mercredi 22 mai 2019

LE PAPE NOMME DEUX ÉVÊQUES AU CHILI

LE 16 JANVIER 2018, LE PAPE FRANÇOIS RENCONTRAIT DES
ÉVÊQUES À SANTIAGO LORS DE SON VOYAGE AU CHILI.
PHOTO OSSERVATORE ROMANO
Les faits Le curé de l’ancienne paroisse de Fernando Karadima et l’aumônier de la Gendarmerie vaticane sont les deux premières nominations du pape au Chili depuis un an.
Le pape François a nommé, mercredi 20 mai, deux évêques auxiliaires pour le diocèse de Santiago, ses premières nominations au Chili depuis la démission en bloc de l’ensemble de l’épiscopat chilien, le 18 mai 2018.

Le pape a choisi deux profils très particuliers pour ces deux nouveaux évêques auxiliaires de Santiago, diocèse dirigé depuis le 23 mars par un administrateur apostolique provisoire, Mgr Celestino Aós.

Mgr Irarrazaval, curé de l’ancienne paroisse de Karadima

Le premier, Mgr Carlos Irarrazaval, 53 ans, est depuis 2011 le curé de la paroisse du Sacré-Cœur de Jésus, dans le quartier d’El Bosque à Santiago, où, de 1980 à 2006, avait sévi Fernando Karadima, l’ancien prêtre dont la révélation des abus avait été la cause de la crise dans l’épiscopat chilien.

En 2011, après la condamnation définitive de Fernando Karadima, l’archevêque de Santiago avait nommé le père Irarrazaval à El Bosque après le départ du dernier prêtre à y avoir travaillé avec Karadima pour tenter de reconstruire une communauté particulièrement éprouvée après la révélation des abus de l’ancien curé.

Mgr Alberto Lorenzelli, aumônier de la police du Vatican

La seconde nomination du pape est elle aussi très symbolique : Mgr Alberto Lorenzelli n’est en effet pas chilien mais argentin et occupait jusqu’ici les fonctions d’aumônier de la Gendarmerie vaticane, à Rome.

Ce salésien de Don Bosco de 65 ans est toutefois un bon connaisseur du Chili où cet ancien président des religieux italiens a été supérieur provincial de sa congrégation de 2012 à 2018.

En 2018, il était revenu en Italie comme supérieur de la communauté salésienne du Vatican – où les salésiens sont nombreux, en particulier à la Typographie vaticane – et comme aumônier de la Direction des services de sécurité et de protection civile de l’État de la Cité du Vatican.

Depuis que tous les évêques chiliens ont offert leur démission au pape François, celui-ci en a accepté sept. Jusqu’à ce jour, et alors que les révélations d’abus se succèdent dans le pays, il n’avait procédé qu’à des nominations provisoires d’administrateurs apostoliques à la tête des diocèses vacants.

dimanche 19 mai 2019

NILDA FERNÁNDEZ EN « UNA VEZ MÁS », UCTV CHILE 1993.


FILM « LA CORDILLÈRE DES SONGES »

 NILDA FERNÁNDEZ EN « UNA VEZ MÁS », 
UCTV CHILE 1993.
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LA CORDILLÈRE DES SONGES


FILM « LA CORDILLÈRE DES SONGES »

«LA CORDILLÈRE DES SONGES» 
EXTRAIT VOSTFR "LES MONTAGNES"
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FESTIVAL DE CANNES 2019 : « LA CORDILLÈRE DES SONGES », VOYAGE SINGULIER ET ONIRIQUE AU CHILI

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LE CINÉASTE PATRICIO GUZMAN (DE SON NOM COMPLET PATRICIO GUZMAN LOZANES)
 SUR LA TERRASSE DU PALAIS DES FESTIVALS À CANNES, LE 18 MAI 2019
PHOTO PAOLO VERZONE
Grand chroniqueur de l’histoire contemporaine chilienne, Patricio Guzman livre le dernier volet d’une trilogie grandiose sur son pays meurtri par la dictature de Pinochet. 
 Par Véronique Cauhapé
AFFICHE DU FILM
« LA CORDILLÈRE DES SONGES »

