samedi 26 août 2017

LES GARDES DU CORPS DU VICE-PRÉSIDENT AMÉRICAIN AVAIENT FAIT VENIR DES FEMMES À LEUR HÔTEL


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MIKE PENCE, LE VICE-PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS
ET DES MEMBRES DE SA PROTECTION RAPPROCHÉE.
PHOTO AFP
Ramener des tierces personnes dans un espace sécurisé pour le gouvernement est rigoureusement interdit. L'incident s'est produit lors d'une tournée de Mike Pence en Colombie, Argentine, Chili et Panama, sans que l'on sache dans quel pays se sont déroulés les faits.
Le Parisien 
LE VICE PRÉSIDENT MIKE PENCE RENCONTRE
DES SOLDATS AMÉRICAINS LE 23 AOÛT 2017
PHOTO LYNNE SLADKY
Des membres d'un détachement militaire affectés à la protection du vice-président américain ont été relevés de leurs fonctions à la Maison Blanche. Motif : ils sont accusés d'avoir ramené des femmes dans leur hôtel durant un déplacement en Amérique latine, selon un responsable de la défense. L'incident s'est produit lors d'une récente tournée de Mike Pence en Colombie, Argentine, Chili et Panama. C'est dans l'un de ces pays que les faits se sont déroulés. On ignore encore lequel.

D'après la chaîne américaine NBC, l'équipe du colistier de Donald Trump a eu accès à des vidéos de surveillance montrant des membres de cette unité militaire ramenant des femmes dans un espace sécurisé. S'exprimant sur la chaîne, des responsables américains ont toutefois expliqué que rien n'indiquait pour le moment que ces femmes soient des prostituées. «Nous sommes au courant de l'incident et il fait actuellement l'objet d'une enquête», a déclaré jeudi le major Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. «Nous confirmons que les individus concernés ont été réaffectés au sein de l'armée».

Une «menace pour le cœur de la mission»

Il s'agit du dernier scandale en date à toucher des responsables de sécurité en mission en Amérique latine. En 2015, deux membres de l'agence antidrogue américaine (DEA) avaient été surpris en train de participer à des orgies avec des prostituées en Colombie. Trois ans plus tôt, des agents du Secret service (le service de protection rapprochée du président) avaient reçu des prostituées également en Colombie, tandis que d'autres agents étaient retrouvés ivres aux Pays-Bas.

Selon NBC, les personnes aujourd'hui impliquées sont toutes de haut rang, dont l'une travaillant au sein de l'armée de l'air.

En 2015, le ministère de la Justice avait émis un avertissement sévère à ses employés, soulignant qu'ils ne devaient en aucun cas solliciter des prostituées, même s'ils étaient en mission dans des pays où la pratique est autorisée. L'ancien ministre de la Justice Eric Holder avait expliqué que payer des prostituées «menace le cœur de la mission» du ministère car cela peut conduire à de l'extorsion ou du chantage et soutenir le trafic d'êtres humains.

mercredi 23 août 2017

AVORTEMENT : LE CHILI QUITTE LE « GROUPE DE LA HONTE »


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PHOTO XIMENA NAVARRO



Lundi 21 août 2017, le Tribunal constitutionnel chilien a validé la dépénalisation partielle de l’avortement, après vingt-huit ans de lutte. Il s’agit d’une victoire pour la présidente, Michelle Bachelet. Le Chili était un des derniers pays du continent interdisant l’avortement.
LES ACTIVISTES PRO IVG CÉLÈBRENT LA DÉCISION
DU TRIBUNAL CONSTITUTIONNEL LE 21 AOÛT 2017
PHOTO CLAUDIO REYES 
Courrier international


Depuis lundi 21 août 2017, le Chili ne fait plus partie de la liste des pays d’Amérique centrale et du Sud interdisant l’avortement, comprenant Haïti, le Honduras, le Salvador, le Nicaragua et la République dominicaine, le « groupe de la honte ».



« AUJOURD’HUI, LES FEMMES ONT GAGNÉ, 
LA DÉMOCRATIE A GAGNÉ ET LE CHILI A GAGNÉ » 

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Approuvé au début du mois par le Congrès, le projet de loi légalisant l’avortement avait été mis en péril par l’opposition de droite, qui avait présenté deux recours d’inconstitutionnalité. Le Tribunal constitutionnel les a rejetés ce 21 août, validant le projet de loi. « Désormais, l’emblématique initiative de la présidente Michelle Bachelet peut être promulguée », remarque le journal chilien La Tercera.

