jeudi 13 juin 2019

CHILI: GRÈVE DANS LA MINE DE CUIVRE GÉANTE DE CODELCO À CHUQUICAMATA


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CHUQUICAMATA 
Santiago du Chili - Quelque 3.200 travailleurs de la mine de cuivre géante de Chuquicamata, dans le nord du Chili, se sont déclarés en grève après l'échec de négociations salariales, a annoncé mercredi la compagnie minière publique Codelco.
Lexpansion.lexpress.fr avec l'AFP
PHOTO MARTIN BERNETTI
Ce conflit a éclaté en raison de la rupture de négociations ouvertes depuis deux semaines entre la direction et les trois syndicats du personnel de la mine. Ces derniers ont rejeté une offre de la compagnie prévoyant une hausse salariale de 1,2% et une prime de 20.100 dollars, et réclament une amélioration de la couverture santé et des retraites des travailleurs. 

Dans un communiqué, Codelco a affirmé que son offre représentait "l'effort maximal" que l'entreprise pouvait se permettre. Selon la compagnie, cette offre tient compte "de la réalité du secteur minier et de ses perspectives d'avenir, menacées par l'aggravation de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine", premier consommateur mondial de cuivre. 

La grève démarrera vendredi matin, ont annoncé les syndicats. 


Ouverte au début du XXème siècle en plein désert d'Atacama, la mine de Chuquicamata produit environ 450.000 tonnes de cuivre par an. Située à 2.800 mètres d'altitude, il s'agit de la plus grande mine de cuivre à ciel ouvert du monde. Son exploitation doit devenir souterraine à partir de juillet prochain, moyennant 5,8 milliards de dollars de travaux. 

Codelco est le plus important producteur mondial de cuivre. Il assure à lui seul 11% de la production mondiale de ce minerai, avec environ 1,7 million de tonnes par an.
CHUQUICAMATA
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mercredi 12 juin 2019

SILVESTRE REVUELTAS - SENSEMAYÁ (1937) {BERNSTEIN}

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LE NEW YORK PHILHARMONIC
DIRIGÉ PAR LEONARD BERNSTEIN
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 LE NEW YORK PHILHARMONIC DIRIGÉ PAR LEONARD BERNSTEIN
DE SILVESTRE REVUELTAS - SENSEMAYÁ (1937), 
POÈME DU POÈTE CUBAIN NICOLÁS GUILLÉN
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Sensemayá est un poème du poète cubain Nicolás Guillén. Revueltas a d’abord mis le poème en musique à Mexico en 1937, à l’origine pour petit orchestre. En 1938, il l’agrandit pour en faire une œuvre orchestrale à grande échelle pour 27 instruments à vent, 14 instruments à percussion et des cordes.

L’HOMME DU JOUR. DOMENICO LUCANO


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SYMBOLE DE L’ITALIE QUI ACCUEILLE
Maire solidaire
C’est devant le tribunal que va être jugé le modèle d’accueil et d’intégration de Domenico Lucano, l’ancien maire du village de Riace du sud de l’Italie, dont le procès a débuté hier. En accueillant sur son sol des réfugiés et migrants de toutes nationalités, « Mimmo », comme il est surnommé affectueusement par les habitants, avait redynamisé sa municipalité calabraise. 
MIMMO LUCANO AVANT L'AUDIENCE
PHOTO ANSA
des services et des activités ont émergé de cette politique d’hospitalité, accompagnant ainsi la renaissance d’une commune jusqu’alors désertée. Une crèche et une école sauvegardées, des habitations réhabilitées, un système de ramassage des ordures coopératif, l’ancien maire de ce petit village, avec un projet largement salué par les démocrates du monde et d’Europe, tenait une solution pour ces campagnes italiennes délaissées. 

« L’accueil de ces gens était une richesse, un intérêt qui a permis de construire une communauté » avait-il déclaré en décembre 2018. Il fait partie de ces maires qui ont décidé de mettre l’humain au cœur de leur politique urbaine. Faisait partie… Car, pour l’Italie d’aujourd’hui, sous la coupe de la Ligue et de son leader xénophobe, Matteo Salvini, la solidarité est un fléau à combattre. Évincé de sa propre mairie l’année dernière, « Mimmo » a l’interdiction de séjourner à Riace. 