  
Les quarante-six années d’exil passées loin du Chili où il est né en 1941, Patricio Guzman les a vécues sans que jamais ne se dissipent les fumées de sa maison d’enfance, désormais en ruine. Il les a néanmoins traversées en revenant sans cesse dans ce pays, par la voie du documentaire politique, afin d’en rapporter l’histoire et de garder le lien avec cet endroit du monde auquel il fut arraché après le coup d’Etat d’Augusto Pinochet en 1973. Les trente films qu’il a réalisés sur le Chili dont La Bataille du Chili (1974-1979), avec la participation de Chris Marker, Le Cas Pinochet (2001) ou Salvador Allende (2004), ont classé Patricio Guzman parmi les grands chroniqueurs cinématographiques de l’histoire contemporaine chilienne. Il est cette année à Cannes, en séance spéciale, pour La Cordillère des songes, dernier volet d’une trilogie dont les précédents – Nostalgie de la lumière (2010) et Le Bouton de nacre (2015) –sont à considérer comme des chefs-d’œuvre. Le troisième s’y ajoute.

La Cordillère des songes est la fin d’un voyage singulier, à travers le cosmos et les entrailles de la terre (empreintes de l’histoire chilienne et du combat des hommes), que le réalisateur avait commencé d’entreprendre il y a près de dix ans. La première étape l’avait conduit dans le désert d’Atacama (Nostalgie de la lumière), la deuxième en Patagonie (Le Bouton de nacre). La troisième l’a mené aux sommets de la Cordillère des Andes. Paysage de ses ancêtres, métaphore du Chili quand, comme Patricio Guzman, on en est éloigné, « malle qui renferme les lois poétiques les plus importantes », silhouette grandiose de roches dont les fissures apparaissent comme des cicatrices. La Cordillère est l’écho, quand elle rugit, des tirs de répression durant la dictature, du sang versé, des corps disparus ; l’écho aussi, par ses vents parfumés, d’une douceur qui n’existe plus. Le cinéaste fait œuvre de géologue pour éclairer l’histoire passée et présente. La distance qui le sépare de son pays, est géographique et temporelle. Il revient vers ce qui est immuable, ce vers quoi on se tourne quand on croit avoir tout perdu.


Une résonance de l’histoire chilienne


Les vallées, les sommets, les gouffres, les lacs et les nuages, le cinéaste les confrontent aux habitants de ce pays, à la parole des sculpteurs Francisco Gazitua et Vicente Gajardo qui extraient la pierre pour l’immortaliser à leur manière ; de l’écrivain Jorge Baradit qui, à travers ses livres, interroge l’histoire récente du pays ; et du réalisateur Pablo Salas qui, depuis quarante ans, filme inlassablement le Chili. De nombreuses images, parmi les milliers qu’il a tournées durant les exactions du régime de Pinochet, alimentent ce documentaire. Elles témoignent de ce qui résonne encore au Chili, malgré le silence qui s’est abattu, ensuite, sur ces dix-huit ans de dictature.

Deux décennies qui ont isolé les Chiliens les uns des autres, les ont contraints à une économie néolibéraliste qui surenrichit ceux qui le sont déjà et qui écrase les pauvres. Le régime Pinochet a fait perdre deux fois son pays au cinéaste. En le poussant à partir et en l’empêchant, plus tard, par les traces qu’il y a laissées, de reconnaître son pays. Seule la Cordillère pouvait l’aider à se souvenir, faire rempart à la solitude et l’angoisse qui l’accompagnent depuis son départ, le 11 septembre 1973.
FILM « LA CORDILLÈRE DES SONGES »

samedi 18 mai 2019

COLONIE DIGNIDAD: DES VICTIMES JUGENT L’AIDE DE L’ALLEMAGNE INSUFFISANTE

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« COLONIA DIGNIDAD »
D’anciennes victimes de la Colonie Dignidad, réduites en esclavage dans l’enclave créée au Chili par un ancien nazi, jugent insuffisante l’aide annoncée vendredi par l’Allemagne.
LA « VILLA BAVARIA », ANCIENNE 
« COLONIA DIGNIDAD », PRÈS DE
PARRAL, CHILI, LE 7 JANVIER 2016
PHOTO CLAUDIO REYES
«Cest une aide, oui, mais cela ne résoud pas le problème. Nous sommes une génération perdue», a déclaré à l’AFP Horst Schaffrick, un Allemand arrivé à l’âge de trois ans avec sa famille dans cette colonie allemande installée dans le sud du Chili.

