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| RUE MARCHANDE DE RECOLETA. LES PREMIERS MIGRANTS SONT ARRIVÉS À LA FIN DU XIXE SIÈCLE, FUYANT LA PALESTINE POUR ÉCHAPPER À LA DOMINATION OTTOMANE. RFI / INÈS OLHAGARAY |
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| RECOLETA, À SANTIAGO DU CHILI. LA PLUPART DES MIGRANTS PALESTINIENS SONT REGROUPÉS DANS LA COMMUNE DE RECOLETA RFI / INÈS OLHAGARAY |
Les conflits qui ont ensuite déchiré les territoires palestiniens ont provoqué plusieurs vagues de migration. Juste à côté de la boutique de Salem, Michel vend des chemises fantaisies. Lui est parti de Bethléem après la guerre des Six-Jours. « La vie était trop difficile en Palestine et il n’y avait pas de travail, raconte-t-il. Je me suis installé au Chili en 1968. J’avais 7 oncles qui vivaient déjà là-bas. » Une rue plus haut, Jado, 40 ans, est le gérant d’un kebab. C’est après la seconde Intifada, en 2001, qu’il a décidé de quitter Beït Jala pour de bon. « Quand j’étais plus jeune, je manifestais dans les rues mais maintenant je me dis que ça ne vaut plus la peine. C’est pour ça que j’ai préféré partir. » A côté de la caisse, Jado a soigneusement disposé plusieurs images de la Vierge Marie, couleur pastel. Au Chili, plus de 90% des Palestiniens sont des chrétiens orthodoxes, originaires de Bethléem ou de Beït Jala.
« Des gens qui travaillaient dans la restauration»
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| À RECOLETA, ON NE PEUT PAS FAIRE UN PAS SANS TOMBER SUR UNE ENSEIGNE TENUE PAR UN PALESTINIEN. AU CHILI, PLUS DE 90 % DES PALESTINIENS SONT DES CHRÉTIENS ORTHODOXES. RFI / INÈS OLHAGARAY |
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| DANS LA RUE MARCHANDE DE RECOLETA, LES DRAPEAUX PALESTINIENS FLOTTENT SUR LES DEVANTURES DES VITRINES RFI / INÈS OLHAGARAY |
« Les premiers se sont installés là pour faire du commerce »
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| DANIEL JADUE, PETIT-FILS D’UN IMMIGRANT PALESTINIEN VENU DE BEÏT JALA, EST NÉ À RECOLETA. IL Y A PASSÉ LA PLUS GRANDE PARTIE DE SA VIE AVANT D’EN DEVENIR LE MAIRE IL Y A DEUX ANS. RFI/INÈS OLHAGARAY |
« Je pensais qu’une fois mariée, il m’enverrait étudier au Chili »
Non loin de Recoleta, de l’autre côté de la rivière Mapocho, se trouve le quartier huppé de Las Condes. Marlène Sabag habite au 12e étage d’un immeuble moderne avec une vue imprenable sur la cordillère des Andes. A 73 ans, Marlène continue de se rendre à Bethléem chaque année. C’est là, dans sa ville natale, qu’elle a rencontré son époux à l’âge de 19 ans. Palestinien, il vit au Chili depuis plus de vingt ans déjà et tient une boutique de textile dans le centre-ville de Santiago. Marlène rêve de faire des études d’architecture à l’étranger. « Je pensais qu’une fois mariée, j’irais au Chili et qu’il m’enverrait étudier. » Elle l’épouse au bout d’un mois et rentre avec lui au Chili en 1960.
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| MICHEL VEND DES CHEMISES FANTAISIES. IL EST PARTI DE BETHLÉEM APRÈS LA GUERRE DES SIX-JOURS. QUAND IL S’INSTALLE AU CHILI, EN 1968, DÉJÀ SEPT DE SES ONCLES VIVENT LÀ-BAS. RFI / INÈS OLHAGARAY |
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| LES CULTURES CHILIENNES ET PALESTINIENNES COHABITENT DANS LES RUES DE RECOLETA. RFI / INÈS OLHAGARAY |
Marlène continue de vendre du linge de maison sous la franchise Cannon et les affaires de la famille Sabag prospèrent. La même année, elle retourne pour la première fois en Palestine. « Je me suis rendu compte que la guerre avait créé beaucoup de pauvreté. On m’a demandé de l’argent pour de la nourriture et des vêtements mais pour moi le plus important, c’était l’école. Alors, j’ai commencé à envoyer de l’argent directement à de bons collèges pour payer la scolarité de certains enfants très pauvres à Bethléem. »
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| PLUS DE 300 000 PALESTINIENS VIVENT AU CHILI. RFI / INÈS OLHAGARAY |



























