mardi 6 avril 2010

Chili: séisme de magnitude 5,6

Selon l'Institut géophysique américain (USGS), le séisme a eu lieu à 18H36 locales (22H36 GMT) et son épicentre établi à 116 km à l'est la ville de Iquique, à 1.800 km au nord de Santiago. Le tremblement de terre a également été ressenti dans les régions péruviennes de Tacna et d'Arequipa.
Un autre petit séisme de magnitude 4,O a également fait trembler les villes péruviennes de Ica et Tinguina, plus au nord, egalement sans provoquer de victimes ou de dommages matériels. Le 27 février dernier, le Chili avait été frappé par un séisme de magnitude de 8,8 et un tsunami qui avaient fait 452 morts et 96 disparus, selon des chiffres officiels.

lundi 5 avril 2010

L'Île de Pâques: exotique mais facile à visiter

Mais surtout, l'île est facile à visiter. On peut louer à prix abordable une voiture, un scooter, un vélo ou un cheval. Sinon, on se joint à l'une des nombreuses excursions organisées. Il faut compter deux ou trois jours pour faire le tour des principaux sites archéologiques. Ceux qui restent plus longtemps peuvent aussi faire de la randonnée à pied ou à cheval dans la grande partie de l'île qui n'est pas accessible autrement.

L'île de Pâques ne compte qu'un seul village, Hanga Roa, où sont regroupés les quelque 5000 résidants de l'île (Pascuans). Parmi eux, il y a environ 3500 Rapanui, métissés pour la plupart. De premier abord, ils semblent fermés, car la vie difficile qu'ils ont connue a durci leurs traits. Mais quand on s'intéresse à eux, ils sont heureux de parler de leur culture.

Le village ne compte que quelques rues, que l'on visite à pied. Le long de la rue principale, restaurants et boutiques de souvenirs se côtoient. Les chiens sont en liberté et on peut même s'y promener à cheval.

Dans le port, les enfants se baignent entre les barques des pêcheurs tandis que les plongeurs se dirigent vers le large et que les surfeurs s'amusent sur les vagues.

Il faut attendre le début de la soirée pour voir les résidants envahir les rues, les cafés, les bars et les restaurants. L'atmosphère est détendue, sympathique, joyeuse. Et comme le soleil ne se couche qu'en fin de soirée, l'activité se poursuit jusque dans la nuit.

Du centre de Hanga Roa, on se rend à pied au site de Tahai où se trouve le seul moai avec des yeux qui a été restauré. Un peu plus loin, le Musée d'anthropologie offre une vision globale de l'histoire de l'île de Pâques et de la culture rapanui.

Culte de l'homme oiseau

Je me suis jointe à un groupe pour une excursion qui nous a menés de Vaihu à Anakena, une belle plage de sable blanc. Au cours de la journée, nous avons visité entre autres Tongariki, une plateforme impressionnante de 15 moai et la carrière à la base du volcan Rano Raraku, où étaient taillées les statues, avant de faire un arrêt à Te Pito Kura, la pierre magnétique dont on ignore la provenance.

Le lendemain, j'ai retenu les services d'un guide privé pour visiter Akuvi, un site situé à l'intérieur des terres. En route, nous avons fait un arrêt à Puna Pau, d'où provenaient les pukao (chapeaux rouges des moai).

À l'extrémité de l'île, une belle surprise m'attendait. Le village Orongo est spectaculaire avec ses maisons bateau à flanc de colline (partiellement restaurées dans les années 1970

et ses nombreux points de vue sur le motu où venaient nicher les oiseaux migrateurs. Orongo était essentiellement un lieu de culte dédié à l'homme oiseau, habité une fois par année seulement, pendant les compétitions qui entouraient l'élection du chef de la tribu. C'est aussi l'un des sites les plus importants de l'île en raison de la quantité et de la variété de ses pétroglyphes, qui comprennent aussi bien des dessins que des signes de l'écriture rongorongo gravés dans la pierre. Sans compter que le cratère du volcan Rano Kau vaut le déplacement. En apercevant cet immense lac, j'ai eu l'impression d'arriver sur une autre planète.



Info pratique

> Lan Chile est la seule compagnie aérienne à desservir l'île de Pâques. Le vol Santiago-Papeete (Tahiti), deux fois par semaine dans les deux sens, y fait une brève escale.

> Pour découvrir la culture autochtone, rien ne vaut les deux premières semaines de février, pendant le tapati, un festival organisé par et pour les Rapanui.

> Le mercure dépasse souvent les 30 degrés, mais tout au long de l'année un vent doux rend le climat agréable. Et l'air est pur.

> Outre un hôtel de très grand luxe (www.explora.com.cl), la plupart des établissements hôteliers sont rudimentaires. Par contre, j'ai entendu beaucoup de bien des pensions de famille.

> Peu de restaurants et de boutiques acceptent les cartes de crédit. Vous pouvez payer aussi bien avec des pesos qu'avec des dollars américains ou des euros.