HORST SCHAFFRICK
PHOTO EFE
Horst Schaffrick a personnellement subi les abus sexuels que commettait l’ancien caporal nazi Paul Schäfer, qui avait fondé la colonie en 1961.

Ce lieu était présenté comme un village familial idyllique. En réalité, M. Schäfer a régné avec brutalité sur cette communauté allemande de quelques centaines de personnes, les soumettant à un traitement allant jusqu’à l’esclavage et multipliant les sévices sexuels sur les enfants.

LE DICTATEUR AUGUSTO PINOCHET AVEC 
PAUL SCHAEFER, GERARD MÜCKE  ET
ALBERT SCHREIBER LES CHEFS DE 
COLONIA DIGNIDAD 
Berlin a annoncé vendredi que l’Allemagne allait apporter une aide financière aux victimes. Elles percevront jusqu’à 10.000 euros chacune, a déclaré le secrétaire d’État Niels Annen à l’issue d’un travail mené en commun par le gouvernement allemand et une commission parlementaire.

L’indemnisation «couvre très peu de choses, si on compare aux 40 années sans rétribution du travail», a souligné M. Schaffrick, évoquant aussi «les souffrances provoquées par l’esclavage, les coups, les drogues, les abus sexuels pendant 20 ans ».

« Comment vais-je poursuivre ma vieillesse, comment vais-je vivre? Ca ne peut pas se résoudre, c’est cela qui est grave dans cette situation », a-t-il dit.

Winfried Hempel, qui est né dans la colonie et y a vécu jusqu’à l’âge de 20 ans, a lui aussi estimé que l’indemnisation proposée « est une avancée, mais sans aucun doute insuffisante ».

« Ce que nous aurions voulu, et ce pour quoi nous plaidons, cela serait que l’on donne aux colons qui sont en âge de prendre leur retraite une pension digne, ni plus ni moins », a déclaré cet avocat qui se charge de la défense des autres victimes.

Depuis son bureau à Santiago, M. Hempel a déclaré à l’AFP que les anciens colons continueraient à rechercher une réparation digne.

Ce n’est qu’après la fuite de Schäfer en 1997 que les Chiliens ont découvert que l’enclave allemande avait aussi été un enfer pour les opposants à la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), nombre d’entre eux y ayant été torturés ou y ayant disparu.

Arrêté en 2005 en Argentine, Paul Schäfer est mort en prison en 2010.
AFP

vendredi 17 mai 2019

LES VICTIMES D’UNE SECTE NAZIE AU CHILI RECEVRONT DES RÉPARATIONS DE L’ALLEMAGNE


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LA « VILLA BAVARIA », ANCIENNE « COLONIA DIGNIDAD »,
 PRÈS DE PARRAL, CHILI, LE 7 JANVIER 2016. 
PHOTO CLAUDIO REYES / AFP
Berlin a décidé d’octroyer des indemnisations aux survivants d’une ancienne enclave allemande soumise, à partir de 1961, au règne de terreur d’un ancien caporal de l’armée du IIIe Reich. 
À la Colonia Dignidad, ancienne enclave allemande isolée dans la campagne chilienne, le nazisme a continué à faire des victimes bien après la fin de la seconde guerre mondiale. Vendredi 17 mai, Berlin a annoncé que certaines d’entre elles allaient bénéficier d’une aide financière en réparation. Fondée en 1961 – et aujourd’hui transformée en centre touristique et agricole – cette « colonie de la dignité » où vivaient quelques dizaines de familles allemandes était soumise au règne de terreur de l’ancien caporal nazi, Paul Schäfer. Il y avait instauré un système de mauvais traitement où l’esclavage et les sévices sexuels sur des enfants étaient des pratiques courantes.

Les 240 survivants de la Colonia Dignidad dont 80 vivent actuellement en Allemagne vont pouvoir percevoir jusqu’à 10 000 euros chacun, à la suite d’une décision prise par le gouvernement allemand à l’issue d’un travail mené en commun par l’exécutif et une commission parlementaire. Le montant total des indemnisations devrait s’élever à environ 3,5 millions d’euros d’ici à 2024.

