jeudi 7 août 2008

LE SOL MARTIEN SEMBLABLE À CELUI D'UN DÉSERT CHILIEN


Lundi, ces scientifiques avaient annoncé que la sonde Phoenix avait découvert une substance chimique -le perchlorate- dans le sol martien qui pourrait nuire à une possibilité de vie sur la planète rouge.

Or, soulignent ces scientifiques, le perchlorate est une substance oxydante que l'on trouve à l'état naturel dans le désert d'Atacama. Sa présence sur Mars n'est ni mauvaise ni bonne pour une vie potentielle, ajoutent les experts de la NASA.

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"Nous savons que les microbes peuvent parfaitement vivre dans des contions d'oxydation (à Atacama)", a dit Richard Quinn l'un des scientifiques en charge de la mission Phoenix au centre de recherche Ames de la NASA. "Il se pourrait que ce soit la même chose sur Mars. Nous ne le savons pas encore".

Dans un premier temps, les scientifiques avaient déclaré que le sol sur lequel a atterri Phoenix en mai dernier était semblable à celui de la Terre, contenant notamment des sédiments tels que magnésium, sodium et chlorure.

Les derniers tests en laboratoire ont montré la présence de perchlorate oxydante. La NASA tente à présent de déterminer si cette substance pourrait s'être trouvée là par voie de contamination.

Jeudi, la NASA avait annoncé que la sonde Phoenix avait confirmé pour la première fois que le sol de Mars contenait de l'eau gelée. Jusqu'ici, les preuves de l'existence d'eau sur Mars n'étaient pas concluantes, même si ces conclusions-là étaient attendues. En 2002, Odyssey, qui elle était restée en orbite autour de Mars, avait décelé ce qui ressemblait à un réservoir d'eau gelée. A son arrivée, Phoenix a également découvert ce qui ressemblait à de la glace dans un morceau de sol dur juste à l'endroit de son atterrissage. Des indices dans une tranchée ont montré qu'une partie de cette glace se transformait en gaz une fois exposée au soleil. AP

lundi 4 août 2008

Les programmes d’ajustement du FMI l’ont imposé à la plupart des pays en voie de développement. Aujourd’hui, le mode de régulation de l’économie mondiale nous renvoie, dans une certaine mesure, à l’époque de la reine Victoria, et à ses politiques du «laisser-faire». Les marchés financiers sont grandement dérégulés et les capitaux circulent à peu près librement autour du globe. Ainsi, les propos que tenait, en 1909, le célèbre magazine britannique The Economist, sont à nouveau d’actualité : «Pour peu que le gouvernement n’essaie pas d’influencer le système dans une direction particulière, nous avons désormais la possibilité d’investir où bon nous semble, et chaque émetteur, quelle que soit sa nationalité, a toutes opportunités pour satisfaire ses besoins à Londres.» (1)

Cette ressemblance se retrouve aussi dans la fréquence des crises. Le XIXe siècle a été régulièrement secoué par les krachs boursiers et les récessions. Entre 1836 et 1839, plusieurs Etats américains, tels de vulgaires pays en développement, furent acculés à la faillite, incapables de rembourser leur dette. Tout au long du siècle, ils furent suivis sur le chemin de la banqueroute par de nombreux pays : Turquie, Egypte et Grèce en 1875-76, Australie et Canada en 1893, Brésil et Mexique en 1914. Durant cette époque, la révolution industrielle, avec son cortège de nouvelles technologies, donna naissance à de nombreuses bulles spéculatives qui, pour la plupart, s’achevèrent dans la panique et l’effondrement du système financier.

On peut citer, par exemple, la crise de 1857 aux Etats-Unis. Nourrie de la spéculation sur l’or en Californie, et renforcée par l’essor des chemins de fer, l’euphorie financière fut brutalement interrompue en août 1857 par la faillite d’un établissement financier new-yorkais. Il s’ensuivit une profonde récession, qui se propagea en Europe et en Amérique latine.

Depuis une trentaine d’années, on assiste au retour des crises financières : crise de la dette des pays en voie de développement dans les années 1980, effondrement du Chili en 1982, marasme japonais des années 1990, explosion du système monétaire européen en 1992, débâcle du peso mexicain en 1994, désastre asiatique de 1997, défaut russe et sauvetage en catastrophe du fonds LTCM à l’été 1998, effondrement de la bulle internet en 2000-2001, chaos argentin des années 2001-2002, crise des subprimes en 2007-2008.

