lundi 12 février 2018

BICENTENAIRE DE LA DÉCLARATION D'INDÉPENDANCE DU CHILI


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

SIGNATURE DE LA DÉCLARATION D'INDÉPENDANCE DU CHILI
ŒUVRE DU PEINTRE COSME SAN MARTÍN (1850-1906) 
1818 - 12 FÉVRIER - 2018
BICENTENAIRE DE LA DÉCLARATION
D'INDÉPENDANCE DU CHILI 
À Santiago, capitale de la colonie espagnole du Chili, Bernardo O'Higgins, fort de ses victoires sur les armées de la métropole, renouvelle avec solennité, le 12 février 1818, la proclamation d'indépendance publiée par une junte insurrectionnelle huit ans plus tôt.

AUTOPORTRAIT DE
BERNARDO O'HIGGINS
À Santiago-du-Chili, le 18 septembre 1810, prenant acte de ce que le roi d'Espagne légitime, Ferdinand VII, a été déposé par Napoléon 1er et remplacé par Joseph Bonaparte, un groupe de créoles ou criollos (Espagnols nés au Chili) prennent le pouvoir et tentent d'instaurer l'indépendance.

Le gouverneur Bernardo O'Higgins, fils naturel d'un Irlandais, est porté à la tête de la colonie. Mais les Espagnols, sitôt débarrassés de Napoléon, reviennent en force en profitant des rivalités au sein de la Junte civile. Ils défont les troupes de la Junte à Rancagua les 1er et 2 octobre 1814.

O'Higgins se réfugie de l'autre côté des Andes, en Argentine, où le général José de San Martín, plus chanceux, a réussi à se débarrasser des Espagnols. Il convainc le héros d'apporter son concours à la libération du Chili et avec lui repasse la cordillère des Andes.

« LA BATAILLE DE CHACABUCO  », 1819
THÉODORE GÉRICAULT
Les Espagnols sont défaits à la bataille de Chacabuco le 12 février 1817 (jour anniversaire de la fondation de Santiago). O'Higgins devient « directeur suprême» du Chili, avec des pouvoirs dictatoriaux. L'année suivante, encore un 12 février, il rétablit solennellement l'indépendance du pays.

Il doit cependant encore lutter contre les troupes espagnoles aux ordres du vice-roi du Pérou, qui siège à Lima. Il est grièvement blessé au bras lors d'un affrontement mais finit par écraser l'armée loyaliste le 5 avril 1818  à la bataille de Maipú, avec une fois encore le concours décisif de San Martín et de ses officiers issus de la Grande Armée de Napoléon !


« ÉTUDE POUR LA BATAILLE DE CHACABUCO  », 1819
THÉODORE GÉRICAULT