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lundi 11 janvier 2016
DAVID BOWIE EST MORT
David Bowie, l’icône du rock britannique, est mort d’un cancer, dimanche 10 janvier 2016, à l’âge de 69 ans. « David Bowie est mort paisiblement entouré de sa famille, après une bataille courageuse de dix-huit mois contre le cancer », fait savoir un communiqué publié sur son site officiel et les réseaux sociaux. « Très triste et désolé mais c’est vrai », a confirmé son fils, Duncan Jones, sur Twitter.
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| DAVID BOWIE AU CHILI EN 1990 PHOTO JORGE BARRIOS |
ILLUSTRATRICE @HELENGREEEN
De multiples métamorphoses
En 1971, David Bowie sort son premier album, « The Man Who Sold the World ». Sa carrière prend un second élan le 6 juillet 1972, lorsque son interprétation de Starman, à l’émission de télé « Top of The Pops » foudroie une génération entière par le culot androgyne et le glamour ovniesque de son avatar, Ziggy Stardust. Pendant ses quelque quarante ans de carrière, il sortira une trentaine d’albums studio, parmi lesquels « Young Americans », « Low », « Heroes », « Let’s Dance » ou encore « Reality » en 2003.
DAVID BOWIE AU CHILI EN 1990
Un accident cardiaque, survenu en juin 2004 sur la scène d’un festival allemand, avait contraint l’artiste britannique à ralentir le rythme. « The Next Day », sorti en 2013, était son premier album depuis dix ans et sa dernière prestation sur scène date de 2006. Ces dernières années, David Bowie avait toutefois de nouveau multiplié les projets, en participant à des génériques de séries, une comédie musicale ou au dernier album du groupe canadien Arcade Fire. Au cours de sa riche carrière, il a également joué dans plusieurs films dont « Les prédateurs », de Tony Scott, et « La dernière tentation du Christ » de Martin Scorsese.
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| PHOTOGRAPHIE PAR MASAYOSHI SUKITA. |
David Bowie s’est aussi fait connaître par ses innombrables changements de style et multiples métamorphoses nourries de croisements avec le monde de l’art, de la mode, du théâtre ou du cinéma. L’homme aux 1 000 visages affirmait que sa musique devait « ressembler visuellement à la manière dont elle sonne ».
dimanche 10 janvier 2016
« FACES CACHÉES », PHOTOGRAPHIE CHILIENNE 1980-2015
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| PHOTO ALEJANDRO HOPPE |
Si l’œil de certains s’est forgé sous la dictature, dans la rue, au cœur de combats qui s’y sont déroulés, le regard des autres reflète un intérêt marqué pour les franges marginales de la société chilienne. Il se dégage de l’ensemble une vision poétique particulière, parfois insolite, née dans la transition d’un siècle à l’autre, du XXème au XXIème.
Chacun de ces photographes, puisant dans l’expérience intime de sa relation au pays, avec ses territoires humains, ses contrastes, son histoire, est allé à la recherche de ce que l’on ne veut pas voir, qui n’est plus ou a disparu. Comme si capter l’interdit, le lointain, l‘insaisissable demeurait toujours une quête. Tous incarnent non seulement la résistance à l’ordre établi mais aussi un attachement profond à ces communautés « invisibles » qui peuplent leur pays. C’est dans cette recherche d’un « autre » Chili que se place l’exposition Faces cachées, et dans une tentative de lever le voile sur les coins d’ombres d’un Chili oublié, mais bien vivant.
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Ainsi, Zaïda González (1977), seule représentante de sa génération, met en lumière les images d’un Chili underground et transgressif. Elle intervient avec des encres aquarelles sur ses photographies noir et blanc, afin de leur donner une toute autre dimension temporelle et d’atténuer la portée de la charge critique qu’elles véhiculent.
