mercredi 9 avril 2014

CHILI: 55 VACHES TUÉES PAR LA FOUDRE DANS LE SUD DU PAYS

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UN TROUPEAU DE 55 VACHES A ÉTÉ TUÉ DANS UN ORAGE LORSQUE LA FOUDRE  S'EST ABATTUE SUR L'ARBRE QUI LES PROTÉGEAIT DE LA PLUIE. L'HÉCATOMBE S'EST PRODUITE DANS LA RÉGION DE LOS RIOS, DANS LE SUD DU CHILI.

Selon les médias locaux, un groupe d'employés de l'exploitation de Las Cascadas a fait cette macabre découverte autour de l'arbre calciné alors qu'ils rassemblaient le bétail.
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L'administrateur de la ferme, Carlos Godoy, a confié à la presse locale n'avoir « jamais vu » de tels orages dans la région.

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PHOTO  IMAGEN DE TWITTER
Située à environ 800 km au sud de Santiago, la région de Los Rios tire l'essentiel de ses revenus du tourisme, de l'élevage et de la sylviculture.

mardi 8 avril 2014

LE CRU ET LE CUIT

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Pour tenter de masquer le crime, elle a démembré le corps et fait cuire les morceaux dans une marmite, avant de les jeter dans des sacs poubelles à la décharge publique de Molina, ont informé les autorités judiciaires. Prise de remords, Roxana Valdes Caro s'est finalement rendue à la police lundi. «L'accusée a confessé avoir tenté de faire disparaitre son compagnon», a indiqué le procureur Marcelo Garrido.

Selon les premières déclarations à la police, Roxana Valdes Caro a expliqué qu'elle avait effectué «cette macabre disparition en imitant dans les moindres détails une série policière de télévision».

vendredi 4 avril 2014

CHILI : SERGIO BUSCHMANN DANS «UNE SITUATION CRITIQUE»

SERGIO BUSCHMANN


Sergio Buschmann Silva, comédien chilien de théâtre, de cinéma et de télévision, est dans un état critique à l'hôpital Gustavo Fricke de Valparaiso.


Buschmann était un farouche opposant à la dictature d’Augusto Pinochet. Arrêté puis expulsé du pays en 1978, il s'exile en Suède où il demeurera cinq ans. Après un séjour en Amérique centrale, il est revenu au Chili en 1980.Le comédien se trouve    interné suite à des problèmes cardiaques, qui se sont aggravés. 
SERGIO BUSCHMANN

« Nous espérons que tout ira bien pour lui. C'est un très bon camarade et un grand acteur. C'est quelqu'un de très aimé dans le milieu du théâtre et très respecté au Chili. » exprimait un de ses proches. 

SERGIO BUSCHMANN A RETROUVÉ DEPUIS UN AN LES GEÔLES CHILIENNES

   
PORTRAIT 
      
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SERGIO BUSCHMANN 
Revenu d'exil, le comédien et ancien guérillero anti-Pinochet SERGIO BUSCHMANN a retrouvé depuis un an les geôles chiliennes: la démocratie ne lui pardonne pas d'avoir combattu la dictature. Prisonnier de Pinochet

par Gilles BAUDIN


Avec pour tout costume son éternelle casquette et un blouson d'hiver enserrant une carrure de catcheur, il est revenu saluer son public, clairsemé mais vibrant. En ce froid après-midi de juin 1994, le hall d'arrivée de l'aéroport de Santiago retentit d'applaudissements, puis de huées, lorsque la police procède à l'arrestation d'«un des terroristes les plus recherchés du Chili», passager goguenard rentrant volontairement de plusieurs années d'exil, à bord d'un vol en provenance du Costa Rica.

C'était la dernière prestation de Sergio Buschmann. Aujourd'hui, ce comédien et ancien militant du Front patriotique Manuel Rodriguez (FPMR) est écroué depuis près d'un an par le régime démocratique chilien pour ses activités de lutte armée contre la dictature de Pinochet. Le voilà confiné, à 52 ans, dans un rôle qu'il a déjà interprété par deux fois: celui du prisonnier politique. Détenu volontaire et un brin provocateur, en l'occurrence, comme s'il prenait une revanche sur ses débuts en détention, ô combien moins amènes.