Tout ceci démontre une volatilité accrue du système économique international. Les folies spéculatives et les crises brutales ayant accompagné le décollage économique de la révolution industrielle semblent à nouveau le lot d’une économie globalisée et dérégulée.

Est-ce à dire que, face aux aléas économiques, nous sommes aujourd’hui dans la même situation qu’à l’époque de l’étalon-or ? Probablement pas. La meilleure compréhension des mécanismes économiques et la création de banques centrales garantes de la stabilité et de la confiance dans le système financier laissent supposer que l’économie réelle est aujourd’hui mieux protégée des chocs conjoncturels. L’intervention, en mars, des autorités américaines pour sauver, à travers la banque Bear Stearns, l’ensemble du système financier en est une spectaculaire illustration.

Cependant, ce type de sauvetage pose le problème de la responsabilité des banques. Face : le banquier gagne ; pile : le contribuable perd. On peut penser que la nouvelle équipe, qui reprendra les commandes à Washington dans quelques mois, se penchera sérieusement sur la question. Le retour d’une réglementation encadrant plus strictement l’activité des banques et autres établissements financiers semble nécessaire si l’on veut éviter que l’argent public ne serve à cautionner les errements des spéculateurs. Sommes-nous à la fin du cycle de déréglementation ? Si ce n’est pas le cas, il est certain que d’autres crises se développeront.

(1) The Economist, 20 février 1909.

Références: John Kenneth Galbraith, Brève histoire de l’euphorie financière. Seuil, 1992. Charles Kindleberger, Histoire mondiale de la spéculation financière. 4e édition, Valor Éditions, 2005.

samedi 2 août 2008

Au Chili, le collectif "Non au Dakar" se mobilise pour le désert fleuri d' Atacama

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Dans un courrier adressé à la Présidente de la République, Michèle Bachelet, le créateur du groupe, Gabriel Fuenzalida, écrit :

"Nous vous demandons d’agir pour éviter la destruction de zones du désert fleuri, dans la Région d’Atacama, par la rallye Dakar et d’éclaircir la position du gouvernement sur ce thème" "Nous avons vu avec tristesse comment l’entreprise organisatrice, ASO, a tenté de faire pression sur le gouvernement par l’intermédiaire du directeur de "Chiledeportes", pour qu’il omette les avertissements de la comission nationale de l’environnement sur l’impact que produira le rallye sur les zones de désert fleuri" (...)

L'argument donné par les défenseurs du rallye est que celui-ci se déroulera uniquement sur des chemins et routes existants, utilisés par les camions des mines de cuivres et qu’en aucun cas il n’utilisera de chemins de traverse. Ce que les défenseurs de l’environnement ont du mal à croire !

Notant qu’à aucun moment l’organisation française, ASO, ne s’est compromise publiquement sur ce sujet, ils indiquent qu’indépendament de l’occurence du phénomène du déesert fleuri, qui est aléatoire, les bulbes de géophites, qui correspondent pour une grande part aux espèces du Désert d’Atacama, seront affectées par le passage des véhicules.

Les défenseurs de l’environnement regrettent que le gouvernement refuse de faire une étude d’impact, avec pour seul motif "
que le désert n’est pas une zone protégée officiellement et légalement".

vendredi 1 août 2008

Valparaiso vu par Rodrigo Gomez Rovira

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Valparaiso, mythe universel, escale aujourd'hui décevante, au point que les Chiliens lui préfèrent la longue plage de Viña del Mar, un peu plus au nord. Une ville d'hier, d'avant-hier même, à filer le bourdon au plus curieux des visiteurs, mais une ville qui se prête volontiers à la photographie, pour peu qu'on ait du coeur, un zeste de compassion pour ceux qui l'habitent aujourd'hui. Du coeur, Rodrigo Gomez Rovira n'en manque pas. Il est né à Santiago du Chili en 1968 mais a grandi à Colombes, dans la banlieue ouest de Paris, en raison de la dictature qui a contraint sa famille, fortement engagée aux côtés du gouvernement d'unité populaire de Salvador Allende, à l'exil.

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En 1996, il a choisi de revenir sur sa terre natale et de s'installer dans l'une des bicoques de la vieille ville. Depuis, il a poussé les portes, même les plus sombres, saisi derrière un objet usuel, anodin, le souvenir d'une richesse enfouie que reflètent de somptueux azulejos ou les eaux d'un bassin depuis longtemps abandonné. Il paraît se méfier de la lumière du Pacifique, magicienne qui vous ferait prendre des vessies pour des lanternes, et lui préférer celles de la nuit, par les rues et par les bars, les salons endormis et les cuisines désertées. Il y a vu des ombres, des silhouettes, des fragments de corps, des visages incertains.

