samedi 24 février 2018

1848 EST UNE RÉVOLUTION DU PEUPLE

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LAMARTINE, LORS D'UN DISCOURS DEVANT LES INSURGÉS À
L'HÔTEL DE VILLE, REJETTE LE DRAPEAU ROUGE, LUI PRÉFÉRANT
LE DRAPEAU TRICOLORE, LE 25 FÉVRIER 1848 .
LA VEILLE IL A PROCLAMÉ LA SECONDE RÉPUBLIQUE.
PAR HENRI FÉLIX EMMANUEL PHILIPPOTEAUX (C.1815-84)

La grande trahison du peuple par la bourgeoisie. Voilà comment on peut qualifier la révolution de 1848. Elle n’a jamais fait l’objet d’une quelconque commémoration. Comme on veut oublier le bain de sang dans lequel on l’a noyée.
INCENDIE DU CHÂTEAU D'EAU,
PLACE DE PALAIS-ROYAL, LE 24 FÉVRIER 1848
PAR EUGÈNE HENRI ADOLPHE HAGNAUER
En 1845 et 1846, les classes pauvres souffrent durement d’une disette due à de mauvaises récoltes. Les paysans se révoltent contre les « accapareurs de grains ». Les ouvriers multiplient des « sociétés de résistance ». Le chômage s’accroît, dû à la fermeture de petites et moyennes entreprises, conséquence d’une crise industrielle. Peu à peu, on assiste à une prise de conscience révolutionnaire, chez les commerçants, puis chez les ouvriers.

ILLUSTRATION BANQUET DU CHÂTEAU-ROUGE (9 JUILLET 1847)
LA CRISE CONDUIT À LA CAMPAGNE DES BANQUETS,
COMME CELUI DU CHÂTEAU-ROUGE LE 9 JUILLET 1847.
CELUI DE PARIS LE 22 FÉVRIER SUIVANT
SONNE LE DÉPART DE LA RÉVOLUTION.
 
ADRIEN NARGEOT, IMPRIMÉE À PARIS PAR A. SALMON
On parle d’une réforme électorale. On pressent qu’elle va s’imposer par la violence. Pendant six mois, ses partisans, dont les républicains qui demandent le suffrage universel, organisent en France des banquets de mille convives environ où l’on signe une pétition en sa faveur.

Louis-Philippe interdit le banquet du 22 février 1848 à Paris.

Une immense manifestation secoue la ville. Puis se transforme en une véritable émeute.

JOSEPH DÉSIRÉ FRANÇOIS GUIZOT 1851
PAR JOSEPH DÉSIRÉ COURT
Le peuple est là. Des fabricants, des boutiquiers, des bourgeois, des ouvriers, des étudiants, des chômeurs, des miséreux, des traîne-savates, des riens du tout. La haine contre Guizot, chef du gouvernement, est là, elle aussi. Guizot démissionne le 23. À cette nouvelle, le peuple de Paris réclame l’illumination des rues. Des barricades apparaissent un peu partout. Bientôt, la fusillade se fait entendre : deux compagnies de ligne tirent sans sommation, à bout portant, sur un groupe d’ouvriers chantant la Marseillaise.

ADOLPHE THIERS
PHOTO NADAR 
Cinquante-deux morts. On a parlé « d’épouvante muette ». Cinq cadavres sont hissés sur un chariot. Le peuple traîne ses morts toute la nuit. Ce que l’on a appelé « la promenade des cadavres » est un appel aux armes. Thiers succède à Guizot. La foule marche vers les Tuileries. Les Tuileries sont mises à sac. Le roi s’enfuit en Angleterre.

Le peuple, le 25 février, est maître de la rue. Pas un soldat, pas un gendarme, pas un garde national n’est visible. C’est la fête. On danse. C’est l’euphorie. La IIe République est proclamée.

LE GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA IIE RÉPUBLIQUE.
Le peuple a gagné, oui, mais pas pour longtemps. Comme toujours, les bourgeois allaient lui ravir sa victoire. Se profile lentement, fortement, ce que l’on peut appeler une contre-révolution. Comme toujours, tout se passe chez les banquiers. La finance impose son ordre. Rien de nouveau. L’aristocratie financière s’associe à la bourgeoisie industrielle et commerçante. Puis la banque va dominer, élargir son pouvoir, et absorbera peu à peu le monde de l’industrie et du commerce. Le peuple, qui vient de prendre lui aussi conscience qu’il existe, qui a beau crier « La liberté ou la mort ! », est sur le point de se faire « griller » par le gouvernement provisoire (adoubé par le banquier Goudchaux). Dans celui-ci se trouvent des hommes tous bien ancrés à droite, comme Lamartine, Ledru-Rollin, Arago, Dupont de l’Eure, qui vont éliminer l’opposition socialiste. Le 15 mai Blanqui, Barbès, Raspail, Leroux, notamment, sont arrêtés.

