Revue de presse sur le Chili
Du train qui siffle ou du blues que l’on twiste, que retiendra-t-on de Richard Anthony, mort dans la nuit du lundi 20 avril à Pégomas (Alpes-Maritimes) à l’âge de 77 ans ? Comme fil rouge du souvenir, il y aura d’abord la voix d’un miel somme toute très oriental. Polyglotte (il parlait six langues), d’une rondeur enveloppante, Ricardo Btesh, dit Richard Anthony, était né le 13 janvier 1938 au Caire. Il avait grossi les rangs des étoiles venues d’Egypte – Dalida, Georges Moustaki, Guy Béart, Claude François… – pour écrire un chapitre faste de la chanson française. Son père, Edgar, était industriel dans le textile, issu d’une famille syrienne d’Alep ; sa mère est à moitié anglaise, fille de Samuel Shashoua Bey, consul honoraire d'Irak à Alexandrie. Après une période d’errance familiale, dû au resserrement du nationalisme en Egypte, passant par l’Argentine et l’Angleterre, le futur chanteur arrive en France en 1951, à l’âge de 13 ans.
[ Au journal El Mercurio, Hugo Insulza explique qu'un concert du groupe punk britannique Doom était programmé dans cette discothèque. «Dans la salle, des centaines de personnes étaient déjà regroupées et le lieu n'avait plus la capacité pour accueillir davantage de public» précise-t-il sur le site de la télévision T13. Le chef de la police poursuit : «C'est au moment où une cinquantaine de personnes supplémentaires sont entrés en force dans la discothèque qu'une partie de la structure de la salle s'est effondrée.»Quelques heures après le drame, le chef de la police, Hugo Insulza, parle d'un lourd bilan humain.
PHOTO TWITTER @REDDEEMERGENCIA Plus de 200 personnes ont été évacuées par la police. «Les gens à l'intérieur ont été écrasés par la chute d'une barrière destinée à retenir ceux qui ont continué à pousser pour pénétrer dans les lieux qui avaient déjà atteint la limite de leur capacité», a précisé un responable de l'Onemi. Le gérant du club a été arrêté.
Le docteur Mario Henriquez, en service à l'hôpital de Santiago, a déclaré sur la chaîne de télévision 24HorasTVN que les deux personnes décédées étaient deux jeunes hommes âgés de 20 ans. ]
Lundi 13 avril 2015. « Quel livre offrir à Barack Obama pour l’éclairer sur les rapports entre les Etats-Unis et l’Amérique du Sud ? », s’interrogea Hugo Chávez en 2009. Son choix se porta finalement sur « Les Veines ouvertes de l’Amérique latine ». Son auteur, l’écrivain uruguayen Eduardo Galeano, s’est éteint le 13 avril 2015. Journaliste et poète, conteur et historien, il a écrit plusieurs textes pour Le Monde diplomatique sur les affres du monde, de son pays et singulièrement du sport. Dans ces « Voix du temps », recueil de saynètes d’un ordinaire oublié, il rappelle qu’une petite histoire en dit parfois autant qu’une longue analyse.
De nationalité uruguayenne, Eduardo Galeano figure parmi les écrivains latino-américains contemporains les plus reconnus. A la fois journaliste et poète, conteur et historien, il consigne ici les saynètes d’un ordinaire oublié, et rappelle qu’une petite histoire en dit parfois autant qu’une longue analyse.