mardi 28 septembre 2010

Mapuche : appel à manifester

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« ESPRIT INDOMPTABLE » POCHOIR DE SOUTIEN AU PEUPLE MAPUCHE À SANTIAGO



La manifestation aura lieu : Mercredi 29 septembre à 18h30, Place Salvador Allende face à l’Ambassade du Chili (2, av. de la Motte Piquet - Paris) M° Latour-Maubourg
"Collectif de soutien au Peuple Mapuche"
Ce Collectif regroupe la Fondation France-Libertés, l’AFAENAC (Association des Familles Adoptives d’Enfants Nés au Chili), le MRAP (Mouvement Contre le Racisme et Pour l’Amitié entre les Peuples), le Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili, le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA Nitassinan), Comité Éthique Contre la Torture France, France Amérique Latine, l’Association des Ex-réfugiés politiques de Fontenay-sous-Bois, l’Association Pueblo, l’Association RELMU Paris, l’Association Terre et Liberté pour Arauco, l’Association Nuevo Concepto Latino, l’Association La Bizikleta, l’Association des ex-prisonniers politiques chiliens - France

dimanche 26 septembre 2010

Chili: ... et le "Phénix" hissera les mineurs du fond de la terre

La capsule destinée à remonter les mineurs chiliens de la mine de San Jose arrive sur place le 25 septembre 2010.
Conçue spécialement dans les chantiers navals de la Marine chilienne, elle ressemble à un long cigare métallique de 4 mètres de long, pour un diamètre de 53 cm, comprenant une cage cylindrique grillagée de 2 m de haut, le "module de vie" où prendra place le mineur.
Par un complexe système de treuils et de poulies, elle hissera les mineurs vers la surface, un par un, à travers les puits de secours distincts en train d'être percés. Le premier terminé sera utilisé.
"Nous l'avons appelée Phénix (...) parce que je crois que ce sera un processus de renaissance, de nouvelle vie pour les mineurs", explique le ministre des Mines Laurence Golborne aux abords de la mine San José (nord).
"Phénix 1", la première de trois nacelles en construction, donc a été longuement exhibée samedi à la presse et aux familles des "33", campant près de la mine. Enthousiastes, elles avaient applaudi son arrivée en camion, saluée de cris de joie: "Chi-chi-chi, le-le-le, Viva Chile !"
Des ingénieurs, puis le ministre Golborne, ont pris place dans l'habitacle de la nacelle, et expliqué son fonctionnement aux familles, dont quelques membres ont pu eux-mêmes s'y glisser un moment.
"La partie supérieure en blanc est entièrement détachable, par l'intermédiaire de trois leviers que le mineur peut actionner depuis l'intérieur du module de vie", a précisé le ministre de la Santé Jaime Manalich, associé aux secours.
En cas de problème lors de l'ascencion, l'occupant de la nacelle pourrait ainsi contrôler une redescente dans les puits de secours, facilitée par des roues visibles sur les cotés de la nacelle.
Le mineur casqué, ganté, disposera de réserves d'eau, de nourriture, d'oxygène, d'un système de communication constant avec les secours. Son rythme cardiaque et de respiration seront suivis en permanence, a souligné M. Manalich.
Mais les premiers voyageurs du Phénix seront non pas les mineurs, mais un secouriste et un médecin qui descendront jusqu'à 700 m sous terre, pour préparer les reclus à l'ascension.
Chaque remontée prendra autour d'une heure, a estimé le ministre Manalich samedi.
L'arrivée du premier Phénix, en attendant ses deux frères dans les prochains jours, a ravivé l'espoir d'un dénouement proche pour les 33 hommes prisonniers depuis bientôt deux mois. Mais les autorités s'en tiennent à leur estimation des "premiers jours de novembre" pour la remontée des mineurs.
Et le ministre Golborne a invité à ne pas spéculer incessamment sur la fin des opérations selon le rythme de percement des puits de secours.
"Je vais utiliser les mots de Michel Ange", a-t-il lancé en référence à une réplique attribuée à l'artiste italien à propos du plafond de la Chapelle sixtine: "Ce sera fini quand ce sera fini".