Au lendemain du coup d'Etat de 1973, le comédien en herbe, militant actif des Jeunesses communistes, est arrêté par les militaires. Égrenant la litanie des crimes et des souffrances, suit un calvaire commun à des milliers de partisans de Salvador Allende: le stade Chili, un gymnase concentrationnaire où les sbires massacrèrent le chanteur Victor Jara, puis le camp de Cerro Chena, atroce abattoir, et enfin la caserne Tacna, avant de retrouver, au bout d'un an, ce qu'il faut bien appeler la liberté.


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SERGIO BUSCHMANN 
Simple et terrible, la leçon est vite tirée. «J'ai découvert alors la barbarie dont était capable l'oligarchie chilienne par militaires interposés. Et je me suis juré de ne servir, dorénavant, qu'un projet politique appuyé par les armes», nous explique l'hôte illustre de la prison de haute sécurité de Santiago dans le parloir souterrain où il est autorisé, une fois par semaine, à recevoir ses visiteurs.

Sergio Buschmann, ou la double constance: dès l'âge tendre, cette tête de bois fut saisie par la passion du théâtre et de la politique, au grand dam de sa famille, l'une des plus grandes fortunes du sud du Chili, amassée par l'aïeul, un dentiste allemand venu chercher fortune au pied des Andes. «Il a dû en arracher, des dents, pour pouvoir acheter autant de terres et même une banque!», ironise son petit-fils. Comme il sied alors dans la bonne société, c'est dans un palais de Buenos Aires que les parents vont élever leur progéniture. Le jeune Sergio s'évade vers une école de théâtre et les rangs tumultueux de la jeunesse péroniste. Il a quatorze ans, sa vie est lancée.
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SERGIO BUSCHMANN. PHOTO EL MERCURIO DE VALPARAÍSO

De retour à Santiago, il persiste et signe, dans le même élan, son inscription à la sélecte académie d'art dramatique de l'université du Chili, ainsi que sa carte d'adhérent des Jeunesses communistes ­ «la sensibilité de l'artiste m'a conduit naturellement à m'intéresser à la question sociale». Et roulent les années 60, entre Tchekhov et Lénine, entre Molière et la révolution cubaine, jusqu'au triomphe de la gauche en 1970, qui porte Salvador Allende à la présidence. Epoque prolifique mais brève pour les troupes du théâtre militant, avant que la troupe d'un certain Pinochet, au petit matin du 11 septembre 1973, ne laisse tomber un linceul noir sur le rideau rouge. Les généraux mettent aussitôt la vie culturelle sous l'éteignoir. Après sa libération, Buschmann vivote, acteur sans grand rôle et militant sans emploi. En 1978, il s'exile en Suède où il demeurera cinq ans.

Mais au début des années 80, sous l'effet des convulsions révolutionnaires en Amérique centrale, les communistes inscrivent la «rébellion armée» à l'ordre du jour, pour en confier la mise en scène au débutant Front patriotique Manuel Rodriguez, qui tire son nom d'un héros de l'indépendance du Chili. Les brumes scandinaves se dissipent: Sergio Buschmann est promu au saint des saints, parmi les neuf «commandants» de la direction nationale du Front. C'est le grand retour au pays, où il décroche des rôles secondaires dans les telenovelas, ces feuilletons télévisés à l'eau de rose qui battent tous les records à l'Audimat. Comédien le jour, guérillero la nuit, l'acteur se régale du jeu de masques inhérent à la vie clandestine.

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SERGIO BUSCHMANN 
La direction du FPMR lui assigne en 1986 la tâche de constituer un arsenal insurrectionnel: des milliers de fusils, des centaines de lance-roquettes ainsi que leurs munitions, «en provenance de la solidarité internationale», sont ainsi débarqués sur une plage du nord du pays. Mais les satellites-espions américains détectent le mouvement des navires cubains qui ont acheminé le matériel. L'arsenal est saisi, Buschmann et ses camarades capturés, torturés, encore et encore...