« Aujourd’hui, les femmes ont gagné, la démocratie a gagné et le Chili a gagné », s’est exclamée la présidente, rapporte aussi La Tercera.

Elle l’avait promis pendant sa campagne : l’avortement serait à nouveau dépénalisé sous certaines conditions – lorsque la vie de la femme est mise en danger, quand le fœtus est considéré comme non viable ou en cas de viol. « À nouveau », car le droit d’avorter avait déjà été acquis en 1931, puis retiré par le dictateur Augusto Pinochet en 1989.

Pas moins de 135 organisations de la société civile, parmi lesquelles Amnesty International, « ont lutté contre l’opposition de l’Église catholique et des groupes conservateurs d’extrême droite », rapporte le site d’information mexicain Aristegui Noticias, qui qualifie l’annonce de « pas en avant historique pour l’Amérique latine ».

Pour Rodrigo Álvarez Quevedo, avocat au ministère de l’Intérieur, « il n’y a rien à célébrer, même si c’est malgré tout une avancée », écrit-il dans une tribune publiée par le quotidien chilien El Mostrador. Cette dépénalisation n’étant que partielle, « le Chili reste un des pays les plus conservateurs en la matière », souligne-t-il.

mardi 22 août 2017

JOAN BAEZ - HERE'S TO YOU, NICOLA AND BART.MP3


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« HERE'S TO YOU » EST UNE CHANSON DE JOAN BAEZ ET ENNIO MORRICONE, 
PARUE EN 1971 DANS LA BANDE ORIGINALE DU FILM SACCO ET VANZETTI 
(SACCO E VANZETTI) DE GIULIANO MONTALDO.
LICENCE YOUTUBE STANDARD 
DURÉE : 00:03:07 

SACCO ET VANZETTI, DEUX IMMIGRANTS ANARCHISTES EXÉCUTÉS INJUSTEMENT MP3


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« SACCO ET VANZETTI, DEUX IMMIGRANTS ANARCHISTES EXÉCUTÉS INJUSTEMENT »
AUJOURD'HUI L'HISTOIRE - RADIO CANADA -
PAR JACQUES BEAUCHAMP, 
DIFFUSÉ LE LE MARDI 4 AVRIL 2017
DURÉE : 00:23:00 

SACCO ET VANZETTI, DEUX IMMIGRANTS ANARCHISTES EXÉCUTÉS INJUSTEMENT


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« HERE'S TO YOU » EST UNE CHANSON DE JOAN BAEZ ET ENNIO MORRICONE, 
PARUE EN 1971 DANS LA BANDE ORIGINALE DU FILM SACCO ET VANZETTI 
(SACCO E VANZETTI) DE GIULIANO MONTALDO.
LICENCE YOUTUBE STANDARD 
DURÉE : 00:03:07 

Jugé coupable en 1920 lors du procès sur le vol de Bridgewater, Bartolomeo Vanzetti est accusé avec Nicola Sacco pour le braquage de South Braintree. Webster Thayer, un juge conservateur reconnu pour son manque de stature, préside ce second procès.

Un procès au retentissement international

Sacco et Vazzenti plaident leur innocence. Leur sort a bientôt des échos sur la scène nationale, puis internationale. L’avocat de la défense attire l’attention de groupes de défense des droits et libertés aux États-Unis. Des intellectuels de gauche s’unissent pour appuyer les accusés.

En 1926, alors que Sacco et Vazzenti sont en prison depuis cinq ans, un autre immigrant, Celestino Mederos, confesse être responsable du braquage de South Braintree. Le juge Tayor ne déroge pas et maintient un verdict de culpabilité à l’égard des deux Italiens.

Après de nombreux appels refusés par le juge Thayer, des groupes de gauche et des intellectuels européens débattent publiquement la cause. Ils voient l’affaire Sacco et Vazzenti comme le récit d’une Amérique dominante qui condamne injustement deux pauvres ouvriers.

