE FÉMINISTE, VENUE DU CHILI, 
        DEVANT LE TRIBUNAL DE MANHATTAN, À NEW YORK.

        Une soixantaine de femmes ont réalisé une chorégraphie féministe, vendredi, devant le tribunal où se tient le procès d'Harvey Weinstein, à New York. Le producteur américain est jugé, depuis le lundi 6 janvier, pour agressions sexuelles.
           «'UN VIOLEUR SUR TON CHEMIN' : UNE CHANSON DE 
        PROTESTATION CHILIENNE DEVIENT UN HYMNE FÉMINISTE»
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          Léonie Lazard avec l'AFP
           ILLUSTRATION ANDRZEJ KRAUZE
          « Le violeur, c'est toi ! » C'est le slogan qu'ont scandé plusieurs dizaines de femmes, vendredi, devant le tribunal de Manhattan, où se tient depuis une semaine le procès d'Harvey Weinstein. Les manifestantes ont repris un chant et une chorégraphie féministes, créés au Chili et devenus les symboles de la lutte contre les violences faites aux femmes.


          « Ce n'est pas moi, ni mes fringues, ni l'endroit » 


          Vêtues de noir, foulards ou bonnets rouges sur la tête, les femmes ont chanté et dansé sur les marches du tribunal. "Et le coupable ce n'est pas moi, ni mes fringues, ni l'endroit... le violeur, c'est toi !" Et de poursuivre que "l'Etat oppresseur est un macho violeur".

          La chorégraphie est une création du collectif chilien Las Tesis, dansée pour la première fois le 20 novembre dernier, à Valparaiso. Elle avait été initialement créée dans le cadre d'un spectacle féministe plus large et est devenue virale au moment des agressions présumées de policiers contre des femmes au Chili. Depuis, elle est reprise dans les capitales mondiales.

          Jugé, à New York, pour deux cas parmi plus de 80 accusations

          Le producteur américain Harvey Weinstein est accusé, depuis 2017; de harcèlement et d'agressions sexuelles sur plus de 80 victimes. Il est jugé, depuis lundi 6 janvier à New-York pour seulement deux cas de viol et agression sexuelle. S'il est jugé coupable, il risque une condamnation à perpétuité.
          Léonie Lazard avec AFP


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