Exhibition > 125.000 $ pour le Chili

Fernando Gonzalez, natif de Santiago, s'était rendu dans son pays pour apporter son soutien à son peuple. "Ces gens sont effrayés. Certaines personnes ont perdu leur famille. Et la plupart ont perdu leur maison, leur travail, tout. Ils n'ont plus rien".
Par Charlotte Ezdra

Chili: 2,7% de croissance en février

Le recul de février inclut "l'effet du tremblement de terre sur l'activité des deux derniers jours (du mois) dans quelques branches de l'idustrie, du commerce et des transports, ainsi que l'électricité, le gaz et l'eau", selon le communiqué de la Banque sur l'Indice d'activité économique (Imacec), qui préfigure le PIB.
L'organisme souligne toutefois que février, mois de vacances par excellence en plein été austral, connaît généralement une baisse d'activité. Par ailleurs, la collecte des données pour calculer l'indice a été mise en difficulté par les effets du séisme.
Néanmoins, le taux de 2,7% marque une croissance bien en-deçà des prévisions des analystes, qui tablaient avant la catastrophe sur une augmentation du PIB de 4% ou plus, dans le cadre de la reprise.
L'économie chilienne, considérée comme un modèle en Amérique latine, était revenue en novembre 2009 sur le chemin de la croissance après un an de récession sur fond de crise mondiale, finissant l'année 2009 à -1,7%.

vendredi 2 avril 2010

LA PETITE SIRÈNE EN VOYAGE

"Copenhague est privé de sa Petite Sirène pendant six mois et nous pensions qu'il fallait la remplacer. C'est le 1er avril, après tout!", explique à l'AFP Hanne Strager, responsable des expositions au Muséum d'histoire naturelle de Copenhague.

Doté d'une queue de poisson, le squelette, très bien imité, a été allongé sur le rocher dans la même position que la véritable statue de la Petite Sirène et a été exposé deux heures au grand plaisir des touristes.
"La sirène a été faite avec la moitié d'un squelette humain et l'autre moitié avec un espadon", dit Mme Strager. "Beaucoup de passants ont trouvé ça très drôle et se sont mitraillés en photo devant la sirène", raconte-t-elle.

La célèbre statue de la Petite Sirène a quitté la semaine dernière pour la première fois en près d'un siècle son rocher du port de Copenhague pour l'exposition universelle de Shanghai, où elle doit être exposée dans le pavillon danois jusqu'en novembre.
A l'occasion du 1er avril, le muséum d'Histoire naturelle de Copenhague avait envoyé aux rédactions un communiqué prétendant que la petite Sirène était "revenue".

Le musée affirmait que le soi-disant vrai squelette était le seul squelette complet de l'"Hydronymphus pesci", une espèce prétendument éteinte à la fin du XVIIème siècle et dont le musée danois détiendrait des restes depuis le début du XVIIIème siècle.

Il prétendait qu'un autre squelette de sirène se trouvait dans le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, mais que celui-ci n'était "pas aussi complet que l'exemplaire de Copenhague", parce que sa queue manquait.

La Petite Sirène, un conte de 1837 de l'écrivain danois Hans Christian Andersen, raconte l'histoire d'une sirène, être légendaire mi-humain mi-poisson, amoureuse d'un humain.

Le faux squelette a été ramené au Muséum où il sera exposé durant les congés de Pâques, a indiqué Mme Strager.

Le Chili lance d'ambitieux projets de logement pour les victimes du séisme

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Le Le lundi 29 mars 2010, le milliardaire conservateur Sebastián Piñera et la Ministre du Logement, Magdalena Matte, en visite à la commune de Lo Prado. Photo Alex Ibañez.
Le séisme d'une magnitude de 8,8 a détruit 81.444 logements, endommagé sévèrement 108.914 logements et causé des dégâts légers dans 179.693 logements, selon le président.
Au total 195.950 familles peuvent bénéficier cette année des projets du gouvernement qui va d'abord prendre soin des plus vulnérables dans les mois à venir.
Cette annonce correspond au troisième et dernier projet de reconstruction du gouvernement, qui financera la reconstruction et la réparation de 329.944 logements dans le centre du Chili et le long de la côte du pays dans deux ans.
La priorité sera donnée aux bâtiments publics tels que les hôpitaux, écoles et aux autres bâtiments d'infrastruture.
Le projet financera les deux phases de la reconstruction avec un fonds moyen de 7.700 dollars par logement.

Le Chili a pu rejouer

Sans Chupete Suazo, resté au Real Saragosse, sans Alexis Sanchez, retenu par Udinese, voire sans son capitaine Claudio Bravo, gardien emblématique de la sélection, et buteur occasionnel pour la Real Sociedad (blessé), la Roja ne s'est guère montrée dangereuse face au modeste 48e du classement FIFA.
Son technicien argentin, l'énigmatique et méticuleux Marcelo Bielsa, pouvait pourtant laisser échapper un soupir de soulagement. Enfin, le Chili retrouvait le terrain, et pouvait reprendre le cours d'une préparation très perturbée depuis la brillante qualification pour la Coupe du monde (2e du groupe Amérique du Sud derrière le Brésil). En novembre dernier, le suicide de Robert Enke, gardien de but de la sélection allemande, avait entraîné l'annulation du match amical prévu entre les deux équipes. Il y a un mois, un terrible tremblement de terre plongeait le pays dans la tragédie. Victime collatérale de ce drame national, la double rencontre de préparation (équipes A et B) contre la Corée du Nord et le Costa Rica, programmée le week-end suivant, était elle aussi rayée du calendrier. Le match, disputé dans la nuit de mercredi à jeudi, aura au moins permis à Bielsa de retrouver son rôle préféré, celui d'aboyeur du banc, et de replacer quelques-uns de ses joueurs-clefs (Rodrigo Millar, Gary Medel) sur le chemin de l'Afrique du Sud.
L'essentiel, pourtant, était ailleurs, comme en témoignait l'enthousiasme de la foule remplissant à ras-bord le petit stade de Temuco, ville moyenne du sud du pays. Dès la première minute de jeu, l'hymne national retentissait dans les tribunes. Cinq minutes après le début du match, les « olé » descendaient des gradins. Au terme d'une rencontre très moyenne, pas un sifflet n'est venu ponctuer ce résultat décevant. En fin de compte, le Chili a un peu gagné quand même. - D. A. (à Santiago du Chili)