samedi 25 septembre 2010

La plus vieille marguerite fossilisée du monde découverte en Argentine

"Cet exemplaire de la famille des marguerites date d'environ 47 millions d'années", a estimé M. Corsolini, âgé de 57 ans. "Des traces de pollen ont également été trouvées", a ajouté le directeur de ce musée situé à 1.600 km au sud-ouest de Buenos Aires, près de la frontière avec le Chili.
La découverte a été réalisée en 2008 près du Pichi Leufu, un fleuve situé dans les environs de Bariloche. Des recherches ont confirmé depuis l'origine et l'âge de cette fleur fossilisée, et la revue américaine Science en fait état dans son dernier numéro.
"Nous marchions avec mon fils (Julian) lorsque nous avons été frappés par cette feuille fossilisée sur une pierre : l'exemplaire était en très bon état", a raconté M. Corsolini dans une interview téléphonique.
"C'est très frappant car les fleurs ne laissent en général aucune trace fossilisée : elles se désintègrent", a-t-il expliqué.
Cette découverte pourrait permettre de prouver que cette fleur de la famille des marguerites (asteraceae) est originaire de Patagonie, selon Viviana Barreda, du Musée de sciences naturelles Bernardino Rivadavia (Buenos Aires), qui a participé aux recherches.

vendredi 24 septembre 2010

Michelle Bachelet veut combattre les violences domestiques

Une femme de Sierra Leone qui tient son enfant. Photo: La Presse Canadienne /AP/Nazia Parvez
Dans l'entretien qu'elle a accordé au Monde, Madame Bachelet indique que ses priorités seront de combattre les violences domestiques et sexuelles, ainsi que de lutter contre les conséquences de la crise qui frappe sévèrement les femmes.
Ce faisant, elle manifeste sa volonté de ne pas se laisser enfermer dans les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) notamment ceux concernant la réduction de la mortalité infantile et la baisse de la mortalité maternelle qui viennent de bénéficier d'un programme de 40 milliards de dollars (29,9 milliards d'euros). A 59 ans, Michelle Bachelet, qui a mûrement réfléchi cet engagement sur la scène internationale, entend utiliser toute la notoriété que lui vaut sa position d'ancien chef d'Etat et de nouvelle secrétaire générale adjointe de l'ONU, qui la place haut dans la hiérarchie des Nations unies.
Quelles vont être vos priorités dans les prochains mois?
Dans les trois mois à venir, nous allons travailler à rassembler et mettre en synergie les quatre entités (Le fonds de développement des Nations unies pour les femmes, l'Unifem, étant le plus important, NDLR) qui composent l'ONU femmes. Avec deux priorités en tête. La première sera de lutter contre les violences faites aux femmes, un champ qui n'est pas couvert par les OMD. Ce problème traverse toutes les sociétés sans exception : 70 % des femmes dans le monde subissent des violences domestiques. Nous allons oeuvrer en particulier à réduire l'immense fossé qui existe entre les législations qui protègent les femmes - il en existe beaucoup - et leur application qui reste très faible. Je souhaite également que l'ONU femmes s'implique dans la lutte contre les mutilations génitales : trois millions de femmes en sont victimes sur le continent africain chaque année. Cette guerre à la violence faite aux femmes inclut bien sûr aussi le combat contre les trafics de femmes, contre le viol, qui sévit à grande échelle dans les pays en conflit, comme la République Démocratique du Congo par exemple.
Notre deuxième priorité sera d'agir sur les conséquences de la crise. Actuellement, le partage de l'emploi est très inégalitaire entre hommes et femmes sur la planète. Hors agriculture, l'accès des femmes à l'emploi est limité : seulement 31 % des femmes travaillent dans un autre secteur. C'est un pourcentage qui recouvre de surcroît de très grandes disparités régionales (20 % seulement en Asie du Sud et en Afrique). Sans compter qu'il s'agit souvent d'emplois à bas salaires et à temps partiel. La crise a aggravé le problème.
Selon l'Organisation internationale du travail, le chômage des femmes a augmenté plus vite que celui des hommes. Plusieurs millions de femmes se retrouvent privées d'emploi avec des conséquences en cascade. Quand les femmes perdent leur emploi, on voit augmenter le nombre d'abandons scolaires par exemple. De manière générale, qu'il s'agisse de la crise financière, de la crise alimentaire, de celle de l'énergie ou du changement climatique, toutes les crises affectent durement les femmes.
Votre budget de 500 millions dollars est-il suffisant?
C'est un budget de départ et il faut le considérer comme tel. C'est un minimum et nous avons besoin de bien plus mais nous allons demander aux Etats membres d'augmenter leur participation, de faire un investissement "dans" les femmes.
Les ONG souhaitent que l'agence dispose de ses propres forces sur le terrain. Qu'en pensez-vous?
D'ores et déjà, l'Unifem est présente dans 80 pays. Ce n'est pas suffisant et je souhaite élargir cette présence. Dans ce sens, je suis d'accord avec les ONG. Mais je souhaite que l'argent aille aux communautés de femmes qui agissent sur le terrain.
Vous avez semblé hésiter à prendre la tête de l'ONU Femmes...
Ce n'est pas une question d'hésitation mais il fallait que je fasse un choix. Ce n'est pas facile quand vous bénéficiez de plus de 70 % d'opinions favorables dans votre pays ! Les gens craignaient que je les abandonne et je ne veux pas les abandonner. Je serai à New York, ce n'est pas si loin. Et je vais travailler à la cause des femmes, une cause qui concerne aussi les femmes du Chili. C'est un job merveilleux et passionnant.
Propos recueillis par Brigitte Perucca

jeudi 23 septembre 2010

Raúl Ruiz pense au retour

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Le cinéaste, qui a quitté son pays au lendemain du coup d’Etat de 1973, vit depuis plus de 30 ans en France. Lors de la présentation de son dernier film au festival international de cinéma de San Sebastián, il a indiqué que ses problèmes de santé – il souffre d’un cancer et a subi une greffe de foie l’année dernière- l'avaient incité à retourner au Chili.

