vendredi 22 août 2014

« PIANO QUARTET» (1988) LEÓN SCHIDLOWSKY

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« PIANO QUARTET»  (1988)  LEÓN SCHIDLOWSKY
 DURÉE : 00:08:42 

CHILI : LEÓN SCHIDLOWSKY OBTIENT LE PRIX NATIONAL D'ARTS MUSICAUX 2014

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« NACIMIENTO » (1956)  LEÓN SCHIDLOWSKY. L'ŒUVRE FUT UNE COMMANDE D’ENRIQUE NOISVANDER POUR SON THÉÂTRE DE MIMES ET ELLE FUT ÉCRITE CONFORMÉMENT À UN ARGUMENT REMIS PAR NOISVANDER. LA MUSIQUE EXPRIME LE PROCESSUS D'UNE NAISSANCE.
 DURÉE : 00:03:56 
Schidlowsky a développé une grande partie de sa vie professionnelle en Europe et a travaillé dans le domaine de la musique contemporaine et de la musique électroacoustique.
Schidlowsky fut l'auteur de la première pièce électroacoustique d'Amérique latine : la Naissance (1956), créé après avoir assumé son poste dans le British Council.
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« QUINTETO DE VIENTOS »  (1968)  LEÓN SCHIDLOWSKY. LE QUINTETTE DE VENTS DE LEÓN SCHIDLOWSKY AVEC JUAN PABLO AGUAYO  FLUTE,  DIEGO VILLELA OBOIS, FELIPE D'STEFANO FAGOT,  DANTE BUROTTO CLARINETTE ET SEBASTIAN ROJAS COR.
 DURÉE : 00:09:55 

LEÓN SCHIDLOWSKY NACIMIENTO

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« NACIMIENTO » (1956)  LEÓN SCHIDLOWSKY
 DURÉE : 00:03:56 
  

SANTIAGO DU CHILI, UN AIR D’AMÉRIQUE (DU SUD) LIBÉRALE

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SANTIAGO DU CHILI. PHOTO ALOBOS LIFE, CHEZ FLICKR. 

Bordant le fleuve Mapocho et ses eaux boueuses tristement canalisées, le Costanera Center est le futur totem de Sanhattan. 

La tour de 300 mètres et 70 étages est le plus haut gratte ciel d’Amérique du Sud. Tout un symbole. 

A côté d’elle trônent déjà des buildings conquérants, comme la tour Titanium. 


L’ensemble du business district apparaît dans sa vigueur naissante depuis la route du cerro San Cristóbal, l’une des collines surplombant la ville.

l y a quelques années déjà que le Chili est en plein boom. 

Son taux de croissance a atteint 6,5% en 2011, tiré par les secteurs de l’énergie (le pays est le 1er producteur mondial de cuivre), de l’agro-alimentaire et de l’environnement. 

Le PIB par habitant y est le plus élevé d’Amérique latine. Mais les écarts sont aussi les plus criants du continent : les 10% des plus riches gagnent 35 fois plus que les 10% des plus pauvres… 

Il n’empêche. Plusieurs entreprises US et européennes ont choisi Santiago du Chili comme tête de pont de leur expansion régionale. 

Aux yeux d’investisseurs étrangers, la capitale est plus sûre que São Paulo et Buenos Aires. Des multilatinas (multinationales d’Amérique du Sud) émergent. 

Beaucoup sont chiliennes et jouent les dragons économiques, à l’instar de Cencosud, leader de la grande distribution. Le groupe a racheté en 2012 les activités de Carrefour en Colombie. 

Toutes ces raisons expliquent l’émergence d’une classe sociale aisée… et celle de quartiers voués à leur confort. 

Au-delà de l’essor d’une classe moyenne, 3% de la population - soit 550 000 personnes - aurait des revenus supérieurs à 12 000 euros mensuels. Ceci dans un pays où le salaire moyen n’est que de 700 euros…
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CENTRE GABRIELA MISTRAL À SANTIAGO DU CHILI. PHOTO PLATAFORMA URBANA 


Books shops, cafés lounge…

Jouxtant Sanhattan, Providencia témoigne de la segmentation en marche des quartiers de la capitale. 

Immeubles résidentiels gardiennés, boutiques de vêtements et de cosmétiques occidentales, restaurants et coffee shops lounge, clientèle urban chic, etc., Providencia n’a rien à envier aux arrondissements aisés de Paris ou de Madrid. 

Le secteur de l’avenida Italia est ainsi devenu l’épicentre de la déco tendance et du design. Même les quartiers historiques se mettent au diapason. 

Alors que Bellavista reste bohème avec ses bars et restaurants étudiants ou alternatifs (l’enclave du paseo Bellavista, îlot contemporain, fait exception), le petit barrio (quartier) Lastarria, en plein centre, étale ses magasins trendy, restaurants concepts et book shops branchés près de l’avant-gardiste musée des Arts Visuels MAVI. 