Enfer pour les opposants à la dictature


La députée écologiste allemande, Renate Künast, qui défend de longue date la cause des victimes, a qualifié les paiements de « symboliques » mais les a jugés acceptables. Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains a, lui, critiqué le fait que de nombreuses victimes chiliennes soient restées exclues du programme d’indemnisation.

En effet, après la fuite de Schäfer, en 1997, les Chiliens ont découvert que l’enclave allemande avait aussi été un enfer pour les opposants à la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), nombre d’entre eux y ayant été torturés ou y ayant disparu. Arrêté en 2005 en Argentine, Paul Schäfer est mort en prison en 2010.
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PHOTO PRISE DANS LA COLONIA 
DIGNIDAD EN 1961

mercredi 15 mai 2019

L’EUROVISION 2019 EN ISRAËL, « UN DÉMARRAGE EXPLOSIF »


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DES MANIFESTANTS À TEL AVIV LE 14 MAI 2019
POUR LE BOYCOTT DE L’EUROVISION 2019 EN ISRAËL. 
PHOTO CORINNA KERN
L’Eurovision se déroule à Tel-Aviv du 14 au 18 mai. La deuxième demi-finale du célèbre concours de chant doit avoir jeudi 16 mai avant la finale deux jours plus tard. En plein conflit entre Israël et le Hamas à Gaza, alors que les appels au boycott se multiplient.

L’EUROVISION 2019 EN ISRAËL,
« UN DÉMARRAGE EXPLOSIF »
«Le concours de l’Eurovision 2019 aura connu un démarrage explosif, si l’on ose dire », commente le quotidien israélien Ha’Aretz. « Samedi 4 mai, à Tel-Aviv, au moment même où les concurrents entraient sur scène pour les répétitions, une pluie de roquettes s’abattait sur le sud d’Israël, obligeant des milliers de personnes à se réfugier dans des abris antiaériens. »

En pleine période de tensions avec Gaza, qui ont fait au moins 29 victimes, dont 25 Palestiniens et 4 Israéliens, Israël tente d’assurer la sécurité des représentants des 40 pays présents sur place, à Tel-Aviv. Même après le cessez-le-feu prononcé lundi dernier, la situation reste instable. Le quotidien israélien cite un membre de la délégation islandaise qui confie : “Ils ont tenté de nous protéger… mais ce dont ils ne pouvaient pas nous protéger, ce sont les informations” liées aux affrontements. Une situation inédite pour une compétition censée rapprocher les peuples.
“La guerre est contraire à l’esprit de l’Eurovision. Ce concours est né en 1956 de la volonté de l’Union européenne de radio-télévision de favoriser l’unité du continent et de surmonter les destructions de la Seconde Guerre mondiale. Au fil des décennies, elle est devenue un spectacle fastueux, porteur d’un message de tolérance, mis en avant notamment par la communauté LGBT.”
Pour Dean Vuletic, historien à l’université de Vienne, cité dans l’article : “L’Eurovision n’a jamais été aussi près d’une zone de guerre et n’a jamais été aussi vulnérable aux attaques.” La compétition, qui “a toujours été un enjeu politique”, l’est encore plus cette année.

Une édition qui fait polémique


De nombreuses organisations et activistes soutenant le mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions) ont dénoncé l’organisation de la compétition en Israël, en raison de la façon dont le pays traite les populations palestiniennes. Israël a par ailleurs dévoilé son film de présentation la semaine dernière, et suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Deux chanteurs y présentent leur “magnifique pays du miel” sur un ton humoristique, en parlant de sujets sensibles, tels que la colonisation et la revendication de Jérusalem en tant que capitale d’Israël.

Après avoir résisté à des pressions en faveur d’un boycott de l’Eurovision, le candidat islandais Hatari a déclaré lors d’interviews qu’il se servirait de sa participation à l’événement pour dénoncer la politique d’Israël. Il a souligné ce qu’il appelle l’“absurdité” de participer à un événement visant à mettre à l’honneur l’unité dans un pays “profondément désuni”. Ainsi, il cite une visite guidée de Hébron où “la ségrégation et l’apartheid paraissent tellement évidents”.
“Remporter le concours ne signifierait alors pas grand-chose pour Israël cette fois-ci. Si le monde se rappelle uniquement l’Eurovision 2019 pour ses chansons et ses prestations scéniques, et non pour les troubles militaires ou politiques qui l’auront émaillé, ce ne sera déjà pas une mince victoire”, conclut Ha’Aretz.

