dimanche 7 décembre 2008

Voie lactée : plus près du trou noir central


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

La bouffée d’énergie émise par le trou noir provenait en fait d’un nuage de gaz chauffé et déformé au cours de sa rotation ultrarapide autour du trou noir.
Cette série de trois images montre l’illustration "d'une goutte" de gaz qui brille dans le disque de matière entourant le trou noir dans le centre de notre Galaxie, Sagittaire A*.
Crédit : ESO/L. Calçada


On sait depuis quelques années que la Voie lactée et ses centaines de milliards d’étoiles tournent autour d’un trou noir géant, situé dans la constellation du Sagittaire, à 26 000 années-lumière de chez nous. Le trou noir de notre galaxie présente une masse de 2,6 millions de masses solaires et est confiné dans un espace inférieur à 26 secondes-lumière, soit moins de 8 millions de km. Tout autour de cet abîme insondable, des milliards d’étoiles tournent à une vitesse folle, et, régulièrement, des bouffées de rayonnement sont émises par le trou noir, lorsque des nuages de gaz, chauffés à plusieurs millions de degrés par son surpuissant champ gravitationnel chutent dedans à la vitesse de la lumière…

[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

Vue Infrarouge et submillimétrique du centre de la Galaxie.
Photo 41a/08. ESO/APEX/2MASS/A

Depuis longtemps, les astronomes A. Eckart, R.Schödel, M. Garcia-Marin, G. Witzel et leurs collaborateurs rêvaient d’observer simultanément le centre galactique avec deux instruments différents, afin de mieux comprendre les phénomènes physiques extrêmes qui s’y déroulent. Pas facile : le centre galactique est… invisible ! En effet, masquée par un véritable mur de milliers d’années-lumière de gaz et d’étoiles, la région du trou noir central n’est observable qu’avec des instruments sensibles aux rayonnements infrarouge et radioélectrique, ou, dans l’espace, par des satellites X et gamma. La chance a souri à l’équipe européenne lorsque, par une nuit glaciale de juin 2008, son télescope de 8,2 m installé à Cerro Paranal, non loin de l’océan Pacifique, a détecté une véritable « éruption » en provenance du centre galactique. Le VLT était alors équipé de l’optique adaptative infrarouge Naco, offrant des images aussi précises que celles transmises par Hubble. Immédiatement, l’équipe de l’ESO a téléphoné à celle du radiotélescope Apex, situé dans la cordillère des Andes, qui a aussitôt commencé les observations dans le domaine du rayonnement submillimétrique. Ces observations simultanées dans deux domaines de longueur d’onde différents ont montré que la bouffée d’énergie émise par le trou noir provenait en fait d’un nuage de gaz chauffé et déformé au cours de sa rotation ultrarapide autour du trou noir.

Accueil royal pour Maradona en Inde


[ Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

Maradona en Inde. Photo AFP
Un service de sécurité de 5000 personnes avait été déployé pour contenir les milliers d’admirateurs de Diego Maradona qui avaient fait le déplacement à l'aéroport de Kolkata (anciennement Calcutta).
[Cliquez sur l'image pour l'agrandir ]

Maradona en Inde. Photo AFP

A sa descente d’avion, El Pibe de Oro, en chemisette et jeans, a salué ses admirateurs avant de s’engouffrer dans un bus. Le sélectionneur argentin va inaugurer une école de football et visiter la Fondation Mère Teresa.

vendredi 5 décembre 2008

La culture russe dans tous ses états

L'opéra rock avait été donné pour la première fois à Moscou, en 1976, dans une mise en scène de Mark Zakharov. Il fut donné un millier de fois en 18 ans. La nouvelle mise en scène vise un public jeune.

L'histoire est celle d'un Chilien qui, à l'époque de la ruée vers l'or, part pour la Californie.

Selon les créateurs du spectacle, ce qui s'est passé en Californie il y a 150 ans se répète aujourd'hui dans le monde entier, des gens partant vers d'autres pays à la recherche de travail et d'une vie meilleure.

La culture russe dans tous ses états

L'opéra rock avait été donné pour la première fois à Moscou, en 1976, dans une mise en scène de Mark Zakharov. Il fut donné un millier de fois en 18 ans. La nouvelle mise en scène vise un public jeune.
L'histoire est celle d'un Chilien qui, à l'époque de la ruée vers l'or, part pour la Californie.
Selon les créateurs du spectacle, ce qui s'est passé en Californie il y a 150 ans se répète aujourd'hui dans le monde entier, des gens partant vers d'autres pays à la recherche de travail et d'une vie meilleure.

Munoz-Horeau reçoit le premier prix du Salon de l’Union d'Arts Plastiques.

Pour la première fois, le public et les artistes participants ont voté pour élire la meilleure l’œuvre du salon, entre 220 exposants.