Le tout à deux pas du Centro Arte Alameda et du centre Gabriela Mistral (d’architecture contemporaine), deux pôles culturels de référence.

« L’invasion » des shopping malls

Plus à l’est, la capitale se la joue ultra chic. Dans le prolongement de Providencia, voici le quartier de Vitacura. 

A côté du musée de la Mode, l’avenida Alonso de Córdova, « version réduite de la 5ème Avenue de New York », selon un article du New York Times paru en 2012, s’affiche en temple arty haut de gamme, avec ses boutiques de luxe et ses galeries d’art. 

Au-delà, la succession de quartiers résidentiels est scandée par la présence de centres commerciaux flambants neufs. 

Des dizaines ont été construits ces dernières années à Santiago. Ils ont remplacé les plazas de Armas des villes chiliennes, où se retrouvaient jadis les habitants. 

L’appétit de consommation chilien n’ayant pas de limites, ces shopping malls à l’américaine sont envahis le week-end par les familles de la classe moyenne. 

Un véritable phénomène urbain intergénérationnel, que les médias locaux décryptent à longueur de colonnes.
Rêve américain

Encore plus à l’Est, une large autoroute urbaine grimpe à l’assaut des premiers contreforts de la cordillère des Andes - les CSP+ adorent y skier l’hiver. 

Là habite le gratin des nouveaux riches chiliens. A La Dehesa, dernier quartier à la mode, les villas de l’avenida Parque de las Pataugas ont de francs airs de rêve américain, avec leur déco kitsch et tape-à-l’œil. 

Ultra protégées, elles sont surveillées en permanence par les patrouilles d’entreprises de sécurité, dont le business est florissant. 

Le quartier est situé à des années lumière des poblaciones du sud de Santiago, où résident les pauvres et les ouvriers. 

La croissance du Chili, accaparée par les mêmes grandes familles que jadis - la vox populi prétend que 50 d’entre elles « tiennent » le pays depuis toujours - a élevé Santiago au rand de capitale « branchée ». 

Elle n’a visiblement pas placé tous ses habitants sur le même pied d’égalité.

jeudi 21 août 2014

LOGICIEL LIBRE, MICROSOFT MENACÉ, LE LOBBY SE MET EN PLACE AU CHILI ?

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Le logiciel libre menace les intérêts financiers de Microsoft ?

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DÉPUTÉ CHILIEN DU PPD DANIEL FARCAS. PHOTO UPI
Un tel contexte n’est pas favorable aux affaires de Microsoft qui peine à justifier des investissements massifs en licences. Au Chili, le magazine El Sábado de El Mercurio affirme que le puissant lobby de la firme s’est mis en marche afin de faire voter une loi en sa faveur. Il est expliqué en détail son fonctionnement  et comment il aurait fait annuler une loi susceptible de nuire à aux intérêts financiers de Microsoft.


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MAGAZINE «EL SÁBADO» DE EL MERCURIO,
DU 16 AOÛT 2014, PAGE 4
Un membre indépendant du Parlement chilien aurait été l’initiateur d’un projet de loi qui permet à l’Etat de considérer le logiciel libre en cas d’acquisition de matériels ou de renouvellement des licences. Il faut dire que cette possibilité est la bienvenue face au 2,7 milliards de dollars dépensées par l’Etat en différentes licences dont certaines sont signées Microsoft.

Suite à l’adoption de ce projet de loi (64 votes pour, 12 abstentions et une voix contre) et après qu’un représentant de chez Microsoft aurait rencontré certains responsables, un membre du Parlement, Daniel Farcas, aurait proposé un second projet de loi qui annule les effets du précédent. Fait intéressant, plusieurs personnes qui ont voté en faveur de la première loi a également voté en faveur de la seconde qui vise pourtant tout autre chose. Elle pousse agressivement à l’adoption des logiciels propriétaires. Comment ? Si une entreprise opte pour un logiciel propriétaire, elle recevra certains avantages fiscaux, de quoi augmenter considérablement son attrait face aux logiciels libres.  

Microsoft a-t-il vraiment mis en œuvre un lobby pour maximiser ses profits ? Il est difficile de savoir si cette histoire est vraie mais l’avènement du logiciel libre et les avantages financiers évidents qu’il offre sont vraiment une situation à risques.

jeudi 14 août 2014

PENELOPE CRUZ ET JAVIER BARDEM PLACÉS SUR LA LISTE NOIRE À HOLLYWOOD

C'est dans le [The] Hollywood Reporter qu'on apprend la nouvelle. Le magazine rapporte dans son édition de cette semaine les propos de plusieurs producteurs « de premier plan », prononcés sous couvert d'anonymat. Deux d'entre eux affirment qu'ils ne veulent plus du couple dans leurs studios. La semaine dernière, c'est un acteur qui s'était ému de la lettre ouverte signée par Javier Bardem et Penelope Cruz. Jon Voight, le père d'Angelina Jolie, les avait traités «d'antisémites ».