Claudio Pérez (1957) revisite les mythes et rituels du Chili. Entre ethnologie et archéologie contemporaine, son regard scrute le réel et ses photographies telles des pièces à conviction, parfois énigmatiques, transcendent la surface des choses pour en délivrer une vision complexe et inspirée.
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Luis Navarro (1938) partage la vie des gitans chiliens depuis des décennies. Se focalisant particulièrement sur les femmes, il dresse le portrait d’un groupe humain minoritaire vivant à des milliers de kilomètres des terres qui l’ont vu naître et qui parvient, malgré tout, à maintenir ses coutumes et sa culture.
Les frères Alvaro Hoppe (1956) et Alejandro Hoppe (1961), deux parmi les plus emblématiques photographes du livre et du projet «Chile desde adentro», dans la pure tradition du photoreportage militant, extraient de façon criante tout ce qui peut faire sens dans la rue, traduction visuelle de la période tendue et tragique des années 1980.
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Enfin, Leonora Vicuña (1952) convoque à travers des supports complémentaires à la photographie, par la vidéo et l’intervention plastique, les mondes souterrains et ancestraux du Chili. Entre revendication et lutte pour la préservation de la mémoire et de l’identité du peuple Mapuche, construit à la façon d’une trouble affaire policière, dont le point de départ est une photographie où quelqu’un a volontairement effacé le visage de l’un des protagonistes, son travail oscille entre document et fantasmagorie chamanique.
Parabole d’un temps qui, s’il paraît avancer, renvoie dos à dos les époques, Faces cachées invite le visiteur à regarder la société chilienne en coin, par le biais de ses marges. La mémoire est-elle une source pour l’avenir ? La marge tient-elle la page ? Une chose est sûre: comme dans toute œuvre d’art, l’implication et la recherche constituent un vecteur dynamique. L’engagement des photographes dans cette quête, qui a parfois failli leur coûter la vie, est leur premier moteur.
| PHOTO LEONORA VICUÑA |
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Exposition organisée en partenariat avec la galerie NegPos, Nîmes avec le soutien de l’ambassade du Chili en France et de la Direction des Affaires Culturelles du Chili (DIRAC).
jeudi 7 janvier 2016
LA NEUTRALITÉ DU NET
Le dernier numéro de l'émission web Data Gueule, produite par France 4, s'est penché sur la neutralité du net. Un concept aussi important qu'ardu mais qui devient vite plus clair expliqué par l'équipe de Data Gueule. Des idées claires, des mots simples et un bon graphiste et hop, ça rentre tout seul :
SUR LE MÊME SUJET :
LE CULTE DU TECHNO-POPULISME
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par Evgeny MorozovDans Le culte du partage, un essai fascinant paru en août 2014, Mike Bulajewski, un designer de Seattle féru de psychanalyse, explique que la meilleure manière de comprendre l’attachement émotionnel porté par des millions de consommateurs à des sociétés telles que Uber ou Airbnb — gratifiées de l’appellation flatteuse d’« économie du partage » — consiste à l’appréhender comme un culte religieux.
ILLUSTRATION LO COLE
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| PHOTO HORACIO VILLALOBOS |
Comme tout objet de culte, ces multinationales répondent à notre besoin intime d’appartenance et de solidarité. Elles nous promettent un monde qui redonnera du sens à nos vies. En faisant passer leurs détracteurs pour des arriérés qui rêvent de détruire une nouvelle classe d’entrepreneurs épris d’audace et d’innovation, elles remettent en service le vieux refrain du pionnier persécuté. Elles exploitent le fantasme d’une conspiration ourdie par les gouvernements, les syndicats et les gros industriels du passé contre toute perturbation de l’ordre existant.
Des entreprises qui manipulent les aspirations du client, le phénomène n’est pas nouveau. En témoigne l’abondance des grandes marques prédatrices de ressources et nuisibles à l’environnement qui s’emploient à nous convaincre que l’achat de leurs produits constitue le meilleur remède au réchauffement climatique. Mais les magiciens de la vente sont devenus plus pernicieux : tandis que l’écoblanchiment (greenwashing) entretient l’idée saugrenue que l’on sauvera le monde par la consommation, l’« économie du partage » transforme chaque consommateur en lobbyiste de son église start-up préférée.