L'homme aux dix mille fusils est enfermé dans la prison de Valparaiso. Vue sur la mer: il s'évadera. Le plus simplement du monde, il réclame une échelle pour repeindre sa cellule, fort peu présentable alors qu'on annonce, en ce mois d'août 1987, la visite de parlementaires étrangers soucieux du sort des détenus politiques chiliens. On la lui prête, et le voilà qui monte à l'assaut du toit pour jouer la fille de l'air, sous une pluie battante, à l'heure où les gardiens sont captivés par la telenovela.

La légende est née. En cavale mondiale, reçu par Jane Fonda ou le Parlement australien, Buschmann l'irréductible prend plaisir à la cultiver, sans trop percevoir que son monde est en train de s'écrouler. Au Chili, l'opposition armée, vaincue, se fragmente à l'infini, cependant que renaît une démocratie fragile, sous l’œil vigilant des militaires. A Moscou, le rouge passe de mode.

Pour le rebelle solitaire, ou presque, la boucle planétaire est bouclée. Lassé par son exil, et pour une ultime bravade, il rentre chez lui en sachant que la prison le guette. Là, entre rires et fureur, il attend désormais d'être jugé. Mais pour quels motifs, s'insurge-t-il, «pour avoir pris les armes contre la barbarie ?» Et Sergio Buschmann de dénoncer «cette pseudo-démocratie qui fait la part belle aux assassins et emprisonne 80 combattants» (pour la plupart des militants ayant poursuivi la lutte armée après le rétablissement de la démocratie, ndlr). La visite est finie, les barreaux retombent sur l'artiste désarmé.
          
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SERGIO BUSCHMANN 
1942. Naît à Osorno.

1970. Militant des Jeunesses communistes lorsque Allende est élu.

1978. S'exile en Suède pour fuir la dictature de Pinochet.

1980. Retour au Chili.

1986. Arrêté après la découverte de l'arsenal du Front patriotique Manuel Rodriguez.

1987. S'évade de prison, début de sa cavale à l'étranger.

1989. Le démocrate-chrétien Patricio Aylwin est élu président. La dictature prend fin l'année suivante.

1994. Buschmann retourne au Chili. Est arrêté à l'aéroport.

BAUDIN Gilles





CHILI: LES EXPERTS ATTENDENT UN SÉISME «MAJEUR»

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MARIO PARDO, SOUS-DIRECTEUR DU CENTRE SISMOLOGIQUE DE L'UNIVERSITÉ DU CHILI.

Le Chili a été frappé en 1960 par un tremblement de terre de magnitude 9,5, la plus importante jamais enregistrée sur Terre.


Q : Que s'est-il passé au nord du Chili mardi et mercredi ?

MARIO PARDO
R : Il s'agit d'un séisme dans une zone où nous en attendons un important, car depuis 1877, quand il y en a eu un de magnitude 8,8, la région n'avait pas tremblé de façon importante. Ainsi, mardi, de l'énergie a été libérée dans cette brèche sismique en raison du déplacement de six mètres des plaques sud-américaine et de Nazca, provoquant un puissant séisme de 8,2.

Q : Pourrait-on assister à un séisme de plus forte magnitude ?

MARIO PARDO
R : Le tremblement de terre est en cours. En réalité, toute cette brèche sismique de 600 km de long ne s'est pas encore activée. Seul un secteur d'environ 180 km de long sur 120 de large s'est activé, il reste ainsi des zones tant au sud du Pérou qu'au nord du Chili qui n'ont pas encore bougé. Nous nous attendons à un événement majeur d'environ 8,5.

P : Comment se prépare-t-on face à un tremblement de terre ?

