Toutes ont vendu leurs biens et emporté quelques outils et vêtements.
Le voyage à travers la France et l'océan Atlantique a duré plus d'un mois dans des conditions difficiles. Arrivés sur place, ces éleveurs ont reçu des terres, des bêtes et de quoi construire une première baraque.
Les Fribourgeois se sont battus de toutes leurs forces pour tenter de repartir de zéro. Ils ont défriché des forêts et créé des pâturages. Leur ténacité, alliée à un savoir-faire appris en Suisse, leur ont permis d'exploiter le bois et de pratiquer l'élevage laitier. Ils ont installé une fromagerie encore exploitée aujourd'hui et ils ont su se faire apprécier de la population locale en mettant sur le marché des produits de qualité.
A l'instar des descendants de Marie Pittet (protagoniste du livre de Roger Pasquier), certains ont pris une autre voie: ils sont devenus horlogers, commerçants, chocolatiers, etc.
En 1936, du bétail fribourgeois a été exporté et des photos d'animaux chiliens, prises en 2005, 2007 et 2008, révèlent aux connaisseurs des caractéristiques de la race fribourgeoise! Une étude génétique est en cours sous l'égide de la fondation suisse ProSpecie- Rara.
En ville de Punta Arenas, un quartier témoigne de la présence des Suisses. Une vingtaine de rues a reçu leurs noms, qui sont actuellement de consonance hispanique: par exemple, Alberto Baeriswyl, Conrado Pittet, Alberto Conus, Antonio Dey, Emilio Bays.
En 1902 a été fondée la Société de secours mutuels Helvetia pour assurer les colons suisses. Elle est à l'origine du «Circulo suizo» (Cercle suisse) qui est toujours actif et qui avait pour but de resserrer les liens entre immigrés. Plus récemment, ces descendants devenus chiliens cultivent des liens avec les cousins restés en Suisse.
infos utiles
Jeudi 16 avril à 19 h: visite et causerie par Roger Pasquier. Lecture théâtrale de témoignages d'émigrés en collaboration avec l'association Baradero-Fribourg.
Dimanche 26 avril de 14 h à 17 h: visite de l'exposition en présence de Maria Inès Baeriswyl du Chili.








