dimanche 15 février 2009

Foire internationale du livre Cuba 2009

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GrasMichelle Bachelet et Raul Castro inaugurent la Foire internationale du livre Cuba 2009. Photo José Manuel de la Maza

Dans son intervention, la présidente a revendiqué la richesse culturelle de son pays, en voie de récupération après avoir été brutalement mutilée, réprimée et étouffée par les longues années de la dictature fasciste, et elle a fait des vœux pour la floraison «d’une culture de la vie là où ressortait une culture de la mort».

La Foire est aussi dédiée à Fina Garcia Marruz, Prix national de littérature, et à l’historien Jorge Ibarra, Prix national des sciences sociales; la poétesse avait envoyé un message où elle insiste sur l’importance de la lecture pour le développement spirituel des êtres humains, tandis que l’historien a pris la parole pour situer les coordonnées vitales qui entremêlent le passé, le présent et le futur de notre Amérique dans sa perspective d’unité et de justice. La Foire est en outre dédiée au 50e anniversaire de la Casa de las Americas, et son président Roberto Fernandez Retamar a relevé les efforts de cette institution pour diffuser la culture chilienne, et il a souligné le symbole que représentait la confluence de trois femmes à ce rendez-vous: Fina, qu’il a qualifiée de plus grande poétesse vivante des lettres hispaniques; la présence de la présidente Bachelet, et le souvenir de Haydée Santamaria.

De son côté Abel Prieto, membre du Bureau politique du Parti et ministre de la Culture, a mis l’accent sur la continuité de la Foire malgré les effets dévastateurs des récents ouragans, et il a réaffirmé la vocation décolonisatrice d’une manifestation de très grande ampleur et d’un profond enracinement populaire.
Pedro de la Hoz

samedi 14 février 2009

Ma rencontre avec la présidente chilienne Michelle Bachelet

Michelle a eu le mérite d’être élue président du Chili par le vote majoritaire octroyé au Parti socialiste qui l’avait présentée. C’était la première fois en Amérique latine, ces dernières années, qu’une organisation de gauche remportait la victoire sans l’appui de l’argent, des armes et de l’appareil de publicité yankees.

Qui plus est, cette distinction est revenue au Parti socialiste de Salvador Allende, cet homme qui mourut durant le bombardement aérien direct du palais de la Monnaie où il exerçait comme président constitutionnel, sans avoir demandé ni concédé une trêve : il était prêt, comme il l’avait promis, à mourir à son poste.

La trahison du sinistre chef de l’armée chilienne, qui simula tout le temps et berna tout le monde jusqu’au dernier moment, n’a pas de précédents.

Même la maison de la famille d’Allende, à Tomás Moro, fut attaquée et détruite.

Aux pires moments de cette étape-là, alors que des milliers de personnes avaient été torturées, assassinées et portées disparues, une jeune femme, Gladys Marín, dirigeait le Parti communiste chilien, forgé au fil de dizaines d’années d’efforts et de sacrifices de la classe ouvrière qui lui confia cette responsabilité.

Gladys Marín et son parti ne se trompèrent pas et soutinrent Michelle Bachelet à fond, déterminant ainsi la fin de l’influence d’Augusto Pinochet. On ne pouvait admettre que le tyran fabriqué et hissé au pouvoir par l’Empire régisse une fois de plus les destinées du Chili.

L’opinion mondiale exécrait le comportement de cet individu.

Il ne fut pourtant pas facile – et il ne l’est toujours pas – de dévider la trame légale par laquelle l’oligarchie fasciste et revancharde continue encore d’enserrer, avec l’aide yankee, la nation chilienne qui est digne d’un meilleur sort.

C’est cette même oligarchie qui, voilà plus de cent ans, durant la guerre déclenchée en 1879, arracha à la Bolivie la côte maritime qui lui donnait un large accès à l’océan Pacifique.

