mercredi 6 novembre 2013

CHILOÉ, LA PATAGONIE VUE DU LARGE

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PONT DES AMES INCARNE UNE VIEILLE CROYANCE DES INDIENS MAPUCHE. PHOTO LAURENT FABRE

Grande comme la Corse et flottant tout au nord de la Patagonie, Chiloé ­représente un monde à part au Chili. Sur cette île côtière isolée commence ou se termine la Panaméricaine, seule route asphaltée de l'île. Tout le reste n'est que pistes en terre qui jouent à saute-mouton sur le dos des collines. Chiloé a deux visages: sauvage côté océan Pacifique, où sa forêt primaire quasi tropicale rencontre la mer ­déchaînée ; bucolique face au continent, où les prairies et les bocages épousent sa côte découpée de fjords et d'îles.
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LA PÉNINSULE PRÉSERVÉE DE RILÀN. PHOTO LAURENT FABRE  

L'île a deux visages: sauvage côté océan, bucolique et pastorale face au continent. Là prairies, fermes et hameaux dégringolent vers une côte constellée d''îles.
L'île a gardé une identité forte, née de son isolement et du métissage entre les indigènes et les Espagnols. Cette culture unique se lit dans son architecture et ses mythes. Evangélisés par les Jésuites, puis par les Franciscains, les indigènes ont construit, selon leurs techniques ­issues de la construction navale, de ­remarquables églises en bois. Seize d'entre elles sont aujourd'hui inscrites au patrimoine de l'humanité. Que ce soit l'église de Castro, la capitale, aux flèches néogothiques peintes en jaune soleil, rose et aubergine, ou dans la ravissante église bleue et blanche du village de ­pêcheurs de Tenaún, l'intérieur évoque la cale d'un navire retourné. Au-delà du catholicisme, la colonisation a conduit à un véritable syncrétisme entre mythologie indienne et sorcellerie européenne. Gnomes, sorciers, bateaux fantôme et sirènes: toute une cosmogonie explique la naissance et la vie des îles, les tentations et les interdits. Ainsi se ­presse-t-on de faire baptiser les fils aînés si l'on ne veut pas qu'ils soient transformés en Invunche, monstrueux garde de la grotte des Sorciers.


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LA MOUETTE RIEUSE. PHOTO LAURENT FABRE  

De fait, il suffit de marcher dans la forêt luxuriante pour que l'imagination s'enflamme. L'une des plus belles balades de l'île, à faire accompagné d'un guide, mène à la pointe Pirulil qui s'avance dans l'océan Pacifique. Selon la légende, c'est au bout de cette pointe que les âmes des morts attendent le navire qui les ­mènera vers l'au-delà. Après avoir longé les rouleaux d'écume et marché dans la forêt primaire entre bambous échevelés et canelos, les arbres sacrés des Mapuches, on débouche soudain sur les prairies sacrées qui surplombent les flots. L'on avance subjugué par la puissance et la poésie du paysage où les rugissements des lions de mer se mêlent aux cris de l'océan. Là, au creux de ce paysage grandiose, le pont des Ames, tout en bois incarne la légende. Une ­véritable invitation à méditer face à ­l'immensité de l'océan.


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LA PÊCHE ET L'ARTISANAT. PHOTO LAURENT FABRE

Dans un Chili en pleine croissance, l'île se développe: ouverture d'un aéroport, amélioration des infrastructures et surtout prise de conscience des charmes de l'île. Au bord de l'eau, les quartiers traditionnels des palafitos inspirent. Il y a de quoi: ces petites maisons en bois montées sur pilotis ressemblent, à marée haute, à des bateaux prêts à larguer les amarres. Dans le fjord de Castro, le quartier de Gamboa a ainsi le vent en poupe depuis deux ans. Y éclosent ­cafés, restaurants, boutiques d'artisanat et ­hôtels gentiment bohèmes et trendy, comme le ravissant hôtel Palafito 1326.


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LES PALAFITOS DE GAMBOA. PHOTO LAURENT FABRE  
Les palafitos de Gamboa, quartier qui monte à Castro, ressemblent à des bâteaux prêts à larguer les amarres.