On fusille partout sans sommation. On va jusqu’au bout de l’horreur

Le 24 juin, l’Assemblée constituante, expurgée des républicains, transmet ses pouvoirs au ministre de la Guerre, le général Cavaignac. L’Assemblée proclame la dictature militaire et l’état de siège. Le 26 juin 1848, à midi, commence alors une répression méthodique. Pour dire les choses simplement : douze mille prisonniers, trois mille morts, quatre mille personnes déportées aux colonies sans jugement. Pour s’en tenir aux chiffres officiels. On en avance d’autres beaucoup plus importants.

On fusille partout sans sommation. On va jusqu’au bout de l’horreur. Les survivants de cette tuerie sont enfermés dans les souterrains des Tuileries, dans les caves de l’École militaire, et dans celles de l’Hôtel de Ville. Les prisonniers croupissent, entassés les uns sur les autres, affamés, étouffés, dans la boue et les ordures. Çà et là les gardes tirent sur eux par les lucarnes, pour rire un peu.

Voilà comment finit la révolution de 1848.

En février, on a vu ensemble les ouvriers, les étudiants, les boutiquiers, les commerçants, la petite bourgeoisie. Mais après l’horreur des journées de juin, le peuple a compris qu’il avait été berné. Que la révolution lui a été confisquée au profit de ces gens-là, les nantis, les boutiquiers, la petite bourgeoisie. Les étudiants également l’ont abandonné.

Le peuple, saigné, ne se mêlera plus de rien. Il ne croit plus que les prolétaires soient liés à la République. Il ne bougera plus. Il a décidé qu’il ne serait plus que le seul acteur de la révolution, et « qu’il ne la jouera qu’à son heure ». Et ce sera, bien plus tard, la Commune.

Dernier ouvrage paru : l’Abaissé. 1848, la plume et la barricade. Le Bruit des autres.

jeudi 15 février 2018

ARABESQUES : CLAUDIO ARRAU (4/5)


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CLAUDIO ARRAU 1977
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ARABESQUES : FRANÇOIS-XAVIER SZYMCZAK
 -RADIO FRANCE MUSIQUE-
« CLAUDIO ARRAU  »,
DIFFUSÉ LE JEUDI 15 FÉVRIER  2018
DURÉE : 1:58:35
CLAUDIO ARRAU 1977
Né le 6 février 1903 au Chili, Claudio Arrau est vite initié à la musique; il donne son premier concert à l’âge de cinq ans seulement, et joue pour le président chilien l’année suivante.  
FRANÇOIS-XAVIER SZYMCZAK
Claude Debussy
Images livre II : Et la lune descend sur le temple qui fut
Claudio Arrau, piano
Philips 420394-2

Franz Liszt
Mephisto valse nº1 s 110 n°2
Claudio Arrau, piano
Ermitage ERM 104

Ludwig van Beethoven
Triple concerto pour piano violon et violoncelle en Ut Majeur opus 56 :
2 Largo
3 Rondoallapolacca
Claudio Arrau, piano
Henryk Szeryng, violon
Janos Starker, violoncelle
New Philharmonia Orchestra
Eliahu Inbal, direction
Philips 426631-2

Ludwig Van Beethoven
Sonate n°5 en Fa Majeur opus 24 (Le printemps) :
1 Allegro
2 Adagiomoltoespressivo
3 Scherzo
4 Rondo
Arthur Grumiaux, violon
Claudio Arrau, piano
Pentatone Classics PTC5186235

Frederic Chopin
Scherzo nº4 en Mi Majeur opus 54 pour piano
Claudio Arrau, piano
Philips 475034-2

Franz Liszt
Sonate en si mineur S 178 :
1 Lento assai - Allegro energico
2 Andante sostenuto
3 Allegro energico
Claudio Arrau, piano
Diapason N80

Robert Schumann
Arabesque
Arabesque en Ut Majeur opus 18
Sony 88843071652010

SUR LE MÊME SUJET :

