mardi 13 décembre 2016

DÉCÈS DE LA JOURNALISTE ET ÉCRIVAIN CHILIENNE VIRGINIA VIDAL

COUVERTURE DE
«NERUDA UNE MÉMOIRE CRÉPITANTE»
Parallèlement à son activité d'écriture, elle travaille comme journaliste dans le journal El Siglo, où elle fonde la première rubrique culturelle  quotidienne, «No solo de pan » (Pas seulement de pain), en 1966. Elle interview de grands écrivains comme Francisco Coloane, et « croqua » des profils qui s'avérèrent éternels. Elle résida et travailla dans de nombreux pays, et, ces dernières années, surfant sur la vague des nouveaux médias, elle se fait «blogueuse» sur sa page «Anaquel Austral» (Étagère Australe) qui réunit des textes de sa production ainsi que d'auteurs de différents pays d'Amérique latine.

Elle enseigne l’espagnol à l'Université de Relations et Commerce Extérieur de Chine, à Beijing de 1960 à 1963 et à l’Université Comenius de Bratislava, la plus grande université de Slovaquie de 1963 a 1966.  

Virginia fut la seule journaliste d'Amérique latine présente à Stockholm pour la cérémonie de remise du Prix Nobel à Neruda en 1971, expérience qui plus tard l'a inspirée pour écrire le livre  « Neruda une mémoire crépitante » publié par des Éditions Radio l'Université du Chili.

VIRGINIA VIDAL 
Sa relation avec l'œuvre de Neruda s’est approfondie encore, quand en 1974 elle assume les fonctions de secrétariat de Matilde Urrutia, la veuve du poète. Virgina a ainsi œuvré au transfert et la réorganisation de la bibliothèque et des archives de l'écrivain depuis Isla Negra jusqu'à « La Chascona » maison de Neruda à Santiago, détruite par les militaires lors du coup d’État de 1973 puis restaurée l'année suivante.

En 1976, elle quitte le Chili pour la Yougoslavie, où elle s'exile jusqu’en 1978. 

Virginia Vidal fit partie de la petite équipe de journalistes que José Miguel Varas  dirigea pendant 15 ans, et travailla dans l'émission « Escucha Chile » de « Radio Moscou » .

Incessante voyageuse, Virginia a vécu dans plusieurs pays, en maintenant toujours le contact avec des médias chiliens, en rendant compte des horreurs de la dictature, de la vie des exilés, mais aussi de la culture des nations où elle séjourna.

Virginia Vidal  fut la correspondante de «Radio Moscou » au Venezuela  de 1980 à 1987. Elle fut membre du comité de rédaction (1975-1987) de la revue  Araucaria de Chile éditée à Paris puis à Madrid.

En 1987 le régime militaire de Pinochet leur  permet de rentrer au Chili, et elle commence à travailler dans la presse clandestine du Parti communiste, chez le quotidien d'opposition toléré  Mensaje, chez Simpson 7, revue de la Société d’Écrivains du Chili, chez Atenea, de l’Université de Concepción ou encore chez Rocinante ou Fortin Mapocho.

Virginia Vidal est l’auteur de nombreux livres tels que Oro, Veneno, Puñal (“Or,  Poison, Poignard”) (Brosquil Ediciones, 2002, Valencia, España) , Javiera Carrera Madre De La Patria (Editorial Sudamericana, Santiago, 2000), Balmaceda Varón De Una Sola Agua (Editorial Los Andes, Santiago 1991), Cadáveres Del Incendio Hermoso (Editorial Andrés Bello, Santiago, 1990), Rumbo A Ítaca  (Editorial Pomaire, Caracas, Venezuela, 1987) ; d'essais et de chroniques : Entretien Avec Francisco Coloane (France, 2004). Neruda Nemoria Crepitante (Valencia, España 2003). Agua Viva. Gabriela Mistral y la Juventud (1994), América de a Caballo, 1992,  Témoignages de Francisco Coloane (Editorial Universitaria, Santiago, 1991). , Emancipación de la Mujer (Colección "Nosotros, los Chilenos", Éditions Quimantú, Santiago, 1972).

Elle obtient le Prix de littérature de la Municipalité de Santiago en 1991 et le Prix du Roman «María Luisa Bombal » de la Municipalité de Viña del Mar en 1989.