Sur la péninsule préservée de Rilán, trois hébergements de haute qualité ont vu le jour récemment. Dans un ­environnement pastoral, les bâtiments modernes du Centro de Ocio mettent à l'honneur le talent des charpentiers de l'île avec leurs volumes audacieux. De sorte que l'hôtel, qui domine le long fjord de Castro, est entièrement tourné vers la vue, la nature et la culture de l'île. Le Refugia, quant à lui, joue dans la cour des grands du tourisme d'aventure. A l'origine du projet, un jeune ingénieur civil, ­Andres Bravari. Après avoir travaillé sur les plus gros chantiers du Chili, des mines de l'Atacama aux routes de Patagonie, il s'est installé voilà dix ans à Chiloé. La puissance des éléments, l'identité du lieu, la simplicité d'un mode de vie toujours rural l'ont convaincu que Chiloé deviendrait la prochaine destination à la mode du Chili. D'où l'idée du Refugia, refuge ultra-contemporain de 12 chambres ouvert il y a tout juste un an.


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L'HÔTEL REFUGIA.  PHOTO LAURENT FABRE  

Un petit bijou en bois est amarré au ponton de l'hôtel: avec son salon vitré, le Williche est une invitation à naviguer dans l'archipel de Chiloé aux 36 îlots habités. Alors que les dauphins dansent à la proue du navire, l'on rejoint la minuscule Machuque: une poignée de palafitos, des fermes et deux musées qui la font ressembler à la grande Chiloé en miniature. C'est ici qu'Isabel Allende a situé son dernier roman, Le Carnet de Maya. Sur cette île où le temps s'est arrêté, une jeune Américaine à la dérive reprend goût à la vie…
L'église Saint-François de Castro entièrement bâtie en bois local.


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 L'ÉGLISE SAINT-FRANÇOIS DE CASTRO. PHOTO LAURENT FABRE

Chiloé est une terre d'écrivains. Parmi eux un géant, né dans le petit village de Quemchi au nord de l'île: Francisco Coloane, auteur d'aventures lyriques et épurées du Grand Sud austral. Après avoir parcouru le monde, l'écrivain explorateur David Lefèvre s'est posé à Chiloé pour une aventure intérieure. Au fond de sa cabane sont nées les Solitudes australes, une ode à la nature chilote et à la frugalité. Il confie qu'ici il a trouvé la force de la Bretagne d'il y a deux générations, avec des hommes qui vivent entre leur lopin de terre et la mer.


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ÉGLISE DU VILLAGE DE PÊCHEUR DE TENAÙN. PHOTO LAURENT FABRE

Alors oui, avec ses pêcheurs en ciré, ses coquillages que l'on ramasse à marée basse, sa pluie omniprésente entrecoupée d'arc-en-ciel et de ciels purs, ses chalutiers couchés sur le sable, ses histoires de sorciers et même son beurre salé, Chiloé évoque, avec une pointe de nostalgie et beaucoup d'exotisme, la Bretagne…


lundi 4 novembre 2013

CARLOS BERGER GURALNIK, VICTIME EMBLEMATIQUE DE LA CARAVANE DE LA MORT

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CARMEN HERTZ ET CARLOS BERGER GURALNICK EN 1973
C’était une des opérations locales d’extermination à la charge de la « caravane de la mort », unité spéciale héliportée sous le commandement du général Sergio Arellano Stark. Composée d’une douzaine d’officiers et sous-officiers spécialement choisis, elle a décollé de l'aérodrome de Tobalaba le 30 septembre 1973 et a parcouru le Chili du sud au nord pendant le mois d’octobre.

Ils ont fait étape dans 16 villes du pays, et ils ont épluché les listes de prisonniers politiques détenus après le putsch dans des prisons et casernes de chaque ville. Une rapide sélection effectuée par le général Sergio Arellano Stark et ses assistants lors d’une grossière pantomime de tribunal militaire, déterminait ceux qui devaient être exécutés sans délai. Près d’une centaine de victimes a été recensée au passage de la « caravane de la mort ».