    IL Y A QUARANTE ANS DISPARAISSAIT L’ÉTUDIANT ALEXEI JACCARD. L’UNIVERSITÉ SE SOUVIENT

    En mai 1977, un étudiant suisso-chilien disparaissait en Argentine. Officiellement, Alexei Jaccard allait voir sa mère malade, qui s’était établie à Buenos Aires avec le reste de la famille suite au coup d’État conduit par Augusto Pinochet en 1973. En vérité, le jeune homme aurait traversé l’Atlantique pour rejoindre des membres du Parti communiste  chilien exilés en Argentine.
    Au lendemain de la disparition du jeune homme, étudiant en géographie à l’Université de Genève, ses proches mettent sur pied un comité en vue de retrouver sa trace. Après s’être adressés à l’ambassade d’Argentine, qui les lance sur une fausse piste, sa femme et ses amis genevois organisent des manifestations à l’Université et sur la place du Molard. Ils envoient également un avocat enquêter sur place. Malgré le soutien du Rectorat et du Département fédéral des affaires étrangères, qui effectue diverses demandes auprès des autorités chiliennes et argentines, l’affaire piétine. 
    Tout laisse à penser le pire: l’étudiant a dû être capturé et éliminé par la police politique dans le cadre de l'opération Condor, menée conjointement par les services secrets du Chili et de ses alliés en Amérique latine, avec le soutien tacite des États-Unis.

    Alexei Jaccard aurait été arrêté à Buenos Aires avant d’être transféré à Santiago, pour y être torturé

    Le retour progressif à la démocratie au Chili à partir de 1990 laisse espérer que la lumière soit faite sur le sort réservé à l’ancien étudiant de l’UNIGE. Il faudra pourtant attendre encore dix-sept ans. En 2007, lors du procès de tortionnaires de la prison secrète «Simon Bolivar» à Santiago du Chili, spécialisée dans l’élimination des membres du Parti communiste, la description qui est faite de l’une de leurs victimes semble en effet correspondre à celle de l’étudiant disparu trente ans auparavant. Selon le récit de ses bourreaux Alexei Jaccard aurait été arrêté à Buenos Aires avant d’être transféré à Santiago, pour y être torturé. Il aurait été assassiné deux mois plus tard, sans que son corps ait pu être retrouvé.

    L’histoire d’Alexei Jaccard reste un souvenir vivace pour nombre de ses contemporains, y compris à l’Université de Genève. Actuel recteur, Yves Flückiger comptait ainsi parmi ses camarades. Tout comme Aline Helg, devenue depuis professeure d’histoire contemporaine à la Faculté des lettres, et qui soutient aujourd’hui encore l’épouse du disparu. Grâce à la démarche d’un collectif issu de la CUAE au début des années 2000, l’auditoire MR380 d’Uni Mail est baptisé «auditoire des droits de l’homme en mémoire d’Alexei Jaccard». Sa veuve et Aline Helg obtiennent en 2004 qu’une plaque avec une brève explication soit posée à l’entrée de l’auditoire. Elles espèrent toujours que toute la vérité soit faite sur la disparition d’Alexei Jaccard et que son corps soit retrouvé.

    Nouvelles générations Chili a pris le relais pour maintenir vivante la mémoire de l’ancien étudiant et de cette période sombre de l’histoire de l’Amérique latine

    Quarante ans après les faits, un collectif Nouvelles générations Chili a également pris le relais pour maintenir vivante la mémoire de l’ancien étudiant et de cette période sombre de l’histoire de l’Amérique latine, à laquelle Genève s’est trouvée mêlée dans les années 1970 et 1980 en accueillant de nombreux exilés chiliens et argentins. Dans cette optique, le collectif plaide notamment pour que l’auditoire soit rebaptisé «auditoire Alexei Jaccard» et que figure un rappel de sa trajectoire ainsi que le contexte historique de sa disparition tragique. — 

    FORUM MARX - LA BELLEVILLOISE


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    FORUM MARX - LA BELLEVILLOISE

    À l’occasion du bicentenaire de la naissance de Karl Marx, L’Humanité vous accueille à la Bellevilloise pour une journée spéciale samedi 17 février 2018.