mardi 14 mai 2019

«SUITE MOVIE» - QUILAPAYÚN

 
«SUITE MOVIE» - QUILAPAYÚN

«SUITE MOVIE»  - QUILAPAYÚN
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lundi 13 mai 2019

QUAND NOS BOURDONS SONT DES ESPÈCES INVASIVES AU CHILI…


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QUAND NOS BOURDONS SONT DES ESPÈCES INVASIVES AU CHILI… 
Les espèces invasives chez nous ne le sont pas dans leur lieu d’origine où elles ont toute leur place. Il en va ainsi pour les bourdons bien de chez nous qui, au Chili, sont devenus des espèces invasives. 
LE BOURDON GÉANT (BOMBUS DAHLBOMII).
PHOTO 
USGS BEE INVENTORY AND MONITORING LAB
Les espèces invasives sont un problème de plus en plus pris en compte dans les politiques de gestion environnementale, même s’il reste énormément de travail à faire sur le sujet. Si la chose est vraie chez nous, les espèces invasives sont aussi une triste réalité dans tous les autres pays du globe, notamment au Chili avec nos bien connus bourdons.

Le bourdon de Patagonie ou « souris volante »



Le bourdon de Patagonie (Bombus dahlbomii), qui a son aire de répartition jusqu’au Chili donc, est aussi appelé « souris volante » dû à sa taille qui peut atteindre jusqu’à trois centimètres pour les reines.

Comme toutes les autres espèces de bourdons de notre planète (il en existe 250 différentes) ce bourdon est un pollinisateur qui joue un rôle crucial dans la chaîne alimentaire en plus de polliniser de nombreuses plantes.


L’agriculture à l’origine du problème



UNE BOÎTE DE BOURDONS, PRÊTS À POLLINISER
 LES FRAISES. PHOTOGRAPHIE : ARTERRA/UIG
DANS PHOTO THE GUARDIAN
Au début des années 80, plusieurs centaines de reines ont été importées pour mettre en place des colonies afin de polliniser les cultures, principalement des colonies de Bombus terrestris. Mais le phénomène a perduré dans le temps avec de plus en plus d’importations de spécimens estimées à environ un million sur les vingt dernières années… Et ce, pour être dispersés autant dans les champ que dans des serres pour des cultures telles que l’avocat, la tomate ou encore le bleuet(1).


Pourquoi nos bourdons sont-ils envahissants ?


UN BOURDON À QUEUE BLANCHE AU ROYAUME-UNI, 
PORTEUR DE PARASITES. 
PHOTOGRAPE : KAY ROXBY 
DANS PHOTO THE GUARDIAN
Ce sont principalement deux bourdons européens qui sont ici à l’origine de l’invasion, Bombus ruderatus et Bombus terrestris. Plus efficaces que leurs cousins locaux Bombus dahlbomii, ils sont directement en compétition pour la nourriture, laissant peu de chances aux bourdons historiques de garder leur place.

Cette compétition alimentaire faisant perdre de plus en plus de terrain aux Bombus dahlbomii ces derniers voient leurs effectifs diminuer au point de mettre gravement en péril la survie de l’espèce. Le phénomène est identique en Patagonie et en Argentine.

Le peuple Mapuche, peuple indigène du Chili, vénère littéralement Bombus dahlbomii qui, dans leur culture, est un animal qui transporte les morts. Malgré de nombreuses actions pour tenter de protéger un animal lourd de représentation pour eux, le gouvernement chilien n’a pas encore engagé d’action pour la défense de l’espèce.


Une responsabilité européenne


DEPUIS 1997, LE CHILI A IMPORTÉ PLUS DE 1,2 MILLION DE 
COLONIES  DE BOURDONS EN PROVENANCE DE BELGIQUE, 
DE SLOVAQUIE ET D’ISRAËL. 
PHOTOGRAPE ALVARO CUEVAS BECERRA
Le principal producteur/éleveur de bourdons à des fins commercial est l’Europe. On peut ainsi citer des pays comme la Belgique ou la Slovaquie sur notre continent et qui produisent des millions de bourdons destinés à polliniser nos cultures que ce soit chez nous…. Ou partout dans le monde.

