mardi 10 novembre 2009
L’éducation pour l’inclusion en Amérique latine: identifier et analyser les avancées et les défis à relever
dimanche 8 novembre 2009
Sortie de nulle part, Jena Lee a croqué le R’n’B
“Je m’y suis mal prise, j’ai trop donné de moi-même, c’était donc compliqué pour moi quand j’entendais que les gens appréciaient ce que j’avais écrit. Ces paroles auraient dû servir pour mon album parce qu’elles étaient trop personnelles. J’ai appris de mon erreur et aujourd’hui je n’écris qu’en me fondant dans l’univers de l’interprète.”
Pas spécialement fan des ballades sucrées, Jena crée son style à elle, l’emo R’n’B. “Je me suis inspirée de l’emotional hardcore que j’ai adouci avec des guitares saturées et mélodiques, mais c’est surtout mon état d’esprit qui définit le mieux ce qu’est l’emo R’n’B. Un état d’esprit très sombre et mélancolique. Je suis d’ailleurs incapable d’écrire sans être triste.”
Bio express
1987 : Naissance au Chili. Elle est adoptée par une famille française.
2007 : Arrivée à Paris son bac en poche, elle est repérée par le producteur Sulee B. Wax et écrit la chanson “Quelque part”, qui sera interprétée par la gagnante de “Popstars”, Sheryfa Luna. Elle écrira la moitié de son premier album, puis “Comme avant”, de Mathieu Edward, le finaliste de la “Star Academy” 7.
2009 : Sorti le 5 octobre, “J'aimerais tellement” devient numéro un des ventes de singles.
mardi 3 novembre 2009
"Navidad" : l'ombre des pères absents sur des amours adolescentes

Pour que ce conte de Noël se conforme aux règles du genre, il faut une bonne action, un invité surprise. C'est Alicia (Alicia Rodriguez) que les amants découvrent évanouie dans le jardin. Elle est encore plus jeune qu'eux, 14 ans, et a fui sa mère dans l'espoir de rencontrer un père qu'elle n'a jamais vu.
Comme le font beaucoup des cinéastes de sa génération et de sa région (les Argentins, les Chiliens, les Uruguayens), Sebastian Lelio cherche la vérité dans les détails. Il filme de très près ses personnages, essayant de capter chaque inflexion de leurs émotions. On a bientôt l'impression d'avoir emprunté l'un de ces romans modernes destinés aux adolescents, qui prend au sérieux (avec gravité, même) les tourments de cet âge tout en prenant la précaution de préciser aux lecteurs que tout ceci n'est pas bien grave.
Navidad manque un peu de substance, et le film tarde à se dessiner, gentiment égaré dans les chamailleries et les nostalgies de ses personnages. Ce n'est que très progressivement qu'on comprend que Sebastian Lelio, là encore à l'instar de ses contemporains, est obsédé par l'absence ou la trahison des pères. On apprend que la grande maison est celle de feu le père d'Aurora et que sa mère va bientôt s'en séparer. Alejandro est le fils d'un proviseur tyrannique et Alicia a été abandonnée.
L'image politique de cette métaphore n'est jamais développée, le réalisateur et scénariste préfère explorer ses conséquences sur l'identité sexuelle de ses personnages. En guise de messe de minuit, il offre à son trio une séquence amoureuse, délicate et sensuelle, qui donne enfin sa raison d'être au film.
Film chilien de Sebastian Lelio avec Manuela Martelli, Diego Ruiz, Alicia Rodriguez. (1 h 43.)
lundi 2 novembre 2009
Les conscrits des premiers temps de la dictature chilienne veulent raconter
Jusqu'à présent, la plupart des témoignages ayant permis de faire avancer les dossiers des crimes de la dictature sont ceux d'anciens détenus survivants. Et les indications des jeunes conscrits d'alors pourraient être précieuses pour retrouver les cadavres des disparus toujours recherchés par leurs familles.
Beaucoup veulent aujourd'hui se libérer du poids psychologique de cette culpabilité. "Nous avons été exécutants et témoins de nombreuses atrocités, et nous voulons en parler pour notre rédemption personnelle", explique le soldat Fernando Mellado, organisateur de la manifestation de dimanche et responsable pour la capitale du groupe "Anciens conscrits de 1973". "S'il y a un moyen pour nous de témoigner, peut-être sous couvert de l'anonymat, nous en serions heureux".
Selon lui, sur les quelque 8.000 adolescents originaires de Santiago de la classe 73, conscrits pendant cette terrible année qui suivit le renversement de Salvador Allende et au cours de laquelle la junte assit son pouvoir en réprimant à tour de bras, "20 à 30% sont prêts à parler". Et beaucoup savent des choses sur les disparus, selon lui.
Selon les chiffres officiels, 3.186 personnes ont été tuées par la dictature, dont 1.197 disparues. Depuis près de 20 ans que la démocratie a été rétablie au Chili, moins de 8% des dépouilles ont été retrouvées, selon Viviana Diaz, de l'organisation des Familles des Détenus Disparus.
Viviana Diaz espère donc que ces anciens appelés parleront, même hors des tribunaux. "Des gens viennent nous voir, et tout ce que nous leur disons c'est 'cela n'est pas grave si vous ne révélez pas votre identité, mais racontez-nous bien, l'endroit, des détails'".
Au Chili, comme en Argentine voisine, la loi de "l'obéissance due" permet une certaine clémence pour les soldats qui se soumettent à la justice, donnent les noms de leurs supérieurs et fournissent des informations permettant de résoudre certains crimes.
Mais la plupart des anciens soldats ont peur des conséquences pour eux et leurs familles, craignent parfois que des juges, arrivés en poste sous Pinochet, ne préfèrent protéger plutôt leurs anciens officiers supérieurs. Ils réclament donc l'immunité de poursuites pour ces faits.