    9h30
    Accueil, intervention de Patrick Le Hyaric directeur de l’Humanité
    Lieu : Forum

    10h00-11h30
    À la découverte de Marx aujourd’hui
    Avec Raoul Peck (sous réserve), cinéaste, réalisateur du jeune Marx, Pascale Fautrier, écrivaine, auteure de Les Rouges, Jean-Pierre Lefebvre, traducteur du Capital et Jean Quétier, doctorant en philosophie.
    Modérateur : Jérôme Skalski, journaliste de l’Humanité
    Lieu : Forum

    11h00-12h30
    Marx, productiviste ou précurseur de l’écologie ?
    Avec Michael Lowy, philosophe et sociologue, Alain Obadia, président de la Fondation Gabriel Péri et Jean-Marie Harribey, économiste.
    Modératrice : Clotilde Mathieu, journaliste de l’Humanité
    Lieu : Loft

    11h30-13h00
    Dominations, discriminations, inégalités : quelles luttes des classes aujourd’hui ?
    Avec Domenico Losurdo, philosophe, Pierre Khalfa, co-président de la Fondation Copernic, Saliha Boussedra, doctorante en philosophie et Nasser Mansouri, économiste de la CGT.
    Modérateur : Florian Gulli, « Marx 2018 »
    Lieu : Forum

    14h00-16h00
    Marx face aux enjeux contemporains du travail
    Avec Frédéric Boccara, économiste, membre du Conseil économique social et environnemental, Anne Eydoux, économiste, membre des économistes atterrés et Bernard Friot, sociologue et économiste.
    Modérateur : Sébastien Crépel, journaliste de l’Humanité
    Lieu : Loft
    16h05
    Vidéo
    Entretien filmé avec Lucien Sève, philosophe

    16h15-18h15
    Penser un monde nouveau avec Marx
    Etienne Balibar, philosophe, Jacques Bidet philosophe, Isabelle Garo, philosophe et Michèle Riot-Sarcey, historienne.
    Modérateurs : Jean Quétier, « Marx 2018 » et Maurice Ulrich, journaliste de l’Humanité.
    Lieu : Loft

    17h00-19h00
    Marx et la France
    Avec Jean-Numa Ducange, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Rouen, Marie-Cécile Bouju, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris-8, Françoise Blum, historienne, Stéphanie Roza, chercheuse au CNRS.
    Modérateur : Anthony Burlaud, « Marx 2018 ».
    Lieu : Forum

    19h00-20h30
    La révolution, un projet périmé ?
    Avec Mathilde Larrère, historienne des révolutions et de la citoyenneté, Pierre Serna, historien, membre de l’Institut d’histoire de la révolution française de l’université Paris-1 et Guillaume Roubaud-Quashie, historien, directeur de la revue « Cause Commune ».
    Modérateur : Pierre Chaillan, journaliste de l’Humanité
    Lieu : Forum

    20h30-21h45
    Soirée. Pièce de théâtre d’Howard Zinn, Karl Marx, le Retour
    Spectacle mis en scène par Denis Lannoy produit par TRIPTYK-THEATRE
    Lieu : Forum

    Tarif : Gratuit / Inscription obligatoire : 

    Cliquez ici !

    Détails
    Date :
    17 février 2018
    Heure :
    à 09:00à 23:00
    Prix : Gratuit
    Site Web :
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    mercredi 14 février 2018

    ARABESQUES : CLAUDIO ARRAU (3/5)


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    CLAUDIO ARRAU,  ANNÉES 1946
    PHOTO  LUIS LEMUS
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    ARABESQUES : FRANÇOIS-XAVIER SZYMCZAK  -RADIO FRANCE MUSIQUE- « CLAUDIO ARRAU  », DIFFUSÉ LE MERCREDI 14 FÉVRIER  2018 DURÉE : 1:58:28
    Né le 6 février 1903 au Chili, Claudio Arrau est vite initié à la musique; il donne son premier concert à l’âge de cinq ans seulement, et joue pour le président chilien l’année suivante.  
    «Cela commence toujours de la façon suivante : l'oeuvre crée en moi une sorte d'état orgiaque. Je sais alors que je dois étudier l'oeuvre à fond. Il faut avant tout qu'existe la vision créatrice. »  Claudio Arrau.
    FRANÇOIS-XAVIER SZYMCZAK
    Franz Schubert Moment musical en fa mineur opus 94 n°3 D 780 Claudio Arrau, piano EMI 7610192
    Franz Schubert / Georg Philipp Schmidt Von Lübeck Der Wanderer opus 4 n°1 D 493 Dietrich Fischer-Dieskau, baryton Gerald Moore, piano Orféo C 339 050 T
    Franz Schubert Fantaisie en ut Majeur opus 15 D 760 (Wanderer-Fantasie) :Allegro con fuoco ma non troppoAdagioPrestoAllegro Claudio Arrau, piano EMI 7610192
    Johannes Brahms Concerto nº2 en si bémol Majeur opus 83 :  1. Allegro non troppo Claudio Arrau, piano Orchestre National de France Igor Markevitch, direction INA 262026
    Frédéric Chopin Nocturne n°14 en ut mineur opus 48 n°2 Claudio Arrau, piano Philips 422041
    Franz Liszt Années de pèlerinage, 2ème année Italie S 161 : Après une lecture de Dante n°7 Claudio Arrau, piano Philips 432 305-2
    Claude Debussy Estampes : La soirée dans Grenade Claudio Arrau, piano Philips 420393-2
    Ludwig Van Beethoven Sonate nº28 en la Majeur opus 101 :Allegretto ma non troppoVivace alla marciaAdagio ma non troppoAllegro Claudio Arrau, piano Philips 432301-2
    SUR LE MÊME SUJET :