Il est accusé, avec 25 de ses collaborateurs, d’«incitation à l’immigration clandestine » et se défend en affirmant qu’« aucun être humain ne peut être considéré comme clandestin ». Son arrestation avait provoqué l’émoi dans tout le pays et son procès laisse un goût amer…


mardi 11 juin 2019

CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE : SEMAINE DU CINÉMA CHILIEN

AFFICHE MAISON DE L’AMÉRIQUE LATINE
 2019 : L'ANNÉE DU CINÉMA CHILIEN
Depuis une décennie, la création cinématographique chilienne vit un renouveau qui se traduit par une présence remarquée dans les palmarès internationaux : des films chiliens ont ainsi reçu l'Ours d'argent au festival de Berlin (Gloria en 2013 et El Club en 2015), le Léopard de la meilleure réalisation à Locarno (Tarde para morir joven en 2018) et l'Oscar du meilleur film étranger (Una mujer fantástica en 2018). Une évolution retracée dans cette rétrospective en dix films dont les auteurs (Sebastián LelioPablo Larraín, Andrés Wood, Fernando Guzzoni, Dominga Sotomayor,...), ayant passé le cap des premières œuvres, manifestent un évident aplomb créateur. Chacun à leur manière, ces dix films témoignent aussi d'une fracture historique et sociale encore à vif.
«SEMAINE DU CINÉMA CHILIEN - BANDE ANNNONCE »
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AFFICHE CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE 
L'année 2019 marque également les dix ans d'existence de Cinemachile, l'organisme chargé de la promotion et de la diffusion du cinéma chilien dans le monde. Pour célébrer cet anniversaire, Cinemachile créé l'évènement avec La Semaine du Cinéma Chilien, conçue par un collège de dix programmateurs (dont la Cinémathèque française). Elle se tiendra également à Madrid, Berlin, et Los Angeles.

LA DIVISION SOCIALE


Dans le cinéma chilien d'aujourd'hui, il est rare de voir deux personnages discuter d'égal à égal. Cela n'arrive que s'ils appartiennent à la même élite – le groupe de politiciens de No de Pablo Larraín –, ou s'ils portent le poids des mêmes péchés – les prêtres d'El Club, du même Larraín. Plus souvent, on y trouvera un personnage en position de pouvoir envers un autre. Il peut tenir ce pouvoir de sa classe sociale, de son argent, ou l'avoir accumulé illicitement sous la dictature de Pinochet (1973-1990) et continuer d'en jouir en toute impunité.

Dans La Nana de Sebastián Silva, la hiérarchie sociale est implicite dans le rôle d'employée de maison de Raquel, l'héroïne. Elle parvient toutefois à s'accaparer elle aussi une part de pouvoir en soumettant les autres domestiques à son autoritarisme névrotique. Lorsque les employées s'absentent de la maison, elle verrouille les portes pour les laisser à l'extérieur. Le bannissement comme stratégie de domination.

La division sociale mise en place sous la dictature est parfaitement décrite dans Lucía, le premier long métrage de Niles Atallah. Luis et sa fille Lucía vivent pauvrement dans une métropole, Santiago, qui n'a rien d'autre à leur offrir que les mirages du consumérisme. Au moment des Fêtes, un médecin offre à Luis de se déguiser en Père Noël pour distribuer les cadeaux à sa famille. Ce médecin est un ancien tortionnaire qui mène une vie bourgeoise et jouit de tous les avantages d'une société sans justice dans laquelle Luis et Lucía doivent se résoudre à jouer les bouffons tristes – une métaphore exposée sans détour par le cinéaste.

La violence sociale traverse Matar a un hombre d'Alejandro Fernández Almendras, mais elle se joue ici directement entre les laissés pour compte du système néolibéral. Dans un quartier de banlieue, une famille est harcelée par un délinquant du voisinage. Faute de pouvoir compter sur la police, le père décide de faire justice lui-même. Avec une précision sèche, Fernández Almendras montre la détresse et la désolation morale qui accompagnent la destruction du sens de la communauté. Ces films se font l'écho de la dévastation sociale orchestrée sous la férule de Pinochet, lequel apparaît fort justement en ordure impeccablement costumée et cravatée dans No, le film sur le plébiscite de 1988 qui finit par le chasser du pouvoir.

IDENTITÉ, LIBERTÉ, DIVERSITÉ


En observateur aigu des évolutions de la société, Pablo Larraín annonçait dans El Club (2014) la crise majeure qui secoue actuellement l'Église catholique au Chili. Le film raconte la mise à l'écart d'un groupe de religieux coupables de crimes et d'abus sexuels. Retenus dans une maison d'une ville côtière éloignée sous la garde d'une nonne corrompue, les prêtres subissent un effondrement progressif et le harcèlement incessant d'un ancien paroissien qui monopolise leur attention. Cette spirale culmine en une séquence d'une intensité vertigineuse, l'une des plus fortes tournées par Larraín.