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PHOTO THE HOLLYWOOD REPORTER
Les carrières de Javier Bardem et Penelope Cruz ne sont pas non plus condamnées. Pour un cadre de l'industrie du film américain, ils sont loin d'être de nouveaux Mel Gibson. En 2006, l'acteur et réalisateur de « La passion du Christ » avait prononcé des insultes antisémites. Et depuis, il apparaît rarement à l'affiche.

mardi 12 août 2014

LES PREMIERS CHOCS DE LA GUERRE NAVALE

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PAPEETE APRÈS LE BOMBARDEMENT ALLEMAND, EN SEPTEMBRE 1914. PHOTO FONDS TONY BAMBRIDGE/COL. TEVA SHIGETOMI 

Les croiseurs Scharnhorst et Gneisenau (du nom de deux généraux prussiens des guerres napoléoniennes), dont les canons de 210 millimètres ont ouvert le feu sur la Polynésie française, sont alors parmi les fleurons de la flotte allemande. Cela fait deux décennies que la construction d’une puissante marine de guerre, capable de rivaliser avec la Royal Navy britannique, figure au cœur des ambitions mondiales de l’Allemagne du Kaiser Guillaume II, lui-même pris de passion pour les cuirassés. Une puissante association, la Ligue navale (Flottenverein), y compte près de 1 million de membres à la veille de la Grande Guerre, et contribue à soutenir, dans l’opinion, la coûteuse course aux armements ainsi que les entreprises coloniales qui y sont associées.

Car pour être une grande puissance maritime, on doit disposer de bases et de points d’appui pour le ravitaillement des navires, comme le port chinois de Qingdao (longtemps orthographié Tsing-Tao), dont l’Allemagne obtient la concession en 1898, participant ainsi au dépècement de la Chine. Dès 1884, les premières étapes d’une présence allemande dans le Pacifique avaient été posées, avec la prise de possession des îles Bismarck ainsi que d’une partie de la Nouvelle-Guinée et des îles Salomon. Dans les années qui suivent, la compétition croissante des impérialismes accélère encore les partages territoriaux et les rivalités sur les océans, faisant du moindre atoll un enjeu géopolitique. C’est alors que le réseau des bases allemandes est complété par l’acquisition de la petite île de Nauru en 1888, puis des Samoa en 1899.

Les premières semaines de la guerre vont pourtant révéler toute la fragilité de cet édifice et la solitude de l’Allemagne dans la région. Français et Britanniques y disposent en effet d’importantes possessions et d’une conséquente présence militaire, grâce aux dominions d’Australie et de Nouvelle-Zélande en particulier, entrés en guerre avec le Royaume-Uni le 4 août 1914. Il faut y ajouter l’appui du Japon, qui adresse un ultimatum à Berlin dès le 15 août, afin d’obtenir ses possessions en Chine, avant de déclarer la guerre le 23 août. Dans ces conditions, face à des adversaires si nombreux dans un espace si lointain, défendre ses territoires du Pacifique devient inenvisageable pour l’Allemagne. Car son isolement diplomatique est redoublé par un facteur peu connu, mais qui a toute son importance dans une guerre mondiale : la perte de ses capacités de transmission.

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 LA FLOTTE DE SPEE À VALPARAÍSO. PHOTO WIKIPèDIA


Six heures à peine après la déclaration de guerre, dans la nuit du 4 au 5 août 1914, le navire britannique CS Alert navigue en mer du Nord afin de repêcher et de sectionner les cinq câbles télégraphiques et téléphoniques sous-marins assurant les communications entre l’Allemagne et le reste du monde. Dans les semaines qui suivent, c’est l’ensemble du dispositif de communication allemand qui est détruit dans le Pacifique : les postes de TSF situés sur les îles de Yap et Nauru sont détruits par bombardements (9 et 12 août), et le câble sous-marin reliant Qingdao à Shanghaï est lui aussi coupé.