Tout au long de leur sinistre trajet, l’équipe d’officiers triés sur le volet et des adjoints des garnisons locales ont exécuté ces prisonniers avec une cruauté démesurée : ils leur ont brisé les os à coups de crosses et à coups de pieds, ils les ont souvent frappés avec des longs couteaux corvos, et ont à plusieurs reprises mutilé leurs victimes avant de les fusiller.
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L'ANCIEN GÉNÉRAL JOAQUÍN LAGOS OSORIO,
COMMANDANT DE LA 1ÈRE DIVISION D'ARMÉE DU NORD
« J’avais honte de les voir. Ils étaient en morceaux. Au point que je voulais les reconstituer, leur donner au moins une forme humaine. Oui, ils leur arrachaient les yeux au couteau, leur cassaient les mâchoires, leur cassaient les jambes... À la fin ils leur donnaient le coup de grâce. [...] On les tuait de façon à ce qu'ils meurent lentement. C’est à dire, parfois ils les fusillaient par parties. D'abord, les jambes, ensuite, les organes sexuels, ensuite, le cœur. Les mitrailleuses faisaient feu en cet ordre ».  
Ex-général Joaquín Lagos Osorio, Commandant de la 1ère Division d'armée du Nord et chef de la zone militaire sous état de siège d’Antofagasta, en interview au journal « El Pais », Madrid, 21 janvier 2001.
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AFFICHE DE LA  UNE MINI-SÉRIE TÉLÉVISÉE CHILIENNE « ECOS DEL DESIERTO »  (DES  ÉCHOS DU DÉSERT)  

Vingt huit ans après, quand on a demandé à l'ex-général Joaquín Lagos Osorio —Commandant de la 1ère Division d'armée du Nord et chef de la zone militaire sous état de siège d’Antofagasta—, pourquoi les corps des exécutés n'avaient jamais été remis aux familles, Lagos a expliqué qu'il avait honte qu'on découvre les méthodes barbares des officiers de la caravane pour assassiner les prisonniers.

La version officielle des autorités militaires pour justifier ces exécutions sommaires a été —comme dans d’autres innombrables cas d’assassinats de détenus politiques—, que les victimes avaient essayé de s’enfuir lors du transfert. Les morts ont été enterrés ensuite par dizaines dans des tombes anonymes.
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CARLOS BERGER GURALNICK
ET SON FILS GERMAN EN 1973
La dépouille de Carlos Berger Guralnik a été enfouie avec celles d’autres 25 victimes dans une zone désertique de la région de Calama, près de la route à San Pedro de Atacama. La dictature a tenté des années plus tard d’effacer complètement les traces des massacres tout au long du pays, et plusieurs charniers clandestins ont été détruits à l’explosif, vidés avec des pelles mécaniques et les restes lancés à la mer.

Après des années de fouilles, seuls quelques fragments d’os ont été retrouvés en 1993 dans le désert, ceux de Carlos Berger Guralnik identifiés formellement en 2003.

Carlos Berger Guralnik a laissé à sa mort un très jeune enfant de 11 mois. Le père de Carlos Berger s'est suicidé en 1984, atteint d’une grave dépression, et quatre ans plus tard, en juin 1988, s'est suicidée sa mère, Dora Guralnik.


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CARMEN HERTZ 

Sa veuve, Carmen Hertz, jeune avocate en octobre 1973, n’a eu de cesse de retrouver les traces de son mari assassiné, et de rétablir la vérité dans nombre de cas de violations aux droits de l’homme. Elle est devenue une des juristes du vicariat de la solidarité, l’organisme d’assistance juridique aux persécutés mis en place par l’église catholique aux débuts de la longue dictature de Pinochet. Me Hertz a occupé aussi par la suite des postes auprès d’organismes internationaux chargés des droits de l’homme, ainsi que des commissions des spécialistes de l’Onu.

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AFFICHE DU FILM «MA VIE AVEC CARLOS»
La fin tragique de Carlos Berger Guralnik —très apprécié de ses camarades et collègues par son enthousiasme, son dévouement et sa créativité—, a fait l’objet de films, notamment « Ma vie avec Carlos », réalisé par son fils Germán, et d‘une récente mini série qui a connu un grand retentissement au Chili, « Échos du désert ».