La Bolivie souffrit une extraordinaire humiliation historique durant cette guerre. Ce pays authentiquement américain, habité surtout d’Aymaras et de Quechuas, non seulement perdit sa côte maritime et son débouché à la mer, mais il fut aussi privé de vastes territoires très riches en cuivre où se trouvaient alors les plus grandes réserves au monde et qui, bien qu’exploités depuis cent trente ans, produisent encore aujourd’hui 5 364 000 tonnes par an et apportent à l’économie chilienne environ 18 452 000 0000 de dollars par an. On ne saurait concevoir la société moderne sans le cuivre métallique dont les cours tendent à la hausse.

Des minerais et produits naturels extrêmement utiles, certains déjà épuisés et d’autres nouveaux à des cours très élevés, sont apparus sur ces territoires. On ne sait lesquels sont chiliens et lesquels boliviens.

Evo Morales, le président bolivien, n’en garde aucune rancœur pour autant ; au contraire, il a offert son territoire pour y construire une route large et moderne par laquelle l’efficiente industrie chilienne, en plein essor grâce à ses travailleurs actifs et productifs, pourra envoyer ses produits vers de nombreux marchés du monde.

Le Chili est aussi particulièrement efficace, grâce à son climat privilégié, dans la production d’aliments nutritifs et de bois de grande qualité sur ses terres agricoles et dans ses montagnes.

Aucun pays ne le dépasse en efficacité en ce qui concerne les cultures maritimes et des produits aussi demandés que le saumon et d’autres espèces – cultivées ou naturelles – de ses riches eaux maritimes et terrestres.

Nous sommes très proche du 15 février, date du référendum sur l’amendement à la Constitution en République bolivarienne du Venezuela.

José Martí est le plus profond penseur révolutionnaire de Cuba et notre Héros national. Michelle Bachelet a, au nom de son peuple, déposé une gerbe devant sa statue de granit, et nous lui en savons gré.

Il avait écrit, voilà cent quinze ans, de Bolívar : « Ce qu’il n’a pas fait, lui, n’est toujours pas fait aujourd’hui ; Bolívar a encore à faire en Amérique. »

« Bolívar s’éveille tous les cent ans », a affirmé de son côté le grand poète chilien Pablo Neruda.

Alors qu’on fêtera bientôt le deux centième anniversaire de sa rébellion contre la métropole espagnole, Bolívar s’est éveillé dans l’action révolutionnaire de Chávez. Si le nouveau leader qui conduit un peuple combatif n’atteignait pas son objectif, tout autre que lui aurait du mal à l’atteindre. Il serait difficile de surmonter les ressources médiatiques de l’oligarchie et de l’Empire.

Que faire alors pour que cette planète cesse de ressembler à l’Enfer de Dante sur la porte d’entrée duquel un écriteau recommandait d’abandonner tout espoir ?

Je suis toutefois convaincu que la Révolution remportera la victoire au Venezuela et que l’idéal du socialisme pour lequel Salvador Allende a lutté et donné sa vie vaincra définitivement au Chili.

C’est de toutes ces questions dont j’ai causé avec Michelle Bachelet qui m’a fait l’honneur de m’écouter avec intérêt, de converser avec chaleur et de m’exprimer largement ses idées.

Je lui saurai toujours gré de sa visite amicale.