Une semaine après le début de la guerre, il est devenu impossible pour l’escadre d’Extrême-Orient, rassemblée à la hâte par von Spee aux îles Mariannes, de communiquer avec la métropole. Sa situation est rendue encore plus précaire par l’incertitude pesant sur ses réserves en charbon, alors que les croiseurs propulsés par la vapeur n’ont qu’une quinzaine de jours d’autonomie : il ne faut pas songer à rejoindre, vers l’ouest, le port d’attache de Qingdao (qui capitulera le 7 novembre 1914 face aux Britanniques et aux Japonais), ni compter sur les navires d’approvisionnement qui ont été arraisonnés dans les ports australiens. Quant aux dépôts se trouvant sur les Samoa, ils seront perdus avec l’arrivée des troupes néo-zélandaises qui prennent possession de l’archipel le 29 août. Le constat est cruel : tributaire, comme toutes les marines de guerre de l’époque, de la radio et du charbon, la flotte allemande n’a pas les moyens logistiques de ses ambitions mondiales.

Il reste au moins un avantage à l’amiral von Spee : la position de son escadre est encore inconnue de ses adversaires. Tout en détachant le croiseur léger Emden pour mener dans l’océan Indien une guerre de course contre les navires de commerce britanniques (il en coulera 19 avant de s’échouer aux îles Cocos, au sud-ouest de Java), il peut espérer rejoindre l’Allemagne en fuyant vers l’est à travers le Pacifique, pour contourner le cap Horn et remonter l’Atlantique. Il faudra charbonner et s’avitailler en chemin, sans se faire repérer des navires ennemis. Le 19 août, la flottille est à Eniwetok, aux îles Marshall, où on recharge les soutes ; on espère faire de même aux îles de la Société en septembre. Voilà pourquoi Papeete, et son précieux dépôt de 5 000 tonnes de charbon, pouvait constituer un objectif. Et c’est assurément la décision d’y mettre le feu, prise par le lieutenant de vaisseau Destremau alors chargé de la défense de Tahiti, qui a préservé l’île d’un débarquement.


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AU COURS DE CET AFFRONTEMENT, L'ESCADRE DES INDES OCCIDENTALES DE LA ROYAL NAVY COMMANDÉE PAR LE CONTRE-AMIRAL CHRISTOPHER CRADOCK, RENCONTRA ET FUT BATTUE PAR LES FORCES SUPÉRIEURES DE L'ESCADRE D'EXTRÊME-ORIENT DE LA MARINE IMPÉRIALE ALLEMANDE, AUX ORDRES DU VICE-AMIRAL MAXIMILIAN VON SPEE. SOURCE WIKIPEDIA


Désormais repéré par les Franco-Britanniques, von Spee poursuit cap à l’est, en direction de la côte américaine, arrivant à l’île de Pâques le 12 octobre, puis en vue du Chili, près de Coronel, où l’attendent des vaisseaux anglais. La bataille s’engage au détriment de ces derniers, dont la silhouette se découpe trop nettement sur l’horizon, le 1er novembre 1914 au soleil couchant. La précision du tir des croiseurs allemands emporte rapidement la décision : leurs homologues britanniques, de construction un peu plus ancienne, Good Hope et Monmouth, sont envoyés par le fond avec leurs 1 400 marins, dans ce qui constitue une défaite navale inattendue, la plus lourde du pays depuis plus d’un siècle. A l’inverse, dans le port de Valparaiso, le triomphe des marins allemands est fêté par leurs compatriotes émigrés au Chili. Mais quelques semaines plus tard, le 8 décembre, c’est devant les îles Falkland, dans l’Atlantique sud, qu’une autre escadre britannique intercepte les navires de von Spee au terme de leur longue course, et les coule, mettant fin à cette première phase mouvementée du conflit sur les mers.

Si ces parcours lointains ponctués de rencontres décisives entre grands bâtiments de surface correspondent assez bien à ce que le grand public imaginait avant-guerre, les batailles navales se feront en réalité bien rares dans les années suivantes. Tout comme, sur le front ouest, la meurtrière guerre de mouvements des premières semaines laissera place à l’enfermement dans les tranchées, la guerre navale se résumera bientôt au lent étranglement des puissances centrales par le blocus des Alliés, à peine interrompu par le combat incertain du Jutland (1916). Sa flotte de haute mer rendue impuissante, l’Allemagne fera le choix, lourd de conséquences, de la guerre sous-marine.

Quant à l’aire Pacifique, la guerre conduit à de profondes reconfigurations : de petits contingents, comme ceux  des Fidjiens et des Kanaks, rejoignent le front ouest du côté britannique ou français, non sans difficultés (révolte de 1917 en Nouvelle-Calédonie), et certaines populations insulaires sont très violemment touchées par l’épidémie de grippe de 1918-1919.

Sur le plan géopolitique, le conflit ouvre une nouvelle séquence de rivalités : sur fond de tensions raciales et de peur des « Jaunes » chez les Anglo-Saxons, les anciennes possessions allemandes dans la région font l’objet des appétits opposés du Japon, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande mais aussi des Etats-Unis, que le règlement de paix, ici comme ailleurs, parvient difficilement à concilier.