Une initiative citoyenne lancée sur les réseaux sociaux propose d’instituer le jour de sa mort, le 19 octobre, journée du « communicateur social », en hommage à Carlos Berger et à travers lui, aux nombreux journalistes tués para la dictature chilienne.

dimanche 3 novembre 2013

LE PRÉSIDENT CHILIEN SE REND À PARANAL POUR ANNONCER LA CESSION DE TERRES AU PROFIT DE L'E-ELT

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SUR LA PHOTO, AU PREMIER RANG À PARTIR DE LA GAUCHE : UELLI WEILENMAN (DIRECTEUR ADJOINT DE L'OBSERVATOIRE DE LA SILLA PARANAL), ALFREDO MORENO (MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES), TIM DE ZEEUW (DIRECTEUR GENERAL DE L'ESO), SEBASTIÁN PIÑERA (PRESIDENT DU CHILI), WALDO MORA (GOUVERNEU DE LA II RÉGION) ET MATEO BUDINICH (PRÉSIDENT DU CONICYT). DANS LA SECONDE RANGÉE DE GAUCHE À DROITE : FERNANDO COMERON (REPRÉSENTANT DE L'ESO AU CHILI), JUAN CARLOS BULNES (SOUS-SECRÉTAIRE AUX BIENS NATIONAUX) ET MÓNICA RUBIO (CONSEILLÈRE EN ASTRONOMIE DU CONICYT)PHOTO  ALEX IBAÑEZ


La visite incluait une excursion au sommet du Cerro Paranal, site du Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO, le télescope optique le plus avancé au monde.

Au cours d'une cérémonie qui s'est tenue à la Résidence de Paranal, le Président Piñera a remis l'acte authentique, récemment signé, de cession des terres du Cerro Armazones au Directeur Général de l'ESO. Le Président a souligné l'importance de protéger les cieux du nord Chili. « Nous avons fait un grand pas pour renforcer le statut du Chili en tant que capitale mondiale de l'astronomie. Le Télescope Géant Européen sur le Cerro Armazones sera l'oeil le plus grand du monde, un œil qui scrutera le ciel chilien et plongera dans ces secrets que l'Univers n'a pas encore révélés. Aujourd'hui est un jour très important pour l'astronomie contemporaine mais aussi un jours très important pour le Chili."


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 UNE MAQUETTE DU FUTUR TÉLESCOPE GÉANT E-ELTPHOTO  ALEX IBAÑEZ
Le Directeur Général de l'ESO a exprimé toute sa gratitude au Gouvernement du Chili pour avoir franchi cette étape importante : « La coopération entre le Chili et l'ESO, qui a débuté voici 50 ans, s'est avérée, non seulement très fructueuse et durable, mais également source d'opportunités intéressantes pour l'avenir – au profit du Chili, des Etats Membres de l'ESO, du progrès de la science et de la technologie. L'E-ELT en constitue la meilleure preuve. »


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LORS D'UNE CÉRÉMONIE QUI S'EST TENUE LE 27 OCTOBRE 2013 À L'OBSERVATOIRE PARANAL DE L'ESO DANS LE DÉSERT CHILIEN DE L'ATACAMA, LE PRÉSIDENT DU CHILI, SEBASTIÁN PIÑERA, A REMIS LES DOCUMENTS JURIDIQUES RÉCEMMENT SIGNÉS QUI OFFICIALISENT LE TRANSFERT, À L'ESO, DES TERRES SITUÉES AUTOUR DU CERRO ARMAZONES PAR LE GOUVERNEMENT CHILIEN. LE CERRO ARMAZONES, QUI ACCUEILLERA BIENTÔT LE TÉLESCOPE GÉANT EUROPÉEN (E-ELT), CULMINE À 3060 MÈTRES D'ALTITUDE ET SE SITUE À 20 KILOMÈTRES DU CERRO PARANAL, SITE D'IMPLANTATION DU TRÈS GRAND TÉLESCOPE DE L'ESO.  PHOTO  ALEX IBAÑEZ 
Les documents juridiques stipulent que le gouvernement chilien transférera 189 kilomètres carré de terres situées autour du Cerro Armazones pour les besoins de l'installation de l'E-ELT, et accordera une concession d'une durée de 50 années sur les terres environnantes. Cette région étendue, d'une superficie de 362 kilomètres carré, protègera l'E-ELT de la pollution lumineuse et des conséquences de l'extraction minière. Lorsqu'à l'aube de la prochaine décennie il sera pleinement opérationnel, l'E-ELT sera géré depuis l'Observatoire Paranal de l'ESO.