Les électeurs ont choisi à la majorité absolue l’œuvre intitulé «L'Abbé Pierre» de l’artiste peintre Henri Munoz Horeau, qui a obtenu donc le premier prix du concours .

jeudi 4 décembre 2008

Feu nourri sur les compagnies minières canadiennes

"La procédure ouverte au Québec à notre encontre par la Barrick Gold", ont indiqué les auteurs dans les colonnes du Devoir, le quotidien indépendant de Montréal, "fait peser sur nous des frais considérables, exige beaucoup de notre temps, comporte des demandes de documents qui portent atteinte à notre vie privée et contribue à nous diffamer, sans parler des 6 millions de dollars canadiens [3,8 millions d’euros] qu’on nous réclame. Quant à la procédure ouverte par Banro dans l’Ontario pour nous réclamer 5 millions de dollars [3,2 millions d’euros], elle va jusqu’à nous dénier de nous défendre si nous ne consignons pas à l’avance ce qu’elle estime être les frais de cour que nous lui devrions dans l’éventualité où nous perdrions. De quoi nous pousser, notre éditeur et nous, illico à la faillite." Le ministre de la Justice québécois, Jacques Dupuis, a d’ailleurs réagi en déposant un projet de loi visant à prohiber ces "poursuites-bâillons".
Dans La Presse, le chroniqueur Patrick Lagacé réagit à ce plaidoyer en notant que le livre pêche parfois par imprécision. Le texte se fonde sur des documents déjà publiés : des rapports d’ONG et de groupes de pression, par exemple. Or les citations ne sont pas toujours très bien référencées. Pis, Noir Canada serait “écrit avec la passion du militant” et “truffé de raccourcis”. Mais le chroniqueur de La Presse n’hésite pas à saluer la salubrité de l’attaque. Car le livre montre bien que le Canada est devenu un “paradis judiciaire” pour les sociétés minières, qui “peuvent agir immodérément à l’étranger sans être soumises chez elles à quelque forme de contrôle que ce soit”.
Autre attaque en règle contre les ­multi­nationales canadiennes, le documentaire Mirages d’un Eldorado, du Québécois ­Martin Frigon, qui a obtenu le Grand Prix du Festival international du film d’environnement, à Paris, le 25 novembre. Long de soixante-quinze minutes, ce film tourné dans la région d’Atacama, dans le nord du Chili, met en évidence l’action dévastatrice des compagnies minières sur un écosystème fragile. Le film se présente comme un ­"western engagé" – de la propre bouche de son auteur – opposant des habitants de la communauté agricole de la vallée de Huasco aux géants miniers Barrick Gold et Noranda, ce dernier étant aujourd’hui incorporé à la compagnie suisse Xstrata. Le combat se mène à plus de 4 000 mètres d’altitude, au cœur de la cordillère des Andes, dans un panorama somptueux auquel les images font la part belle. Quant aux victimes des multinationales – des travailleurs venus de loin, mais aussi des Indiens et des métis –, elles font preuve, dans le film, d’un comportement calme et pacifique qui dément l’image rétrograde et arriérée que la Barrick cherche à donner d’elles. L’enquête et les images de Martin Frigon montrent en tout cas qu’il existe un abîme entre le discours du gouvernement canadien et ce qu’il tolère – au minimum passivement – en matière ­d’environnement.

mercredi 3 décembre 2008

LE CENTRE DE SAUVEGARDE ET DE RÉHABILITATION DES PRIMATES DE PEÑAFLOR

Photo Centre des primates de Peñaflor
Ce Centre a été fondé par Elba Muñoz en 1996 pour permettre aux animaux récupérés de zoo, cirques, chez des particuliers et victimes du trafic d’animaux sauvages, de se refaire une santé et d’échapper à une vie misérable en captivité. La plupart des primates arrivent en piteux état au Centre et nécessitent des soins vétérinaires souvent longs et coûteux.
Elba a 58 ans et passe l’essentiel de son temps au Centre à s’occuper de ses protégés. Elle et sa famille financent pour l’essentiel la structure et peuvent heureusement compter sur quelques donateurs.
Photo Centre des primates de Peñaflor
Le Centre possède l’unique colonie de singes laineux qui s’est reproduite en captivité. Il n’est pas ouvert au public mais les personnes qui parrainent un animal peuvent venir rendre visite aux animaux. Les écovolontaires sont également les bienvenus.
En quelques années, Elba est devenue une spécialiste des primates qui ne ménage pas ses efforts pour faire évoluer les mentalités. Déjà, une baisse du trafic de singes est observée dans la région. Tous les animaux du Centre ne peuvent être relâchés dans la nature mais grâce aux efforts d’Elba et de son équipe, ces singes pourront finir leur vie en paix, entourés de bons soins.
Voir en ligne : Le Centre de Peñaflor