MARIO PARDO
R : Outre les stations sismologiques permanentes installées dans la région, dont beaucoup d'entre elles en collaboration avec l'Allemagne et la France, nous sommes en train d'installer des stations portatives. Nous en avons 15 et nous en installerons 40 de plus, ainsi que des équipements GPS. Lundi, un groupe arrivera d'Allemagne avec 30 stations portables de plus.


Nous ne pouvons pas faire de prévisions sur quand cela (un méga-séisme) va arriver, ce qui nous intéresse est de savoir quelle taille il pourrait atteindre et quelles seraient ses principales caractéristiques. Si nous pouvons savoir comment va se déplacer le sol lors des prochains tremblements de terre, nos ingénieurs pourront concevoir des structures qui résisteront aux séismes qui vont se produire.

jeudi 3 avril 2014

SÉISMES : LE RISQUE D'UN « BIG ONE » SE RAPPROCHE AU CHILI

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UN SÉISME DE MAGNITUDE 8,2 A TOUCHÉ LE NORD DU CHILI MARDI 1ER AVRIL 2014.  PHOTO AGENCIA UNO

Le nord du Chili attend avec crainte un très grand tremblement de terre, de magnitude 9 environ. Le dernier « big one » [le « big one » est le nom donné au séisme dévastateur qui devrait toucher la côte ouest des Etats-Unis dans les prochaines années] à avoir touché cette région, d'une magnitude de 8,8, a eu lieu en 1877, suivi d'un tsunami qui avait inondé toute la côte Pacifique. Les experts ne sont pas d'accord pour prévoir la date de la prochaine très grande secousse. Certains scientifiques estiment que c'est imminent, tablant sur une récurrence du phénomène tous les 150 ans. Je penche, avec des collègues chiliens, pour une fréquence moindre de ces événéments très rares : tous les 300 ans environ. Je pense qu'il faudra encore plusieurs séismes de magnitude 8 avant de « préparer le terrain » pour le «big one ».

Mais nous manquons de données historiques pour améliorer nos prévisions. Le nord du Chili est en effet resté désertique et inhabité jusqu'en 1860, quand des compagnies étrangères ont commencé à exploiter les nitrates, le cuivre et le lithium. On ne sait pas quand sont survenus les précédents grands séismes antérieurs à celui de 1877.

Les séismes de mardi et mercredi auront-ils un impact sur le « big one » attendu ?

Oui, ces séismes vont accélérer la survenue d'une secousse très importante. Les tremblements de terre qui viennent d'avoir lieu ont débloqué une partie de la zone de contact entre la plaque de Nazca et la plaque sud-américaine – la première plongeant sous la seconde selon un mouvement de subduction.

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TECTONIQUE DES PLAQUES.

Ce déblocage a reporté les efforts de résistance sur d'autres zones de la faille. Au bout d'un moment, c'est l'ensemble de la zone qui se débloquera d'un coup, en quelques minutes, dans un grand tremblement de terre. Un séisme de magnitude 9 provoquera ainsi 400 km de rupture le long de la côte. Il sera accompagné d'un très fort tsunami, avec des vagues de 10 ou 15 mètres. Aucune construction ne pourra y résister.

Les deux tremblements de terre qui viennent de toucher le Chili ont provoqué beaucoup moins de dégâts humains et matériels (6 personnes tuées et 2 500 logements touchés) que le dernier gros séisme de 2010 (700 personnes tuées et 220 000 maisons détruites). Comment expliquer cette différence ?

Il y a deux raisons majeures. Tout d'abord, le séisme de 2010 était de magnitude 8,8, soit une puissance dix fois supérieure à celle d'une secousse de magnitude 8,2. Ensuite, en 2010, le Chili n'était pas du tout préparé à un tel tremblement de terre : les services sismologiques ont par exemple arrêté de fonctionner en raison des coupures d'électricité.

Des vagues d'une hauteur de 2,11 mètres ont tout de même été aperçues sur les côtes du nord-ouest du Chili, incitant les autorités à évacuer la zone. 