Des entreprises qui manipulent les aspirations du client, le phénomène n’est pas nouveau. En témoigne l’abondance des grandes marques prédatrices de ressources et nuisibles à l’environnement qui s’emploient à nous convaincre que l’achat de leurs produits constitue le meilleur remède au réchauffement climatique. Mais les magiciens de la vente sont devenus plus pernicieux : tandis que l’écoblanchiment (greenwashing) entretient l’idée saugrenue que l’on sauvera le monde par la consommation, l’« économie du partage » transforme chaque consommateur en lobbyiste de son église start-up préférée.
L’essai de Bulajewski fait œuvre utile au moment où les compagnies de technologie s’affairent à mobiliser leurs clients contre les tentatives de régulation gouvernementales. Nous assistons peut-être à l’émergence d’une forme de lobbying prodigieusement puissante car totalement décentralisée, où les citoyens fusionnent avec les algorithmes pour neutraliser toute menace pesant sur leur culte. Par leur savoir-faire technique et leur capacité à joindre des millions de personnes en l’espace de quelques secondes, ces entreprises jouissent d’un avantage incommensurable sur les autorités publiques.
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| «PAS DE VOITURES — VOYEZ POURQUOI» |
Facebook a déployé plus récemment une tactique similaire. Après que le régulateur indien des télécoms eut suspendu son application « Free Basics », une offre de services en ligne gratuits visant à accroître la mainmise de Facebook sur l’Internet mondial, le géant des réseaux sociaux a appelé ses usagers à « sauver » son nouveau produit phare — et, au passage, à déjouer les critiques relatives au danger que Facebook fait peser sur la neutralité du web. Il va sans dire que la multinationale de Mark Zuckerberg a mis promptement à disposition des internautes une plate-forme de « sauvetage », avec, à destination des usagers indiens, un message personnalisé contenant une pétition à adresser d’un clic au gouvernement de New-Delhi. Certains eurent la mauvaise surprise de se voir comptés comme signataires après avoir simplement jeté un œil sur le texte.
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| COUVERTURE DE « POUR TOUT RÉSOUDRE, CLIQUEZ ICI » |
Compte tenu de leur pouvoir de mobilisation, il n’est pas étonnant que ces compagnies se présentent elles-mêmes comme des mouvements spirituels. Leur religion, c’est l’innovation. Quiconque y fait obstacle doit être considéré soit comme un hérétique, soit comme un mercenaire à la solde d’intérêts malfaisants : les maires qui ne déroulent pas un tapis rouge à Uber travailleraient main dans la main avec les taxis et l’hôtellerie ; les instances de régulation publique, avec l’industrie des télécoms ; la justice européenne, avec les groupes de médias traditionnels.
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| COUVERTURE DE « LE MIRAGE NUMÉRIQUE POUR UNE POLITIQUE DU BIG DATA » |
Les propositions politiques émanant de la Silicon Valley découlent logiquement de cette conception des choses : quand la plupart des secteur seront dérégulés et livrés aux trublions de l’Internet, on verra subitement les prix baisser, les entrepreneurs se libérer de leurs entraves et les masses sortir de leur sommeil — cette léthargie profonde dans laquelle l’Etat-providence les a fait plonger en arrachant aux individus leur sens des responsabilités. Les outils innovants ne manquent pas pour promouvoir un tel programme, depuis l’« appli » sur smartphone jusqu’à la pétition en ligne. Et peu importe si le succès n’est pas immédiatement au rendez-vous : ce qui compte, c’est de produire l’impression d’une levée en masse. Les lobbyistes à l’ancienne feront le reste, grâce au généreux soutien des milliardaires du capital-risque.
