samedi 8 octobre 2011

CHILI : DES AGRESSIONS À LA PRESSE

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« DES AGRESSIONS À LA PRESSE  » 
MALGRÉ LA PRÉSENTATION DE SA CARTE PROFESSIONNELLE  LA POLICE ARRÊTE LE JOURNALISTE DE TÉLÉVISION  « CHILEVISIÓN  » LUIS NARVÁEZ. PHOTO AGENCIA UNO DU 06-10-2011
Cosigné par le président de la République, Sebastián Piñera, le ministre de l’Intérieur, Ricardo Hinzpeter et son collègue de la Justice, Teodoro Ribera, le projet de législation se réfère explicitement aux actuels événements en prétendant “perfectionner et renforcer les normes qui permettent une préservation effective de l’ordre public”. Or, tout en réaffirmant le droit de manifester pacifiquement, il crée la confusion dans ses attendus entre les notions d‘“altération de l’ordre public”, de “violence”, de “paralysie” et de “désordre”, toute manifestation générant par nature des “désordres” et des “paralysies” qui ne procèdent ni ne produisent nécessairement de ”violences”.

Une telle confusion se lit dans la principale modification qu’introduit le projet de loi en prévoyant une peine comprise entre 541 jours et trois ans de prison ferme pour toute personne convaincue, notamment, de :

envahir, occuper ou saccager des habitations, des bureaux, des établissements commerciaux, industriels, éducatifs, religieux, entre autres.
empêcher ou altérer la libre circulation des individus et véhicules sur des ponts, rues, routes et autres biens d’usage public similaires.
Difficile de ne pas voir dans la première disposition une allusion directe aux occupations –pacifiques - par des étudiants, de la chaîne Chilevisión, dont Sebastián Piñera était propriétaire avant d’entrer au palais de La Moneda. Or, en l’absence de précision sur ce point, ces derniers sont-ils tous passibles de trois ans de prison pour s’être assis dans un couloir ou un studio de rédaction ? Sur la seconde disposition, on voit mal des manifestants défiler ailleurs que dans une rue, sur une route ou sur un pont. Ces clauses prêteraient à sourire si elles ne remettaient de fait en cause le droit de manifester, autre pilier de la liberté d’expression”, a déclaré Reporters sans frontières.

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MARCELO CASTILLO (À GAUCHE), PRÉSIDENT DU COLLÈGE DE JOURNALISTES DU CHILI – LE SYNDICAT NATIONAL DES REPORTERS – , ACCUEILLE LE JOURNALISTE RAÚL FLORES DIRECTEUR DU JOURNAL DILEMAS.CL  À SA SORTIE DU 18EME  COMMISSARIAT DE POLICE DANS LA COMMUNE DE DE ÑUÑOA À SANTIAGO . CE DERNIER FUT  ARRÊTÉ LE 8 SEPTEMBRE 2011, LORS D'UNE MANIFESTATION.
L’organisation admet que les “atteintes à l’autorité des forces de l’ordre” – frappées de la même peine - soient par principe punies, mais condamne l’absence de sanctions consécutives aux brutalités commises par les carabiniers contre les protestataires. Ces brutalités ont également été constatées lors des récentes manifestations des organisations de défense de l’environnement ou des communautés indigènes Mapuches mobilisés contre le projet HydroAysén.

Délation médiatique ?

Un autre volet de la loi nous alarme : “Le projet de loi propose d’incorporer une nouvelle faculté pour les forces de l’ordre et de sécurité, afin qu’elles puissent solliciter la transmission volontaire d’enregistrements, films et autres supports électroniques qui peuvent servir pour accréditer l’existence de délits ou la participation à ceux-ci, sans ordre préalable du procureur.” Ceci répond, poursuit le texte, “aux circonstances dans lesquelles se commettent des délits contre l’ordre public et où est commune la présence de médias de masse qui facilitent l’existence de moyens de preuve accréditant des faits répréhensibles”.