Fidel Castro Ruz

12 février 2009


vendredi 13 février 2009

Chili: la présidence publie des photos de Michelle Bachelet et Fidel Castro

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Fidel Castro "se porte très bien", avait affirmé jeudi Mme Bachelet, dont la visite d'Etat à Cuba s'achève vendredi
"J'ai rencontré Fidel Castro (...), nous avons discuté pendant une heure et demie", avait souligné Mme Bachelet, insistant sur la lucidité du vieux leader convalescent qui lui avait semblé "très actif".
"Il est au courant des détails les plus importants" de l'actualité, avait-elle précisé.
Le "lider maximo", âgé de 82 ans, a reçu Mme Bachelet dans les environs de la Havane dans un lieu tenu secret, où il est en convalescence à la suite d'une grave intervention chirurgicale qui l'a contraint à céder le pouvoir à son frère Raul, 77 ans, en juillet 2006.
Ce rendez-vous ne figurait pas au programme officiel de Mme Bachelet, dont le séjour revêt une charge symbolique à Cuba, où la dernière visite d'un chef d'Etat chilien remontait à 1972 avec celle du dirigeant socialiste Salvador Allende, ami de Fidel Castro, un an avant son suicide lors du putsch d'Augusto Pinochet.
Il s'agit de la seconde entrevue accordée cette année à un dirigeant étranger par Fidel Castro, qui avait reçu le 23 janvier la présidente argentine Cristina Kirchner, rompant un silence médiatique de plusieurs semaines, qui avait alimenté des rumeurs sur son état de santé.

mercredi 11 février 2009

"L'impunité du régime de Pinochet renvoie à l'impunité du personnage de mon film"

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Tony Manero est son deuxième film. Après l'Argentine et le Mexique, cette belle découverte chilienne confirme l'émergence d'un jeune cinéma latino-américain qui remet sur le métier, selon une esthétique nouvelle, la question politique.

Votre film est-il le signe d'un renouveau du cinéma d'auteur au Chili ?

Il y a au Chili un renouveau du cinéma tout court, et dans toute sa diversité. Voilà vingt ans, il n'y avait qu'une école de cinéma dans le pays. On en compte huit aujourd'hui. Durant les années les plus dures de la dictature de Pinochet, nos meilleurs cinéastes sont partis en exil, à l'image de Raoul Ruiz. Le problème vital pour la jeune génération qui grandit sous la démocratie, c'est de sortir de cet isolement. Sur la vingtaine de films produits chaque année, seuls un ou deux trouvent le chemin de l'exportation. Vous savez, un de nos grands poètes, Nicanor Parra, a écrit : "Le Chili n'est pas un pays, il n'est qu'un paysage." Je crois que si un art peut changer cet état de fait, c'est bien le cinéma.

L'Etat est-il impliqué dans cet effort ?

Trop peu. Des aides existent, qui augmentent chaque année et vont dans le bon sens, mais nous sommes encore très loin de la politique cinématographique argentine. Cela tient au modèle économique du pays, entièrement acquis au libéralisme. Tout fonctionne avec des fonds privés au Chili, même la télévision publique.

Sans l'aborder frontalement, votre film évoque les années de la dictature. Comment a-t-il été perçu au Chili ?

Je crois que, pour les Chiliens, les signes sont explicites. L'impunité du régime de Pinochet renvoie à l'impunité du personnage que je décris dans mon film. Il y a une tension réelle entre les deux et le public l'a bien compris. Le film n'a d'ailleurs pas mal marché pour ce type de cinéma, puisqu'il a dépassé les 60 000 entrées.

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Cette approche indirecte et très stylisée de la question politique vous rapproche d'autres jeunes réalisateurs latino-américains. Peut-on considérer vos oeuvres à tous comme un ensemble ?

C'est à mon avis pertinent. Certes, les pays sont très différents, mais il y a de puissants motifs qui traversent l'histoire du continent. Le rapport aux Etats-Unis, la violence et l'aliénation politiques, les questions sociales qui demeurent toujours aussi brûlantes.

Mais le rapport des jeunes réalisateurs à ces questions ne s'exprime plus par le cinéma militant qui était celui de nos aînés. Il passe par des histoires qui sont généralement dépourvues d'artifices, mais dont le point de vue se veut extrêmement sophistiqué.

J'ai la plus vive admiration pour le cinéma du Mexicain Carlos Reygadas, ou de l'Argentine Lucrecia Martel. Le premier film qu'elle a réalisé, La Cienaga, constitue pour moi la matrice d'un jeune cinéma latino-américain qui, comme le cinéma asiatique depuis une vingtaine d'années, a trouvé son paysage mental.