Si des pays comme Israël produisent également de tels « colonies », la responsabilité de l’impact que peut avoir une telle commercialisation est à réfléchir de toute urgence. Non pas que la démarche n’ait pas un intérêt, notamment et surtout chez nous et au regard de l’effondrement de nos propres pollinisateurs, mais parce qu’elle est totalement contre-productive à l’export.

L’importation, en Amérique du sud, de telles colonies menace désormais 26 espèces de bourdons locaux ! Faut-il attendre que les différents pays d’Amérique du sud en interdisent l’importation ou faut-il que l’Union Européenne prenne les devants en interdisant leur exportation afin de prendre nos responsabilités environnementales à la source ? La biodiversité à l’autre bout du globe ne mérite-elle pas la même attention que celle bien de chez nous ?

NOTE :
https://www.theguardian.com/environment/2019/may/04/the-battle-to-save-the-worlds-biggest-bumblebee-from-european-invaders

samedi 11 mai 2019

PEDRO LOBOS

GRAVURE PEDRO LOBOS
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TRÈS ÉMUE, RAQUEL GARRIDO RACONTE LES DRAMES DE SA FAMILLE SOUS LA DICTATURE AU CHILI

La quête de justice de Raquel Garrido


L’avocate regrette que ces faits n’aient pas été «établis, revendiqués et punis». «Parce que c’est ça qui est terrible avec le Chili. C’est qu’en fait, chacun est livré à l'histoire de sa famille mais pour l’instant la justice n’a pas été faite dans le sens où on n’a pas dit "Ça c’était bien et ça c’était mal. C’est ceux qui ont fait le coup d’Etat qui ont tort. C’est eux qui ont violé les droits fondamentaux et la liberté"». Elle place désormais sa confiance entre les mains des nouvelles générations chiliennes pour défendre et représenter une «exigence de vérité et de justice».

Après la diffusion de son témoignage, Raquel Garrido a reçu des messages de soutien, qu'elle a relayés sur son compte Twitter. Elle a notamment répondu à un internaute qui a été ému par ses paroles. «J’aurais pu en parler encore plus longtemps. Le passage sur mon oncle Mauricio qui était à Villa Grimaldi a malheureusement dû être coupé», a-t-elle dit avant de promettre de «continuer de témoigner».

jeudi 9 mai 2019

CHILI : JOURNÉE DE LA MÉMOIRE ET DU SOUVENIR DES VICTIMES DE LA « RUE CONFERENCIA »


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 « VERITÉ ET JUSTICE »
«PERSONNE N’EST OUBLIÉ, RIEN N'EST OUBLIÉ»
Samedi 18 mai 2019, les Jeunesses communistes du Chili , le Parti communiste du Chili, et l'Association des proches d'exécutés politiques (AFEP),  s'associent pour la journée de commémoration des victimes de l'affaire «Rue Conferencia» .
L'affaire «Rue Conferencia» désigne une des opérations secrètes de captures massives menées en mai 1976 par la DINA envers les communistes, dans le cadre d’une vaste offensive d’extermination lancée contre ses militants, mis hors la loi et hargneusement persécutés par Pinochet.
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DÉTENUS DISPARUS LES JOURS 4,5 ET 6 MAI 1976
SUR LE MÊME SUJET :

#Hommage aux disparus #Chili #« RUE CONFERENCIA »

mercredi 8 mai 2019

ELECTIONS EUROPÉENNES : JOSIANE BALASKO DÉCLARE SOUTENIR LA LISTE COMMUNISTE DE IAN BROSSAT


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JOSIANE BALASKO À PARIS, LE 20 FÉVRIER 2019.
PHOTO MAXPPP
« Le 26 mai prochain, j'ai choisi d'aller voter et j'ai choisi d'aller voter pour la liste des communistes conduite par Ian Brossat », écrit la comédienne dans le journal « L'Humanité ».
France Télévisions
JOSIANE BALASKO SOUTIENT LE CANDIDAT
COMMUNISTE IAN BROSSAT AUX EUROPÉENNES
«Vous n'êtes pas forcément communistes et je ne le suis pas non plus. » Pourtant, la comédienne Josiane Balasko manifeste son soutien au parti, mardi 7 mai. Dans une tribune publiée dans L'Humanité, l'actrice déclare : « Après une longue réflexion, le 26 mai prochain [pour les élections européennes] j'ai choisi d'aller voter et j'ai choisi d'aller voter pour la liste des communistes conduite par Ian Brossat.» Raison principale de son appui : la présence, en numéro 2 de la liste, de Marie-Hélène Bourlard, ouvrière. « La liste des communistes est la seule à mettre tout en haut une ouvrière », écrit Josiane Balasko. 