MERCREDI 12 JUIN 2019, 20H00
Plus conventionnel par sa forme de biopic, Violeta (2011) évoque la vie passionnée de Violeta Parra (1917-1967), la plus importante auteure-compositrice-interprète chilienne. Par les paroles simples mais profondes de ses chansons, par sa vie sentimentale orageuse, Violeta défie l'ordre établi et l'oligarchie en luttant pour la justice sociale et les droits du peuple mapuche. Le film d'Andrés Wood lui redonne vie grâce à la performance exceptionnelle de Francisca Gavilán, qui interprète elle-même toutes les chansons. Gloria, l'héroïne du quatrième long métrage de Sebastián Lelio, déborde elle aussi de vie à l'écran. Paulina García incarne une femme de soixante ans qui, voulant continuer à connaître le plaisir, la jouissance et l'amour, se dresse contre les normes que la société impose à l'âge mûr. Son parcours est rythmé de nombreuses chansons, comme si la musique pouvait lui insuffler la force vitale dont elle a besoin.

Lelio réitère cette affirmation d'identité et de liberté individuelle dans Une femme fantastique avec le personnage de Marina, transsexuelle interprétée par une actrice elle-même trans, Daniela Vega. Marina vit une histoire d'amour avec un homme plus âgé, Orlando, une situation que l'ex-femme de celui-ci n'accepte pas. Ce rejet est le déclencheur d'un cheminement personnel vers l'affirmation de son corps et de la douleur. La diversité sexuelle est également le sujet de Jesús, petit criminel (2016), second long métrage de Fernando Guzzoni, film aux accents tragiques inspiré par le meurtre homophobe de Daniel Zamudio à Santiago en 2012. Jesús est un jeune homme qui aime danser avec ses amis sur de la K-pop, connaît ses premières expériences homosexuelles, et entretient des rapports conflictuels avec son père. Cette difficile relation père-fils est au cœur d'un film au dénouement bouleversant.

Tarde para morir joven, de Dominga Sotomayor, est un film brillamment mis en scène dans lequel la réalisatrice poursuit sa recherche stylistique, sous le signe d'une trompeuse transparence de la réalité. Elle porte ici son regard sur une génération en quête d'utopie, avide de vivre libre et heureuse à l'écart d'un ordre établi symbolisé par la capitale, constamment visible au loin. Sur les contreforts de la cordillère des Andes, des familles néo-hippies achètent un terrain pour fonder une communauté. Nous sommes à l'approche du Nouvel An 1990 – date annonçant le retour imminent à la démocratie –, et dans cet embryon de paradis rustique, chacun a quelque chose à donner. Parmi eux, Sofía, une jeune fille, s'apprête à vivre son éveil à la sexualité.

Une nouvelle ère s'ouvre : c'est l'éclosion d'une société chilienne toujours tenaillée par ses contradictions, sous le regard d'une génération de cinéastes d'une très stimulante maturité.
René Naranjo Sotomayor


SEMAINE DU CINÉMA CHILIEN - BANDE ANNNONCE


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AFFICHE CINÉMATHÈQUE FRANÇAISE 



«SEMAINE DU CINÉMA CHILIEN - BANDE ANNNONCE »
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    ÎLE DE PÂQUES : LE GRAND TABOU


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    ÎLE DE PÂQUES : LE GRAND TABOU

    «ÎLE DE PÂQUES : LE GRAND TABOU»
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    L'archéologue belge Peter Eeckhout dévoile les plus extraordinaires découvertes archéologiques récentes. Qu’est-il arrivé aux habitants de l'île de Pâques, les Rapa Nui ? Depuis des décennies, le débat fait rage entre les scientifiques. La thèse du "suicide écologique", la plus répandue, est remise en question par l'archéologue belge Nicolas Cauwe.

    Les Rapa Nui se sont-ils entre-tués jusqu'au dernier, poussés par la faim après avoir épuisé les terres cultivables de cette île minuscule d'à peine 25 km de long, à plus de 3 500 km de tout territoire habité ? Nicolas Cauwe, l’un des plus grands archéologues belges contemporains, remet en question la théorie du "suicide écologique" depuis dix ans. Ses découvertes sur le terrain racontent une tout autre histoire : selon lui, le peuple rapa nui aurait sciemment mis fin à sa culture et à sa civilisation, enterrant ses moai ou les couchant délibérément au sol, avant que n'arrive l'homme blanc et, avec lui, l'esclavage.