Il est intrigant d’observer que les jérémiades de la Silicon Valley concernant l’état de santé des institutions publiques paraissent trouver un écho dans les rangs des populismes contestataires de gauche, du moins en Europe. De Podemos en Espagne au Mouvement 5 étoiles (M5S) en Italie, les nouveaux partis surgis au cours des dernières années ont élaboré eux aussi une machine de communication destinée à mobiliser leurs supporters via les réseaux sociaux et les nouvelles technologies. Certes, ils ne partagent en rien le programme dérégulateur et individualiste de la droite silicon-valleyiste, loin s’en faut. Mais ils ne détestent pas recourir à ses méthodes.
Il est vrai que les partis traditionnels restent englués dans le piège de leurs engagements et errements passés. Les récentes élections en Espagne sont un cas d’école à cet égard. Incapables de dévier de la ligne néolibérale standard consistant à privatiser toujours davantage et à rendre le marché du travail encore plus élastique, conservateurs et sociaux-démocrates se retrouvent bien en peine d’offrir une quelconque alternative aux mots d’ordre de la Silicon Valley, qui ne font que pousser la logique du mercantilisme et de la flexibilité dans ses ultimes retranchements. Et ils ne disposent pas non plus des moyens nécessaires pour mobiliser leurs bases ou ce qu’il en reste.
La grande bataille à venir risque donc d’opposer deux populismes high-tech — celui de la gauche, représenté par les nouvelles formations politiques, et celui de la droite, incarné par les entrepreneurs de la Silicon Valley. Quelle qu’en soit l’issue, il est clair que ceux qui contrôleront les technologies de mobilisation de notre attention contrôleront aussi les termes du débat politique — un argument supplémentaire pour ne pas les abandonner totalement aux mains d’Uber ou de Facebook.
Evgeny Morozov
Auteur de Le mirage numérique : Pour une politique du Big Data, Les Prairies ordinaires, Paris, 2015 et Pour tout résoudre, cliquez ici, FYP, Limoges, 2014.
mardi 5 janvier 2016
ARTURO SALAH ÉLU PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION CHILIENNE
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| ARTURO SALAH LORS DE LA PRÉSENTATION DE SA CANDIDATURE À FÉDÉRATION CHILIENNE DE FOOTBAL |
Arturo Salah a été élu lundi président de la Fédération chilienne (FFC), ce lundi. L'ancien joueur et entraîneur succède à Sergio Jadue, impliqué dans le scandale de corruption qui secoue la FIFA et qui avait démissionné de son poste en novembre.
«C'est un vrai défi, très complexe et j'espère que nous serons tous impliqués. Ceux qui sommes dans cette salle sommes responsables du rétablissement de notre football, de sa confiance et de son honorabilité», a déclaré l'homme âgé de 66 ans, passé notamment dans les principaux clubs du pays (Colo Colo et l'Universidad de Chile), avant de prendre les rênes de la sélection locale dans les années 1990. Parmi les autres chantiers de Salah, figure le maintien de l'actuel sélectionneur du Chili, l'argentin Jorge Sampaoli, qui a permis à la Roja de remporter son premier titre continental, avec la Copa América 2015. Il exercera un mandat de trois ans.
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vendredi 1 janvier 2016
DRAME AU CHILI POUR UN JEUNE COUPLE D'ISRAÉLIENS
| LE CORPS DE LUBA TCHERNENCO FUT REMIS AU SERVICE MÉDICO-LÉGAL DE PUERTO NATALES |
La jeune femme est décédée ce dimanche 27 décembre 2015. Les médecins locaux optent pour une pneumonie, mais la famille de Luba s’étonne qu’une telle affection puisse être aussi foudroyante sur un sujet aussi jeune. Pour l’heure, son petit ami Oron refuse de quitter le pays sans elle, alors que le rapatriement du corps se heurte encore à des blocages d’ordres administratifs. Le consul israélien sur place tente de faire avancer les démarches.
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