Autrement dit, en violation des règles de contrôle judiciaire dans l’appréciation des preuves d’un délit et au mépris de la protection des données journalistiques, carabiniers et policiers pourraient à discrétion solliciter et utiliser des contenus informatifs dans le but de traquer de présumés délinquants ? Un journaliste n’est ni un auxiliaire ni un indicateur de police, et cette clause constitue une prime à la délation. Ce projet de loi doit être retiré”, a conclu Reporters sans frontières.




CHILI : SYNDICATS ET ÉTUDIANTS APPELLENT À LA GRÈVE GÉNÉRALE LE 19 OCTOBRE

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CHILI  « VIOLENCES POLICIÈRES  » L'IMPUNITÉ DES FORCES DE L'ORDRE.
PHOTO  ROBERTO CANDIA

Le porte-parole du gouvernement a répondu que toute violence serait fermement réprimée. "Notre main ne tremblera pas et nous ne ferons montre d'aucune faiblesse pour tenter de maintenir l'ordre public", a prévenu Andres Chadwick, ajoutant: "ils ne nous affaibliront pas en attaquant la police et en posant en victimes".

Le gouvernement avait refusé d'autoriser la manifestation de jeudi organisée par les étudiants à la suite de l'échec la veille de négociations pour une université gratuite, mieux financée et de meilleure qualité.


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CHILI  « VIOLENCES POLICIÈRES  » L'IMPUNITÉ DES FORCES DE L'ORDRE. 
PHOTO IVAN ALVARADO
Des policiers mobilisés en nombre, certains à cheval, ont employé des canons à eau et gaz lacrymogènes pour disperser les quelque 10.000 étudiants qui avaient répondu à l'appel à la manifestation, les poursuivant jusque sur les campus, selon Camila Vallejo.

Le bilan a été de 168 arrestations à Santiago, la capitale, et plus d'une centaine d'autres dans le pays. La police a fait état de 25 officiers et cinq civils blessés. Au moins cinq journalistes qui travaillaient ont été arrêtés.



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« VIOLENCES POLICIÈRES  » L'IMPUNITÉ DES FORCES DE L'ORDRE. PHOTO HÉCTOR RETAMAL 

"Si la police a réagi avec excès, nous contrôlerons cela, mais nous respecterons la police, nous soutiendrons la police parce que c'est la seule façon pour nous de faire appliquer la loi", a affirmé le porte-parole du gouvernement.


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 L'IMAGE MONTRE UN MEMBRE DES FORCES SPÉCIALES DE LA POLICE QUI MET UNE ARME À L'INTÉRIEUR DU PANTALON D'UN MANIFESTANT DÉTENU. PHOTO FOTOMORFOSIS

Le président Sebastian Piñera et le ministre de l'Education Felipe Bulnes ont rejeté les principales revendications des étudiants, qui demandaient que l'Etat ponctionne les riches et les entreprises pour financer le système éducatif, aujourd'hui largement privé.


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« VIOLENCES POLICIÈRES  » L'IMPUNITÉ DES FORCES DE L'ORDRE.
 PHOTO  CLAUDIO CÁCERES
M. Bulnes a déclaré vendredi que le gouvernement en resterait au plan de réforme en 21 points soumis par le président au Congrès et ne préparait pas de nouvelles propositions pour ramener les étudiants à la table des négociations. AP

L'ŒIL ÉTAIT DANS LES ANDES ET REGARDAIT LE CIEL

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CETTE IMAGE EST UNE CONCEPTION ARTISTIQUE DE L'ENSEMBLE D'ANTENNES DANS SA CONFIGURATION COMPACTE. DANS CETTE CONFIGURATION, TOUTES LES ANTENNES SE TROUVENT DANS UN CERCLE QUI A UN DIAMÈTRE DE 250 MÈTRES. © ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)
"C'est dans ces nuages de gaz et de poussière froids que se forment les étoiles", explique John Richer, de l'université de Cambridge et responsable scientifique de projet pour l'Alma. Ces formations, dont les composants forment une sorte de suie et qui sont aussi le lieu de naissance des planètes (Terre comprise), ont un effet obscurcissant qui masque les étoiles aux équipements optiques à infrarouge modernes, comme le télescope spatial Hubble. Mais ces amas de poussière sont aussi chauffés par la lumière stellaire, qui élève leur température de quelques degrés au-dessus du zéro absolu (- 273 °C) ; cette poussière émet de ce fait un rayonnement propre dans le domaine submillimétrique qu'Alma pourra détecter depuis la Terre. 

