mardi 29 juillet 2014

GAZA : JAVIER BARDEM, PENÉLOPE CRUZ ET PEDRO ALMÓDOVAR DÉNONCENT UN «GÉNOCIDE»

Javier Bardem avait décidé quelques jours plus tôt de se prononcer contre l'opération «Bordure protectrice». Dans sa lettre ouverte publiée le 25 juillet sur eldiario.es, il dénonce avec virulence «une guerre d'occupation et d'extermination contre un peuple sans moyens». Pour l'acteur espagnol, «il n'y a pas de place pour la neutralité» dans un contexte où les bombardements ont déjà fait plus de 1100 morts côté palestinien.

Selon lui, «seules les alliances géopolitiques, ce masque hypocrite du monde affaires - comme par exemple la vente des armes»-, expliqueraient ce statu quo. Se disant «indigné» et «blessé par toute cette injustice», il affirme: «Oui, je suis européen et j'ai honte de la Communauté européenne qui déclare me représenter avec son silence et sa totale indécence.»
Répondant, par avance, aux critiques qui pointeraient les contradictions de son militantisme, l'acteur se défend: «Oui, je travaille également aux États-Unis, où j'ai des connaissances et des amis hébreux qui rejettent ces interventions et ces politiques d'agression.»

«Oui, mon fils est né dans un hôpital juif, car j'ai autour de moi des êtres de confession juive auxquels je tiens énormément et parce qu'être juif ne veut pas dire soutenir ce massacre, de la même façon qu'être hébreu ne veut pas dire être sioniste et être palestinien ne veut pas dire être un terroriste du Hamas. C'est aussi absurde que de dire qu'être allemand revient à être parent du nazisme», écrit l'engagé Bardem.

L'acteur s'était notamment illustré en faveur de la cause du Sahara occidental à travers un documentaire qu'il a coproduit sur les enfants sahraouis, intitulé Hijos de las nubes (Les Enfants des nuages).