UN ENNEMI BIEN PRATIQUE

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EDUARDO GALEANO, À SEVILLA. PHOTO ALEJANDRO RUESGA 11-03-2010



Le patriotisme est légitime dans l’hémisphère Nord, mais, au sud, il est perçu comme du populisme ou pis encore, comme du terrorisme. Les informations sont très manipulées, elles dépendent des yeux qui les regardent ou des oreilles qui les écoutent. La grève de la faim des Indiens Mapuches au Chili n’occupe que peu d’espace dans les médias les plus influents, alors qu’une grève de la faim au Venezuela ou à Cuba fait les gros titres. Alors qui sont les terroristes ?

Le président vénézuélien, Hugo Chávez, est un de ceux qui croisent le fer avec la presse. L’avons-nous abusivement catalogué ?

Il y a une diabolisation de Chávez dans les médias. Autrefois, c’était Cuba qui jouait le rôle du méchant, mais tout change. Et s’il n’y a pas de méchant, il n’y a pas d’histoire. S’il n’y a pas d’ennemis dangereux, que fait-on des dépenses militaires ? Le monde fonctionne sur une économie de guerre et a donc besoin d’ennemis. S’ils n’existent pas, on les invente. Il ne faut pas toujours prendre les anges pour des anges et les démons pour des démons. C’est un scandale qu’actuellement dans le monde, à chaque minute, on destine 3 millions de dollars aux armes de guerre, un euphémisme pour désigner l’industrie du crime. Le monde a besoin d’ennemis. Dans le théâtre du bien et du mal, les rôles sont parfois interchangeables, comme pour Saddam Hussein, un saint pour l’Occident un jour et un diable un autre jour.
Propos recueillis par Oscar Gutiérrez

Note :* Ecrivain uruguayen, auteur notamment de Les Veines ouvertes de l’Amérique latine – Une contre-histoire (éd. Plon).

Chili/mineurs : trois excavateurs de nouveau en action, encore des à-coups


La foreuse pétrolière "RIG-421", arrêtée près de 48 heures, le temps de cimenter les parois du puits, a repris du service mercredi. Elle a déjà atteint 27 mètres de profondeur et visait 40 m mercredi soir, l'objectif final étant de 597 m, a annoncé l'ingénieur en chef des travaux Andrès Sougarret.
Cette machine, présentée comme le "Plan C" des secours, est celle sur laquelle les familles fondent le plus d'espoirs, en raison de sa vitesse et de sa puissance, mais aussi parce qu'elle perce directement un puits de 70 cm de diamètre, le diamètre requis pour extraire les hommes un à un.
L'excavateur "T-130", chargé du "Plan B" des secours, élargissant à 70 cm un puits-pilote de 30 cm de large et de 630 m de profondeur, a pour sa part été arrêté quelques heures mercredi, car il a perdu une de ses quatre têtes foreuses, qui a dégringolé 600 m plus bas.
"Les mineurs l'ont récupérée (...) mais n'ont pas été exposés, car ils se trouvent à l'écart de la zone de forage", a précisé Andrès Sougarret.
"Ce type d'impondérable" souligne la nécessité d'être prudent sur les délais, a ajouté M. Sougarret, alors que le quotidien El Mercurio a affirmé mardi que les mineurs pourraient retrouver la surface dès la mi-octobre.
"Nous continuons de penser que nous les sortirons début novembre", a-t-il ajouté.
La mise en oeuvre de ce plan "B" a repris à la mi-journée et l'excavateur a atteint 85 m dans son second passage.
Le "Plan A" des secours, un puits-pilote qui n'en est encore qu'à 30 cm de diamètre, a pour sa part atteint 376 mètres, l'objectif final étant de 702 m.
Les 33 mineurs - 32 Chiliens et un Bolivien- sont prisonniers d'un large tronçon de galerie à 700 m sous terre depuis un éboulement le 5 août. Ils ont été découverts en vie il y a un mois, le 22 août, et sont depuis ravitaillés et suivis à partir de la surface. Ils peuvent en outre communiquer avec leurs proches.