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LA VISITE INCLUAIT UNE EXCURSION AU SOMMET DU CERRO PARANAL, SITE DU TRÈS GRAND TÉLESCOPE (VLT) DE L'ESO, LE TÉLESCOPE OPTIQUE LE PLUS AVANCÉ AU MONDE.  PHOTO  ALEX IBAÑEZ

La cérémonie s'inscrit dans la continuité d'un accord signé en octobre 2011 par le Ministre des Affaires Etrangères chilien et l'ESO.

Plus d'informations

L'ESO est la première organisation intergouvernementale pour l'astronomie en Europe et l'observatoire astronomique le plus productif au monde. L'ESO est soutenu par 15 pays : l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Brésil, le Danemark, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L'ESO conduit d'ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l'astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d'importantes découvertes scientifiques. L'ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l'organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L'ESO gère trois sites d'observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. À Paranal, l'ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l'observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et deux télescopes dédiés aux grands sondages. VISTA fonctionne dans l'infrarouge. C'est le plus grand télescope pour les grands sondages. Et, le VLT Survey Telescope (VST) est le plus grand télescope conçu exclusivement pour sonder le ciel dans la lumière visible. L'ESO est le partenaire européen d'ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L'ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d'un télescope européen géant (E-ELT pour European Extremely Large Telescope) de la classe des 39 mètres qui observera dans le visible et le proche infrarouge. L'E-ELT sera « l'œil le plus grand au monde tourné vers le ciel ».


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 PHOTO  ALEX IBAÑEZ








VINO DEL MAR

[ Pour écouter, double-cliquerr sur la flèche ]

   
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« VINO DEL MAR», PARU LA PREMIÈRE FOIS DANS L'ALBUM « LUGARES COMUNES » DE 2002 CHEZ WARNER MUSIC GROUP. LE THÈME  «VINO DEL MAR» EST UN TEXTE D'HOMMAGE À MARTA UGARTE, DE PATRICIO MANNS. L’ARRANGEMENT ET COMPOSITION MUSICALE DE LA CHANSON EST L’OEUVRE DE PATRICIO MANNS ET MANUEL MERIÑO POUR LE GROUPE  INTI-ILLIMANI.  CETTE VERSION « LIVE » EST PRÉSENTÉ PAR PATRICIO MANNS LORS DU CONCERT DU GROUPE  INTI-ILLIMANI DANS LE « COURT CENTRAL  » DE SANTIAGO DU CHILI.  
DURÉE : 00:05:32 

vendredi 1 novembre 2013

CHILI : SÉISME DE MAGNITUDE 6,6 PRÈS DES CÔTES, PAS DE VICTIME

Juan Manuel Fuenzalida, gouverneur de la région de Coquimbo, a lancé «un appel au calme et a demandé à la population de ne pas saturer les lignes de téléphone».

Pour sa part, le Service Océanographique de la marine (SHOA) a écarté tout risque de tsunami, de même que le Centre d’observation des tsunami dans le Pacifique, basé à Hawaï, qui n’a pas émis d’alerte.
SÉISMOTECTONIQUE D'AMÉRIQUE DU SUD (RÉGION DE NAZCA PLATE)

Le Chili est situé sur ce que les géologues appellent la ceinture de feu du Pacifique, où l’activité sismique est particulièrement intense.

Le pays avait été la proie d’un important séisme de magnitude 8,8 en février 2010, qui avait coûté la vie à 200 personnes et détruit de nombreux bâtiments.

Les autoroutes avaient été endommagées et des ponts détruits, tandis que de nombreux immeubles s’étaient effondrés en raison de la violence du tremblement de terre.