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Il y a vu la difficulté d'être, avec les yeux du poète. On songe évidemment aux vers de l'un des plus célèbres habitants de la ville, le Prix Nobel de littérature Pablo Neruda, disparu en 1973. "Una noche se acuestan con la muerte en el lecho del mar"… On jurerait, en regardant les images de Rodrigo Gomez Rovira, que Valparaiso s'est, une nuit, couchée avec la mort dans le lit de la mer.

Olivier Schmitt

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- Né au Chili, Rodrigo Gomez Rovira a grandi en France. Il est devenu photographe, après des études de psychologie à l'université de Nanterre. En 1990, il reçoit une bourse pour photographier le quartier de son enfance, en banlieue parisienne. Six ans plus tard, il embarque sur un cargo, pendant 45 jours : direction le Chili.


- Installé à Valparaiso, il se spécialise dans le reportage d'auteur et le portrait, avec l'Amérique latine comme terrain de travail. Il réalise actuellement une commande de l'Etat sur l'isolement social au Chili.



Valparaiso, mythe universel, escale aujourd'hui décevante, au point que les Chiliens lui préfèrent la longue plage de Viña del Mar, un peu plus au nord. Une ville d'hier, d'avant-hier même, à filer le bourdon au plus curieux des visiteurs, mais une ville qui se prête volontiers à la photographie, pour peu qu'on ait du coeur, un zeste de compassion pour ceux qui l'habitent aujourd'hui. Du coeur, Rodrigo Gomez Rovira n'en manque pas. Il est né à Santiago du Chili en 1968 mais a grandi à Colombes, dans la banlieue ouest de Paris, en raison de la dictature qui a contraint sa famille, fortement engagée aux côtés du gouvernement d'unité populaire de Salvador Allende, à l'exil.
En 1996, il a choisi de revenir sur sa terre natale et de s'installer dans l'une des bicoques de la vieille ville. Depuis, il a poussé les portes, même les plus sombres, saisi derrière un objet usuel, anodin, le souvenir d'une richesse enfouie que reflètent de somptueux azulejos ou les eaux d'un bassin depuis longtemps abandonné. Il paraît se méfier de la lumière du Pacifique, magicienne qui vous ferait prendre des vessies pour des lanternes, et lui préférer celles de la nuit, par les rues et par les bars, les salons endormis et les cuisines désertées. Il y a vu des ombres, des silhouettes, des fragments de corps, des visages incertains.
Il y a vu la difficulté d'être, avec les yeux du poète. On songe évidemment aux vers de l'un des plus célèbres habitants de la ville, le Prix Nobel de littérature Pablo Neruda, disparu en 1973. "Una noche se acuestan con la muerte en el lecho del mar"… On jurerait, en regardant les images de Rodrigo Gomez Rovira, que Valparaiso s'est, une nuit, couchée avec la mort dans le lit de la mer.
Olivier Schmitt

mardi 29 juillet 2008

L'aînée des Pinochet candidate aux élections

Lucía Pinochet Hiriart se présente dans la commune de Vitacura, un des quartiers les plus chics de la capitale du Chili. Elle luttera, dit-elle, "contre la délinquance et pour la culture". L'ancien dictateur est mort le 10 décembre 2006 alors qu'il était en résidence surveillée sans avoir été jugé. Lucía, aînée des cinq enfants de Pinochet, avait passé deux nuits en prison en 2007, avec le reste de sa famille, dans le cadre d'une enquête pour corruption. Elle avait été relaxée.

lundi 28 juillet 2008

Le Chili a établi un bureau à Beijing pour servir les athlètes, ainsi que les journalistes et visiteurs chiliens aux Jeux olympiques.

Fernando Reyes Matta, ambassadeur chilien en Chine, a indiqué que le bureau avait pour but d'aider les athlètes chiliens à faire connaissance avec la ville hôte des Jeux olympiques afin qu'ils puissent parvenir à de meilleurs résultats.

Le pays sud-américain enverra 28 athlètes olympiques à Beijing, incluant les joueurs de tennis Nicolas Massu et Fernando Gonzalez qui ont remporté la première médaille d'or du Chili à Athènes en Grèce il y a quatre ans.

Massu et Gonzolez ont également remporté une médaille d'or et une médaille de bronze en simple hommes respectivement à Athènes.