jeudi 23 mai 2013

LE PÂTRE GREC EST MORT

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 GEORGES MOUSTAKI A REPRIS LA CHANSON DE JOAN BAEZ & ENNIO MORRICONE, EN ADAPTANT LES PAROLES EN FRANÇAIS SOUS LE TITRE DE «  MARCHE DE SACCO ET VANNZETTI »
DURÉE : 00:03:11 

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GEORGES MOUSTAKI, EN 1970.- AFP
Il a écrit quelque 300 chansons pour les plus grands interprètes, Piaf, Montand, Barbara, Gréco, Reggiani, avant de les chanter lui même avec succès. Ses chansons les plus célèbres restent Milord (1958), écrite pour Edith Piaf et traduite dans le monde entier, puis Le Métèque (1969), d’abord chantée par Pia Colombo et dont le refrain a fait le tour de la planète.
Plusieurs autres sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani, Sarah, Ma liberté, Ma solitude, Votre fille a vingt ans, mais aussi La Dame Brune (Barbara, 1968), ou encore Joseph, La Marche de Sacco et Vanzetti. Polyglotte, artiste peintre, il vivait depuis plus de quarante ans sur l’île Saint-Louis à Paris.

Artiste engagé

L’engagement de Moustaki l’emmena à participer à de nombreuses mobilisations en faveur des droits de l'Homme, comme pour le Chili : « On crucifie l'Espagne / On torture au Chili / La guerre du Viêt-Nam / Continue dans l'oubli », nous fredonnait-il dans son fado « Portugal ». Sa relation avec le Chili devient quasi permanente ; il travaille notamment une vingtaine d’années avec la chanteuse chilienne Marta Contreras. 

Georges Moustaki participa aussi en 1977 à l’enregistrement du disque « Chants pour Les Enfants du Chili » avec la chanson – « Requiem pour n’importe qui », en solidarité avec le Chili.


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POCHETTE DU VINYLE « CHANTS POUR LES ENFANTS DU CHILI »

Dans un entretien publié dans le journal Le Monde daté du 19 avril 2012, Georges Moustaki a eu une pensée pour l’ancien président chilien : « une idée qui m'est venue en regardant le meeting du 15 avril 2012 à Vincennes, j'ai pensé que Hollande avait un peu une physionomie à la Salvador Allende (président socialiste chilien de 1970 à 1973, renversé lors d'un coup d'Etat militaire). Allende, un homme qui a fait de grandes choses, était un monsieur rond avec des lunettes, ce n'était pas Barack Obama ni Fidel Castro.»