    Réalisation : Agnès Molia                              Pays   : France
                      Thibaud Marchand                     Année : 2016 




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    lundi 10 juin 2019

    BRÉSIL : SELON « THE INTERCEPT », L’ENQUÊTE ANTICORRUPTION SUR LULA VISAIT À EMPÊCHER SON RETOUR AU POUVOIR


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    L'ANCIEN PRÉSIDENT BRÉSILIEN LUIZ INÁCIO LULA DA SILVA
     ILLUSTRATION RODRIGO BENTO/THE INTERCEPT BRASIL
    Le site d’investigation dit avoir eu accès à de nombreux messages privés entre les procureurs anticorruption brésiliens et l’ex juge Sergio Moro, devenu depuis ministre de la justice.
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    PHOTO ANDRE COELHO 
    Et si le plus grand scandale de corruption de l’histoire du pays avait lui-même été manipulé ? Sur la base de fuites potentiellement explosives, le site américain The Intercept a révélé dimanche 9 juin des informations indiquant que les responsables de l’enquête anticorruption « Lava Jato » (Lavage express) au Brésil auraient manœuvré pour empêcher le retour de l’ex-président de gauche Lula au pouvoir en 2018.

    Le site d’investigation a lancé ces accusations après avoir eu accès à un grand volume de messages privés, échangés notamment sur l’application Telegram, entre les procureurs anticorruption brésiliens et le désormais ex-juge Sergio Moro, chargé de « Lava Jato », et obtenus par « une source anonyme ». M. Moro a depuis renoncé à la magistrature pour devenir le ministre de la justice du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro.

    « Alors qu’ils ont assuré longtemps qu’ils étaient apolitiques et motivés par la seule lutte anticorruption, les procureurs de “Lava Jato” ont en fait comploté entre eux sur les moyens d’empêcher le retour au pouvoir de Lula et de son Parti des travailleurs », écrit le site cofondé par le journaliste américain Glenn Greenwald.

    Si la véracité de ces échanges était établie, ces derniers battraient en brèche la supposée impartialité de Sergio Moro, qui aurait fourni des indications et conseils aux procureurs contre sa bête noire, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qu’il avait condamné en première instance en 2017.

    « De sérieux doutes sur les preuves de la culpabilité de Lula »

    D’autres messages révèlent aussi que les procureurs avaient eux-mêmes « de sérieux doutes sur l’existence de preuves suffisantes de la culpabilité de Lula » dans l’affaire de l’obtention d’un triplex en pot-de-vin, qui l’a finalement envoyé en prison, pour huit ans et dix mois après une révision récente de sa peine.

    Cette condamnation a empêché Lula, le favori des intentions de vote à l’époque, de se représenter à la présidentielle d’octobre dernier. Il n’a cessé de clamer son innocence et de se dire victime d’une machination politique destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010.

    Pour sa part, le candidat malheureux du Parti des travailleurs à la présidentielle, Fernando Haddad, a exigé une enquête approfondie sur ce qui pourrait devenir selon lui « le plus grand scandale institutionnel de l’histoire de la République ». Si les informations publiées par The Intercept se vérifient, « beaucoup vont devoir être emprisonnés, des procès devraient être annulés et une grande farce serait dévoilée au monde », a ajouté celui qui a perdu au deuxième tour face à Jair Bolsonaro.

    Des messages « sortis de leur contexte », selon Sergio Moro
    Réagissant rapidement, les responsables de « Lava Jato » se sont dits « sereins » face aux accusations selon lesquelles ils auraient agi dans l’illégalité, tout en déplorant d’avoir été « les victimes de l’action criminelle d’un pirate qui a mené des activités très graves contre le parquet, la vie privée et la sécurité de ses membres ».

    L’ex juge Moro a, de son côté, « déploré la non-identification de la source (…) responsable du piratage criminel des portables des procureurs » et le fait que le site « ne soit pas entré en contact [avec lui] avant la publication, ce qui est contraire aux règles de base du journalisme ». Les messages illégalement obtenus ont été « sortis de leur contexte», se défend-il.

    Sur le fond, il dément toute irrégularité dans son comportement lors de l’enquête tentaculaire qui a permis de mettre sous les verrous des centaines de responsables politiques et économiques en cinq ans, en relation avec un gigantesque réseau de pots-de-vin autour des marchés publics du groupe Petrobras.


    « Les archives obtenues par notre site sur le Brésil sont parmi les plus importantes de l’histoire du journalisme», a écrit sur Twitter le cofondateur de The Intercept, Glenn Greenwald. « Elles contiennent des secrets explosifs sous la forme de chats, d’audios, de vidéos, de photos et d’autres documents » concernant le procureur de « Lava Jato », Deltan Dallagnol, Sergio Moro et « un grand nombre de responsables qui continuent d’exercer une importante influence politique et économique au Brésil et dans d’autres pays ». « Nos reportages ne font que commencer », a-t-il averti.