      IL Y A DEUX CENTS ANS, KARL MARX


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      PORTRAIT DE KARL MARX 1878 
      COLLECTION LEEMAGE

      1818 -  5 mai - 2018 
      En 2018, on fêtera les 200 ans de la naissance de Karl Marx, à l’origine de la conception matérialiste de l’histoire, auteur de « Das Kapital » ( Le Capital ) et, avec Friedrich Engels, le fondateur du mouvement socialiste révolutionnaire moderne. Pour Lénine, Marx a « continué et parachevé de façon géniale les trois principaux courants d’idées du XIXe siècle, qui appartiennent aux trois pays les plus avancés de l’humanité : la philosophie classique allemande, l’économie politique classique anglaise et le socialisme français, lié aux doctrines révolutionnaires françaises en général ». [1]
      KARL MARX 1839
      Karl Marx, né le 5 mai 1818 à Trèves, en Allemagne, dans le Land de Rhénanie-Palatinat et mort le 14 mars 1883 à Londres, fut un philosophe allemand et théoricien de la révolution socialiste et communiste .

      Marx est né il y a presque 200 ans, et à l’âge de 30 ans il publia « Manifest der Kommunistischen Partei » (Le manifeste du Parti communiste) avec Engels en février 1848. Un peu moins de vingt ans plus tard il commença à écrire «  Das Kapital. Kritik der politischen Ökonomie » (Le Capital) publié le 14 septembre 1867. Les œuvres de ce jeune précoce ont bouleversé le monde philosophique, économique et géographie à travers de la planète. 

      mardi 13 février 2018

      À SANTIAGO, AU CHILI, LE BIBLIOMETRO PERMET D'EMPRUNTER DES LIVRES SUR LE QUAI


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      À SANTIAGO, AU CHILI, LE BIBLIOMETRO
      PERMET D'EMPRUNTER DES LIVRES SUR LE QUAI 


      À Santiago, capitale du Chili, les voyageurs qui empruntent le métro ont la possibilité, depuis 1996, d'emprunter des ouvrages numériques ou imprimés grâce au Bibliometro, un service mis en place par la municipalité. Codes à flasher avec son smartphone ou distributeurs automatiques de livres, l'offre aurait permis de prêter plus de 5 millions d'ouvrages en 20 années d'existence.
      Santiago se félicite du succès de son Bibliometro, qui vient de se voir étendu à 3 nouveaux points d'emprunt, qui s'ajoutent au 20 déjà existants, rapporte The Santiago Times. Depuis sa création en 1996, le service Bibliometro aurait permis à plus de 55.000 usagers d'emprunter 5 millions d'ouvrages. Pour ce faire, rien de plus simple : scanner pour les versions numériques, smartphones et tablettes, tandis que les versions imprimées sont proposées dans des distributeurs automatiques...


      Les distributeurs contiennent 160 livres, soit 10 exemplaires pour chacun des 16 titres disponibles. Pour les emprunter, il est nécessaire d'être inscrit au service : 7 emprunts sont alors possibles, pour 14 jours renouvelable une fois.

      Avec 300.000 emprunts en 2017, le service Bibliometro se place directement en 1ère position des bibliothèques les plus fréquentées du pays, devant... celle de Santiago. Le service mis en place il y a 20 ans par la Direction des Bibliothèques, Archives et Musées du Chili n'a rien perdu de son attrait, pour les habitants et usagers du métro.