Propos recueillis par Jacques Mandelbaum

Michelle Bachelet attendue à La Havane

Elle sera reçue par son homologue cubain, Raul Castro. La signature de plusieurs accords de coopération entre le Chili et Cuba, notamment dans les domaines de l’éducation, des technologies et des sciences, est prévue. Mais la présidente chilienne se voit mal repartir sans avoir vu leader de la révolution cubaine, Fidel Castro.

Michelle Bachelet souhaite être reçue par le vieux Lider Maximo. Elle y tient beaucoup même. Selon les médias chiliens, d'intenses tractations diplomatiques se sont déroulées ces derniers jours entre La Havane et Santiago pour réaliser cette rencontre.

Pour l'instant, Michelle Bachelet n'a toujours pas reçu de confirmation définitive. Mais cela ne veut pas dire que l'entrevue n'aura pas lieu. Après tout, les rumeurs sur l'état de santé précaire de Fidel Castro ne l'ont pas empêché de recevoir récemment l'Argentine Cristina Kirchner.

Polémique

La visite de Michelle Bachelet à Cuba est la première d'un chef d'Etat chilien depuis 36 ans, et le séjour de Salvador Allende qui se voulait proche de Fidel Castro. C'est avec un révolver offert par le leader de la révolution cubaine que le président chilien se serait donné la mort en 1973 au moment du coup d'Etat d'Augusto Pinochet. [Information inexacte N de R]

Aujourd'hui, les dirigeants d'Amérique latine essaient de remettre Cuba en selle face aux Etats-Unis de Barack Obama. Depuis le début de cette année, plusieurs chefs d'Etat de la région se sont rendus sur l'île.

Le déplacement de Michelle Bachelet suscite déjà la polémique au Chili : l'opposition, tout comme les chrétiens-démocrates issus de la coalition gouvernementale, reproche à la présidente de ne pas vouloir rencontrer de dissidents cubains.

lundi 2 février 2009

ANTONIO QUINTANA «VALPARAISO DANS LES ANNÉES 40 ET 50»

Antonio Quintana. Barrio la Matriz (Quartier la Matriz) 1945
Regards sur l’enfance et ses jeux : carnaval, cerfs-volants, course après le bus… Paysages urbains qui dessinent les contours de Valparaiso, son atmosphère, ses reliefs. Présence ouvrière bien sûr avec les pêcheurs, leurs mains, leur dignité. Cette exposition présente les images de Quintana comme une déambulation dans Valpo (surnom de Valparaiso), au rythme des pas qui grimpent les cerros (collines qui caractérisent la géographie de la ville de Valparaiso). 
 
Photo Antonio Quintana.

SUR ANTONIO QUINTANA

«Lorsque j´ai vu pour la première fois les photographies d´Antonio Quintana, j´ai eu pour un instant l´impression de voyager. L´intensité de ses images me transportait tout d´abord au Chili évidemment, mais les paysages, les immeubles, les rues et les personnages représentés évoquaient également une autre époque…

Ensuite, j´ai appris un peu plus sur Quintana, son engagement politique, son amitié avec Pablo Neruda et surtout son attachement a la culture populaire du Chili. C´est ainsi que ses images d´une qualité esthétique remarquable prenaient un sens beaucoup plus profond: Quintana est un de ces rares artistes qui contribuent à forger l´identité d´un pays.

En effet, à travers son œuvre d´un style classique, comparable à celui des plus grands photographes français, on apprécie le compromis de l´artiste avec son peuple et sa terre. Les images de Valparaiso par exemple, évoquent les traits les plus romantiques de la ville-port. Mais la sincérité et l´humilité de son approche l´empêche de tomber dans le cliché. Au contraire, il réussit à nous transmettre la force vitale de la ville et le caractère qui, jusqu´à présent, marque son identité.