Les ondes lumineuses submillimétriques sont semblables au rayonnement des fours à micro-ondes et 1 000 fois plus longues que celles de la lumière visible par l'homme. Les observer, c'est la promesse pour les astronomes de pouvoir se représenter un tableau plus complet de l'univers. "Si vous associez les images optiques à celles de l'Alma, vous mettez en relief toute l'activité de formation stellaire, alors que jusqu'ici la moitié de l'image nous échappait," s'enthousiasme John Richer. 


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CETTE IMAGE EST UNE CONCEPTION ARTISTIQUE DE L'ENSEMBLE D'ANTENNES DANS SA CONFIGURATION ÉTENDUE. DANS CETTE CONFIGURATION, LA DISTANCE ENTRE LES 2 ANTENNES LES PLUS LOINTAINES EST 16 KMS. © ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)



Le plateau andin de Chajnantor, quoique inhospitalier, a séduit les astronomes par son ciel pur et dégagé toute l'année et son aridité, l'une des plus marquées au monde : les molécules d'eau absorbent les ondes submillimétriques et les rendent donc indétectables, mais pas de risque ici, puisque certaines zones du désert d'Atacama n'ont plus vu une goutte de pluie depuis plusieurs siècles. Par ailleurs, sa situation à pareille altitude va permettre à Alma de saisir des images d'une netteté incomparable. Pour superviser le télescope, des équipes d'astronomes se relaient dans une base plus accueillante, à plus de 1 000 mètres en contrebas. 

Il aura fallu plus de 20 ans de conception et de travaux avant qu'Alma entre en service, le 3 octobre. Sur le plateau désertique sont installées aujourd'hui 20 antennes identiques mesurant chacune 12 mètres de diamètre. Quand cet observatoire, qui aura coûté un milliard d'euros, sera achevé dans deux ans, il comptera 66 de ces antennes en fibre de carbone qui pourront être disposées pour former d'innombrables configurations, sur une distance pouvant atteindre 16 kilomètres, en fonction des mesures que souhaitent effectuer les astronomes. 

"L'Alma offre une sensibilité formidablement plus grande que les précédents télescopes d'observation submillimétrique, poursuit John Richer, et nous prévoyons qu'il pourra découvrir toutes les trois minutes une galaxie nouvelle quelque part dans l'univers." Bien qu'inachevé, l'observatoire est déjà au service de la science. Sa première image, obtenue grâce aux mesures effectuées par 16 des paraboles, met en évidence les violents tourbillons de la galaxie des Antennes, deux galaxies spirales qui sont en cours de collision à environ 70 000 années-lumière de notre planète. 

Pour sa première année d'activité, les scientifiques ont aussi prévu qu'Alma étudierait Sagittaire A*, un trou noir supermassif situé au centre de la Voie lactée, à 26 000 années-lumière de la Terre. D'épais nuages de poussières et de gaz obscurcissent généralement le trou noir, mais Alma sera capable de "voir" au travers. 

L'Alma est le fruit d'une collaboration entre les 15 pays membres de l'Observatoire européen austral (ESO), les Etats-Unis, le Japon, le Chili, Taïwan et le Canada.

UN RÉFÉRENDUM SUR L'ÉDUCATION

Quatre questions seront posées: 
  1. Êtes-vous d'accord pour qu'existe une éducation gratuite et de qualité à tous les niveaux garantie par l'Etat? 
  2. Êtes-vous d'accord pour que les écoles, collèges et lycées soit "démunicipalisés" et dépendent à nouveau du Ministère de l'Education? 
  3. Êtes-vous d'accord pour que le bénéfice soit interdit à tous les niveaux de l'éducation chilienne? 
  4. Êtes-vous d'accord sur la nécessité d'organiser des consultations sur des questions de caractère national?