« En 2017, lors de la campagne des législatives, cette actrice engagée avait déjà soutenu publiquement Ian Brossat, alors candidat dans le 18ème arrondissement de Paris », présice l'Obs. Cette fois-ci, l'actrice s'engage plus encore et va prêter, d'après l'hebdomadaire, « sa plume et sa voix au clip de campagne de l'élu parisien ».

TAG #élections européennes 2019 #pcf #ian brossat

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mardi 7 mai 2019

MUSÉE DE LA MÉMOIRE : « NOUS ET LES AUTRES. DES PRÉJUGÉS AU RACISME »


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« NOUS ET LES AUTRES. DES PRÉJUGÉS AU RACISME »
« NOUS ET LES AUTRES. DES PRÉJUGÉS AU RACISME » : UNE NOUVELLE EXPOSITION S’OUVRE AU MUSÉE DE LA MÉMOIRE ET DES DROITS DE L’HOMME DE SANTIAGO DU CHILI
FRANCISCO JAVIER ESTÉVEZ VALENCIA,
DIRECTEUR DU MUSÉE DE LA MÉMOIRE
Après l’ouverture de la première grande exposition temporaire «Nous et les autres – Des préjugés au racisme» au Musée de l’Homme à Paris en mars 2018, l’exposition itinérante s'est ouverte au Musée de la mémoire et des droits de l’homme à Santiago.

« NOUS ET LES AUTRES. DES PRÉJUGÉS AU RACISME »
Cette nouvelle exposition, ouverte au public du 25 avril 2019 jusqu’au 29 septembre 2019, a été inaugurée en présence de l’Ambassadeur de France au Chili, Roland Dubertrand, de la présidente du Musée de la mémoire, María Luisa Sepúlveda et des représentants de diverses institutions et organisations.

« NOUS ET LES AUTRES. DES PRÉJUGÉS AU RACISME »
L’exposition est placée sous le thème des migrations, enjeu au cœur de nos sociétés actuelles et vise à interpeller les visiteurs sur les moyens de lutter contre les pratiques racistes et les mettre face à leurs propres représentations. Elle permet aussi de promouvoir la reconnaissance de l’égalité des droits.

Pour Francisco Javier Estévez Valencia, directeur 
exécutif du Musée de la mémoire, titulaire de la Chaire UNESCO/Madanjeet sur la promotion de la tolérance et de la non-violence par l’éducation au Chili et en Amérique latine et lauréat du Prix UNESCO-Madanjeet Singh 2014, il est crucial de considérer la migration comme un droit humain qui doit être protégé.

L’AMBASSADEUR DE FRANCE AU CHILI,
M. ROLAND DUBERTRAND,
Par des supports audiovisuels et des installations interactives, l’exposition met en lumière la construction des préjudices raciaux à travers le processus de « catégorisation » ; processus qui a historiquement conduit à l’institutionnalisation du racisme en société.  À travers des exemples tels que l’expansion coloniale, les nationalismes, on peut percevoir les mécanismes sous-jacents aux discriminations et à la domination raciale. Enfin, l’exposition questionne aussi la construction d’une société « antiraciste » et tous les mécanismes mis en place pour prévenir et changer les pratiques d’exclusion individuelle ou collective.

Avec le soutien de l’UNESCO et de l’Institut français du Chili, cette exposition novatrice est l’occasion de rappeler que le racisme est une construction sociale qui a conduit à de nombreux crimes qui se perpétuent encore aujourd’hui. C’est pourquoi, l’UNESCO s’engage dans des actions concrètes au niveau local dans la lutte contre les discriminations et le racisme, notamment par le biais de la Coalition internationale des villes inclusives et durables – ICCAR, lancée en 2004, à laquelle appartient la ville de Santiago. 

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