Deux martyrs de la gauche

À la suite de l’échec de la défense à renverser sa décision, le juge Thayer condamne à mort Sacco et Vazzenti. Malgré un mouvement d’opposition planétaire, leur exécution a lieu en août 1927.

L’injustice dont Sacco et Vazzenti sont victimes fera d’eux des représentants des sans-voix. Leur récit sera transposé au cinéma, en littérature, ainsi qu’en chanson.

CHILI : L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE LÉGALISÉ

CHILI : L'AVORTEMENT THÉRAPEUTIQUE LÉGALISÉ 

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      lundi 21 août 2017

      LES MAPUCHE « LE PEUPLE DE LA TERRE », REBELLES DEPUIS TOUJOURS.


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      PHOTO IVAN ALVARADO


      Les gouvernements, chilien, mais surtout de l’ultra-libéral Mauricio Macri, le président argentin richissime et « branché » (sur Washington), mènent dare-dare une sorte de « nettoyage ethnique » : la chasse aux Indiens Mapuches, rebelles et réprimés depuis la nuit des temps. Le « m’as-tu vu » Macri a pris dans le même temps (avec ses potes brésilien, mexicain, colombien), démocrates médaillés, la tête de la croisade « anti-Maduro » (qui n’est pourtant pas Mapuche), au nom de la liberté et des droits de l’homme, cela s’entend...
      Les Mapuche, de langue mapudungun, sont l’un des peuples « aborigènes » du centre Chili (le Chili où ils sont aujourd’hui 600 000, soit 4% de la population, la majorité vivant désormais dans la capitale Santiago, prolétarisés ou clochardisés), et de l’Argentine (entre 80 000 et 200 000 environ). Dans les zones rurales du centre Chili comme en Patagonie argentine, leur situation se détériore à tel point que certains d’entre eux sont passés à « l’action directe » (barrages de routes, sabotages, occupation de terres, « embuscades » contre les forces répressives, etc.) au sein de la Coordination Arauco-Malleco (la CAM), ou de la résistance ancestrale mapuche (RAM) ou d’autres structures de même type.

      Accusés de sécession, de « délinquance », d’illégitimité par les autorités. Dans ces zones rurales, ils vivent en communautés réunissant plusieurs familles, le plus souvent sur de mauvaises terres qu’ils partagent ; les bonnes, qui leur appartenaient, ils en ont été spoliés, accaparées par l’oligarchie, par les grandes compagnies forestières, électriques, etc. qui ravagent l’environnement. D’où leur résistance têtue, aux racines ancestrales, afin de récupérer leurs terres, ainsi que leur autonomie de leur nation.

      À l’exception du mandat de l’Unité populaire (sous Salvador Allende), une période de quelques avancées, les États et gouvernements chiliens et argentins ont toujours criminalisé, massacré (plus de 50% d’entre eux) ces farouches résistants, ce « peuple de la terre », connu également sous le nom de « Araucanos ». Les Mapuche argentins sont à nouveau sur le pied de guerre. Il faut savoir que la terre est monopolisée par quelques grandes fortunes. En Patagonie argentine, l’italien Benetton possède 900 000 hectares, et 100 000 brebis. Lors d’un barrage de route, la gendarmerie argentine a tiré sur les Mapuche, bouclé la zone, et sans doute enlevé le jeune sympathisant Santiago Maldonado, 27 ans. Depuis, les manifestations continues exigent que Santiago Maldonado, « disparu », soit libéré vivant. Le gouvernement brandit le spectre de la violence contre des actions « légitimes » selon les militants mapuche, soutenus par l’Eglise, qui se démarque toutefois des formes violentes de lutte. La presse argentine livre un exemplaire combat médiatique : le très officiel et célèbre Clarín n’arrête pas de stigmatiser ces Mapuche « dangereux », « révolutionnaires », « séparatistes »...

      Les Mapuche sont « habitués » à la torture, aux conséquences de la « loi anti-terroriste » chilienne, à la prison, aux grèves de la faim... Leur ennemi, toujours le même (avec quelques variantes), depuis la Colonisation, là et ailleurs : l’État « colonial », les multinationales vampires, l’oligarchie repue et jamais rassasiée.

      En France, l’excellent travail des grands médias popularise comme il se doit (en silence), les luttes des Mapuche. Dommage que Neymar ne soit pas Mapuche !