jeudi 6 octobre 2011

CHILI : NOUVELLE JOURNÉE DE HEURTS EN MARGE D'UNE MANIFESTATION ÉTUDIANTE

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DES ÉTUDIANTS CHILIENS ET UN CAMION DE POLICE LORS D'UNE MANIFESTATION LE 6 OCTOBRE 2011 À SANTIAGO. PHOTO CLAUDIO SANTANA / AFP
Six policiers et deux civils figurent parmi les blessés, et les personnes interpellées l'ont été pour "troubles graves à l'ordre, destructions et blessures à policiers", selon l'intendante (préfet) de Santiago, Cecilia Perez.
Des heurts autour des dernières manifestations étudiantes, il y a une et deux semaines, avaient fait une trentaine de blessés au total, et s'étaient soldés par environ 70 arrestations.
Les autorités de Santiago avaient autorisé la manifestation de jeudi, la 37e depuis le début du mouvement, mais sur un parcours situé dans l'ouest de la capitale, loin de la grande avenue La Alameda, que les étudiants voulaient emprunter.




Ces derniers étaient appelés à manifester après la rupture mercredi soir des négociations entre leurs syndicats et le gouvernement. Ce dialogue s'était ouvert il y a moins d'une semaine, au bout de cinq mois de mobilisation des étudiants, lycéens et professeurs pour réclamer une profonde réforme de l'éducation.
Ils souhaitent un "changement de paradigme" dans le système éducatif à deux vitesses, avec un secteur public très mal doté, et de qualité très inégale, depuis que l'Etat s'en est désengagé dans les années 1980, sous la dictature.
Les syndicats étudiants se sont retirés des négociations en accusant le gouvernement de ne pas faire assez en faveur de la gratuité de l'éducation publique, qui ne vaut à ce jour que pour 40% des écoliers chiliens, et pas dans l'enseignement supérieur. Les étudiants rejettent aussi comme insuffisant l'effort budgétaire sur l'éducation en 2012.
Etudiants et autorités se renvoyaient jeudi la responsabilité des incidents.



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LA POLICE ARRÊTE UNE MARCHE POUR L'EDUCATION.  PHOTO UPI
"Le gouvernement est coupable, car il s'oppose à tout. On demande l'autorisation de manifester (dans le centre-ville), il ne la donne pas, on demande l'éducation gratuite et il ne la donne pas non plus", a déclaré Camila Vallejo, un des dirigeants de la confédération étudiante Confech.
Le maire de Santiago Pablo Zalaquett a accusé de son côté les étudiants de "trop tirer sur la corde" après cinq mois de mobilisation dans la capitale.

 MANIFESTATION ÉTUDIANTE DISPERSÉE AU CHILI

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DES BARRICADES ONT ÉTÉ ÉRIGÉES JEUDI À SANTIAGO À L'ANNONCE L'INTERDICTION D'UNE  MARCHE. PHOTO FRANCISCO ÁGUILA 

Camila Vallejo, porte-parole de la Confédération des Etudiants du Chili a dit que « le Gouvernement a remarqué qu'il  ne veut pas que les plus pauvres financent les plus riches, nous voulons que les plus riches financent les plus pauvres à travers d'une réforme fiscale ». 



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LA POLICE CHILIENNE A UTILISÉ DES BOMBES DE GAZ LACRYMOGÈNES POUR EMPÊCHER LES MANIFESTANTS DE REJOINDRE LE CENTRE-VILLE.   PHOTO FRANCISCO ÁGUILA 
Depuis mai, les grèves et les manifestations parfois violentes se succèdent dans le pays. 

LE CHILI APPRÉCIE SA COOPÉRATION AVEC LA CHINE DANS LES ÉTUDES SCIENTIFIQUES DE L'ANTARCTIQUE


Les collègues chinois "nous ont aidés avec les logistiques opérationnelles pour faire avancer nos programmes scientifiques sur l'Antarctique", a indiqué M. Sanhuenza. "Le soutien logistique que la Chine nous a apporté a toujours été d'une grande valeur".
Des institutions concernées de Chine et du Chili ont signé un protocole d'entente en vue de renforcer leur coopération dans les études scientifiques de l'Antarctique, après la visite en Antarctique effectuée par la conseillère d'Etat chinoise Liu Yandong en 2010.