C´est la première fois que l´on montre les photographies d´Antonio Quintana en France. »

R.Sebastian Schneider , chargé des affaires culturelles à l’Ambassade du Chili en France

L’ŒUVRE D’ANTONIO QUINTANA EN FRANCE

Cette exposition a été possible grâce à Patrice Loubon, photographe, galeriste et enseignant, spécialiste de l’œuvre d’Antonio Quintana . Il est le fondateur de NegPos, galerie mais aussi espace de découverte et d’initiation, destiné à diffuser et promouvoir la photographie en tant que pratique artistique.

Au printemps 2005, il est à l’origine d’une recherche sur la photographie du Chili. Il rencontre José Moreno Fabbri, directeur des Archives Andres Bello de lUniversité du Chili qui lui faire découvrir l’immense œuvre d’ Antonio Quintana . La plupart des négatifs de Quintana, précieusement mais précairement conservés dans ces archives, la qualité de l’oeuvre et des projets développés par le photographe jusqu’à sa mort en 1972, sont autant d’éléments qui décident Patrice Loubon à participer activement de sa remise jour et la diffusion de son travail dans le monde. Durant dix jours, en octobre 2005, il s’enferme dans le laboratoire de fortune reconstitué spécialement pour l’occasion dans les Archives Andrés Bello Santiago du Chili et tire un corps d’image d’Antonio Quintana sur la ville de Valparaiso. Cette première initiative a été soutenue par l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie (Arles).

Informations techniques

L’exposition est composée de trente photographies en noir et blanc format 29 X30 cm, encadrées.
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Actuellement exposé à Paris « VALPARAISO DANS LES ANNEES 40 ET 50 » du 19/1/2009 au 29/5/2009 à la Photo Galerie de la Maison des Amériques Latines, 3 rue Cassette, 75006 Paris, Plan d'accès


Ce sont des tirages argentiques sur papier baryté Tétenal Baryt Vario.
Il existe seulement trois jeux complets de ce travail de Quintana .

N.B. L’entrée est libre, du lundi au samedi, de 10 heures à 19 heures.
Contacts Presse Colette Vacquier : 01 53 63 39 16, Luiz Ferreira : 01 53 63 13 40

Plus d’information sur Antonio Quintana …

Professeur de physique-chimie et de géographie, photographe, responsable syndical, membre du Parti Communiste, ami de Pablo Neruda, Quintana est au Chili l’un des premiers à produire une photographie à forte prédominance sociale, se doublant d’une recherche esthétique en prise avec son temps.

Entre 1948 et 1954, il s’exile sous le régime de Gabriel González Videla, à la déclaration de la « ley maldita » qui restreint les libertés démocratiques, d’abord en Argentine puis parce qu’il n’a pas voulu faire une gigantographie d’Evita Perron, en Uruguay.

A l’occasion de l’anniversaire des cinquante ans de Neruda (1954), il fait son retour au Chili. Il réalisera avec le poète un livre, « Les pierres du Chili » en 1965.

A partir de la fin des années 1950, il coordonne avec son ami photographe Roberto Montandón (chef du Laboratoire Central de Photographie et Microfilm de l’Université du Chili), la mission et l’exposition « El Rostro de Chile » (« le visage du Chili ») qui inaugure le 13 octobre 1964 dans le patio central de l’Université. Cette exposition rassemble une trentaine de photographes chiliens (dont le jeune Sergio Larrain…) ; elle se situe dans l’esprit d’une autre fameuse exposition, celle d’Edward Steichen, « The Family of Man ». Elle fera le tour du monde, accompagnée par Quintana et sa femme, Enriqueta Silva.

Quintana, photographe engagé, n’aura guère le temps de participer à l’avènement de l’Unité Populaire, il meurt le 21 juin 1972 suite à une hémorragie cérébrale. A ses funérailles, Salvador Allende le célèbre par ces mots : « avec Quintana disparaît l’un des meilleurs d’entre nous », ainsi se tourne avec sa disparition l’une des pages principales de l’histoire de la photographie documentaire et sociale au Chili.


Et si vous voulez en savoir encore plus :

Patrice Loubon : 09 54 13 22 72 / 06 71 08 08 16