Depuis, de nombreuses stations sismologiques ont été installées sur l'ensemble du territoire et elles peuvent toutes fonctionner avec une source d'énergie secondaire. Elles ont donc pu communiquer toutes les informations importantes. Les normes de constructions para-sismiques, prévues par une loi de 1960, ont également été renforcées, notamment pour l'appui des ponts. Enfin, il y a une réelle prise de conscience de la population des risques encourus avec les tremblements de terre. C'est pourquoi les autorités ont réussi à évacuer rapidement près d'un million de personnes sur plus de 4 000 km de côte, grâce aux sirènes, à des SMS envoyés aux habitants et aux médias.

Malgré tout, il reste des risques : l'urbanisation du nord du Chili s'est faite très près des côtes, pour avoir accès à l'eau. Les villes d'Iquique, Antofagasta ou Arica sont en effet entourées de falaises très hautes (plus de 1 000 mètres) puis de déserts. Néanmoins, elles entreprennent aujourd'hui de déplacer les constructions les plus sensibles, comme des immeubles ou des hôpitaux. L'autre problème réside dans le sol : alors que le sol de Santiago, de la moraine glaciaire, est résistant, celui d'Iquique est du sable. Il y est donc difficile de renforcer les fondations.

  Audrey Garric 
Journaliste au service Planète du Monde

CHILI : CAMILA VALLEJO REFUSE UNE MINUTE DE SILENCE

CAMILA VALLEJO SUR JAIME GUZMÁN: « NE ME DEMANDEZ PAS DE RENDRE HOMMAGE À UNE PERSONNE, QUE, JE CROIS, FUT NUISIBLE POUR LA DÉMOCRATIE DE NOTRE PAYS. »
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CAMILA VALLEJO NE S'ASSOCIE PAS À L'HOMMAGE À JAIME GUZMAN
« C'est la seule avec qui je n'ai pas de contacts. » argumenta-t-il, omettant de rappeler qu'il l'avait injurié de paroles sexistes durant les manifestations universitaires. De son côté, l'ex-Présidente des Etudiants de l'Université du Chili (FECH), précisa à la presse qu'aucun des députés ne demanda de rendre hommage à une personne sacrifiée durant la dictature. Même assise, elle respecta, en soit, la minute de silence. Ne provoquant pas une joute oratoire. Contrairement à un autre député de droite, Ignacio Urrutia, qui interrompit avec des injures l'hommage rendu à Salvador Allende, 40 ans après le coup d'Etat.


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« Aujourd'hui, nous votons contre le profit éducatif, un des principaux legs de la pensée de Jaime Guzmán. » continua Camila Vallejo. « Je pense mon attitude cohérente, avec ce que je dis envers ceux qui m'ont élue. » souligna-t-elle. De son côté, le Comité Européen de Soutien de la diplômée en Géographie, salua dans un communiqué sa « cohérence » : « Il ne faut pas oublier que Jaime Guzmán était l'un des grands conseillers d'Augusto Pinochet, sinon le plus proche. Qu'il a lui-même produit ce contre quoi les étudiants chiliens luttent depuis 2011. Qu'il était proche de l'Opus Dei, considérée comme une secte dans bien des pays. Et que ce sénateur fut le plus farouche opposant à Salvador Allende. Qu'il était membre de l'extrême-droite chilienne. Qu'en 1989, il s'affirma Pinochetiste avec beaucoup d'honneur, et tout ce que cela implique comme sens moral face à l'Histoire du Chili. »

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AUGUSTO PINOCHET ET JAIME GUZMAN
L'avocat fut considéré comme l'idéologue de la junte militaire. En quittant le cours de droit qu'il donnait au sein de l'Université Pontificale Catholique du Chili (PUC), il fut abattu par un groupe armé d'extrême-gauche. Sur twitter, les réactions face à l'attitude de la députée Vallejo n'ont pas manqué. Principalement pour mettre en cause, le Président du Parti Communiste Chilien (PCCH) et député, Guillermo Tellier, debout lors de cet hommage. Alors qu'il avait dit à la presse chilienne, avoir participé à un attentat raté contre Augusto Pinochet.