PRESSE

CHILI: LA POLICE POLITIQUE DE PINOCHET VERSAIT DE L'ARGENT AUX MÉDIAS

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PHOTOMONTAGE TÉLÉ SUR
Des sommes d'argents versées à des organes de presse

En se basant sur des enquêtes judiciaires, le site El Mostrador  vient de révéler que les médias chiliens et des agences de presse étrangères avaient perçu de l’argent de la Direction nationale du renseignement (DINA), le service de renseignement chilien pendant la dictature militaire d'Augusto Pinochet.

Dans un article publié dans Courrier International, le journaliste chilien Jorge Escalante énumère les titres d'organes de presse concernés : parmi eux figurent le journal conservateur chilien El Mercurio, mais aussi Las Ultimas Noticias, Diario austral, La Nación, La Prensa, les hebdomadaires Qué Pasa et Ercilla, le groupe Copesa. Sur la liste se trouvent également l'agence de presse chilienne Orbe ainsi que les agences de presse étrangère United Press International (UPI) et l'Agence France Presse (AFP).

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DES PUBLICATIONS ÉDITÉES DEPUIS MI JUIN 1975 AU BRÉSIL, EN ARGENTINE ET AU MEXIQUE, —CERTAINES PARUES UNE SEULE FOIS—, ONT SIGNALÉ DES « LUTTES INTERNES » ET DE RÈGLEMENTS DE COMPTES AU SEIN DU MIR, ET ONT PUBLIÉ DES LISTES DE MORTS QUI COÏNCIDAIENT ÉTRANGEMENT AVEC CELLES DES PRISONNIERS TOMBÉS DANS LES GRIFFES DE LA DINA ET DISPARUS DEPUIS. LA PRESSE CHILIENNE PROCHE DE LA DICTATURE A PARTICIPÉ AUSSI À CETTE VASTE MANIPULATION.
Un compte secret dans une banque chilienne

Le journaliste souligne que les médias ont encaissé des chèques provenant d'un compte intitulé «Direction de réadaptation nationale » (Dinar), dans une banque chilienne, au nom de Manuel Contreras, l’ancien directeur de l’organisation de 1973 à 1978. Les noms de plusieurs agents de la DINA circulent dans cette affaire, dont celui de Marcelo Moren Brito, l’ancien chef de la Villa Grimaldi, l’un des plus importants centres de de détention et de torture pendant la dictature, celui de Christoph Willikie Flöl, chef du Département extérieur de la DINA, ou encore Juan Morales Salgado et Pedro Espinoza Bravo, anciens chefs de la DINA, tous derrière les barreaux. 

Le silence de la presse

Ces versements expliquent non seulement le mutisme de certains organes de presse sur les violations de droits de l’Homme commis pendant la dictature, mais également « la complicité de cette presse qui a fait état de prétendus affrontements s'étant soldés par la mort de militants de gauche, alors que la justice a établi qu'il s'agissait d'assassinats et de disparitions», explique  Jorge Escalante dans son article, évoquant entre autres l'opération Colombo et l'affaire de la Rinconada de Maipú.


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« Un terrorisme d’Etat au Chili »

Ces révélations montrent qu’il existait une action antidémocratique « de nature institutionnelle de l'État chilien », selon Mireya Garcia, vice-présidente de l'Association des familles de disparus (AFDD) qui condamne une « une complicité généralisée au Chili qui a permis de produire ce qui s'est passé dans le pays », rapporte la Prensa.com.

Pour Alicia Lira, présidente de l’Association des familles d'exécutés politiques (AFEP), ces importantes sommes d'argents versées aux organes de presse confirment qu’il existe « un terrorisme d’Etat au Chili.» La révélation de ces grosses sommes d’argent montre que « la DINA a non seulement payé ses agents, mais a financé l'Etat tout entier, y compris les médias, c'est pourquoi il a menti au sujet de ces crimes. Il y a eu un terrorisme institutionnalisé au Chili », explique-t-elle.

Entre 1973 et 1990, environ 3 200 personnes sont mortes ou ont disparu sous la dictature d’Augusto Pinochet, selon les organisations de défense des droits de l'Homme, et 38 000 ont été torturées, selon les chiffres officiels.