Pour Mellado, ils sont aussi des victimes, forcés par la peur à faire des choses inavouables qui leur pèsent. Et de raconter ce soldat qui a été contraint d'abattre une famille entière, ou cet autre, aujourd'hui SDF dans les rues de Santiago, qui noya un enfant de sept ans dans un bac de ciment.
La plupart des disparus l'ont été aux mains de la terrible DINA (Direction des services de renseignements nationaux), la police politique chargée de la répression, sous les ordres du colonel Manuel Contreras, lequel est aujourd'hui derrière les barreaux pour plus de 350 ans.
Le centre de tortures originel de la DINA, son incubateur -"l'oeuf du serpent", selon l'avocat Hiram Villagra, spécialiste des droits de l'homme et défenseur des familles de disparus, était la caserne de Tejas Verdes, à une centaine de kilomètres de Santiago, sur la côte, près San Antonio, foyer de la dissidence.
Le conscrit José Paredes, 56 ans, y a fait cinq mois de service militaire. Vivant aujourd'hui reclus avec sa femme dans une petite bourgade du bord de mer, il s'est confié à l'Associated Press, racontant des choses qu'il "avait toujours dit qu'il emmènerait dans la tombe".
Et d'évoquer les cellules aveugles de deux mètres sur deux construites au "Camp de prisonniers numéro Deux", la camionnette blanche, surnommée "la colombe", qui emmenait les prisonniers vers la salle de tortures, le "centre médical", où certains tortionnaires portaient des tabliers blancs, les dents des prisonniers réduites en bouillie... "Notre mission était de monter la garde dehors, nous entendions les hurlements", déclare-t-il.
Tejas Verdes ferma à la mi-1974, et s'il n'existe pas de chiffres, Villagra estime que des milliers de détenus y sont passés, dont des dizaines ont disparu. Paredes dit y avoir "travaillé avec 500 ou 600 prisonniers" et "compté 30 à 40 morts".
Il raconte aussi que les "vols de la mort" y ont été pratiqués dès le début. "L'hélicoptère venait une fois par semaine, il se posait au régiment et emmenait les morts. C'était comme voir un film nazi".
Selon les chiffres auxquels l'agence AP a eu accès, 769 agents ont été poursuivis pour assassinat et autres violations des droits de l'Homme pendant ces années. Au 31 août, il avait seulement 276 condamnations.
"Il n'y a clairement aucun désir de notre part pour que ces soldats portent le poids de la culpabilité des officiers, qui prenaient les décisions", ajoute Hiram Villagra.
Les anciens conscrits de la dictature ont des états d'âme
Plusieurs de ces militaires – dont 80 000 appartiennent à l'association – ont manifesté ce week-end près du siège du gouvernement, lorsque Mellado leur a raconté comment il s'était fait traiter d'"assassin et [de] bourreau" par les députés alors qu'il venait leur expliquer qu'"[ils avaient] été manipulés et contraints à pratiquer ces choses atroces", a-t-il déclaré à l'agence Associated Press.
Fernando Mellado réclame une prise en charge de la santé des soldats, "dont 50 % souffrent d'hypertension et de problèmes cardiaques à cause de la surdose de médicaments que leurs supérieurs les obligeaient à prendre pour inhiber leur désir sexuel. Tous ont également de graves problèmes psychiatriques", assure Mellado.
La majorité de ces anciens soldats n'ont jamais parlé de peur d'être arrêtés et jugés.
La présidente du Chili fait la part des sexes sur le pouvoir
Les femmes, elles, «exercent le pouvoir davantage dans l'optique d'être au service des autres et quand elles doivent résoudre un conflit recherchent une solution "gagnante-gagnante' (win-win)», a-t-elle précisé.
«Je ne veux pas dire que les femmes sont meilleures que les hommes», et certaines se laissent aussi griser par le pouvoir, a toutefois souligné Mme Bachelet, qui doit quitter prochainement la présidence de son pays après un mandat de 4 ans.
Selon un sondage publié début octobre, la cote de popularité de la première femme présidente du Chili se situe à un niveau historique de 76% de soutien en sa faveur, un chiffre jamais égalé dans l'histoire politique du pays.
Mme Bachelet, en réponse à une question d'El Pais, a indiqué qu'elle n'avait jamais pensé à faire modifier la constitution de son pays pour pouvoir effectuer un second mandat.
De tels changements institutionnels ne doivent jamais être liés à des «situations personnelles» mais viser à «améliorer la situation du pays», selon elle.
La présidente chilienne s'est refusée à commenter les réformes constitutionnelles visant à permettre au président vénézuélien Hugo Chavez de se maintenir au pouvoir: «nous, les Chiliens, ne faisons jamais de commentaires sur les autres pays», a-t-elle dit.
dimanche 1 novembre 2009
Chili: jour férié en hommage aux Eglises évangélistes et protestantes
Une cérémonie a été célébrée, en présence de la présidente chilienne, Michelle Bachelet, et d'évêques de plusieurs églises évangélistes du pays, dans le palais présidentiel de La Moneda au coeur de la capitale Santiago.
"Notre but est de reconnaître l'apport réalisé par les églises évangélistes au Chili", a dit Bachelet.
En 2008, le Parlement avait approuvé un projet de loi établissant comme férié le Jour national des églises évangélistes et protestantes. La date du 31 octobre a été choisie par les évangélistes en souvenir du jour où Martin Luther s'est attaqué à l'Eglise catholique en lançant la Réforme protestante.
Le Chili, pays d'environ 16 millions d'habitants, est un Etat laïc où la majorité des habitants se disent catholiques (72%).
