
jeudi 9 avril 2009
AU CHILI, ON LIT CONDORITO

vendredi 3 avril 2009
Au Chili, on tricote avec des mégots
A la vue des centaines de mégots échoués sur les trottoirs de Santiago, Alexandra Guerrero a eu l'idée de les récupérer et de les recycler en vêtements. Dans le cadre de sa thèse de fin d'étude, la jeune créatrice a choisi de donner une nouvelle vie à ces rebus mal odorants : « J'ai conçu ce projet avec Ricardo Riquelme, directeur créatif. Nous souhaitons réaliser des vêtements qui soient utiles en plus d'être portés. Les cigarettes sont partout dans nos rues, personne ne semble s'en soucier. Ces vêtements nous ont permis d'attirer l'attention sur ce type de pollution. »
Dans le monde, 4 300 milliards de mégots sont jetés dans les rues, chaque année. En France, il s'est vendu 45 milliards de cigarettes entre janvier et octobre 2008. En moyenne, il faut 12 ans pour qu'elles se dégradent complètement.
36 euros pour un chapeau, 208 pour un poncho
Mais comment ne pas sentir le tabac froid, lorsque l'on porte du linge en mégots ? « Nous récupérons les filtres, nous les nettoyons, les stérilisons plusieurs fois et les séchons », explique la jeune créatrice. Miracle, après ces phases de traitement, ils sont presque blancs et ne sentent rien.
Débute ensuite le travail de confection. Alexandra Guerrero tricote les fibres des filtres avec d'autres tissus et réalise lainages, pulls, robes, chapeaux et jupes.
Commercialisées sur Internet, les créations de la jeune équipe charment de plus en plus de clients. « Au début, les gens étaient surpris. Mais après avoir senti puis touché les matières, ils se rendent compte que quelque chose de mauvais a été transformé en quelque chose de bien », raconte Alexandra.
Les prix vont de 36 euros pour un chapeau à 208 euros pour un poncho. La styliste vise la fabrication industrielle :
« C'est la seule façon de créer un bon impact sur l'environnement. »
500 mégots sont nécessaires pour réaliser cinq pièces. Après avoir confectionné des chapeaux en mégots et des pulls à partir de bouteilles en plastique, Alexandra Guerrero ne compte pas s'arrêter là :
« J'attends que des choses se concrétisent pour en parler. »
mercredi 1 avril 2009
Nouvelle Star : l'aventure continue pour la toulousaine Maria Paz
Parmi des milliers de candidats la Néotoulousaine d'origine chilienne a su imposer sa différence. « C'est Sinclair qui m'a annoncé la nouvelle. Jusqu'au bout j'ai cru qu'il allait me dire que je n'étais pas prise » explique-t-elle encore toute émue de l'honneur qui lui a été fait. Et il fut long le chemin qui devait la conduire aux phases finales. Son petit ami Etienne Didot, joueur du TFC, et premier fan de Maria Paz, l'avait alors inscrite en cachette. Lui, n'a jamais douté qu'elle parviendrait à Baltard. Visiblement, à raison.
Place a Baltard
jeudi 26 mars 2009
BERLIN, LA VILLE QUI CHANGE PLUS VITE QUE MON CŒUR
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| STATUES DE KARL MARX ET FRIEDRICH ENGELS À BERLIN PHOTO YVES TENNEVIN |
« Berlin me fait penser au Paris de la fin du XIXe siècle, explique la commissaire. C'est un vaste laboratoire, un perpétuel mouvement. Au profit du changement, on a détruit beaucoup de bâtiments historiques. » Comme le palais de la République, inoccupé depuis vingt ans. C'est en « souvenir de tous les couples qui s'y sont mariés » que Paz s'est battue. Peine perdue. Le monstre de béton a été réduit en miettes. A côté, une Halle de la photo, bleu fluo, est sortie de terre.
Le Mur est tombé, certes. Et c'est l'Ouest qui est passé par-dessus. Illustration derrière la synagogue. Dans l'ex-Berlin-Est. Le Tacheles est un ancien magasin de six étages. Des tags partout, des artistes dans tous les coins, c'est devenu le coeur de l'underground berlinois. Mais au sommet, c'est une affiche de Bienvenue chez les Ch'tis en allemand et des étudiants sur leur trente-et-un qui accueillent les touristes. «On vient ici pour picoler et se détendre, avoue Simon, un lycéen allemand de 17 ans. Simplement parce qu'on n'a pas l'âge de rentrer dans les clubs. » L'underground berlinois aussi change plus vite que son cœur.
Même les restes du Mur n'échappent pas à la règle. À Checkpoint Charlie, on a transformé l'historique point de passage des valises diplomatiques en attraction façon Disneyland. Le seul tronçon authentique du Mur, l'East Side Gallery, finit, de son côté, de s'écrouler entre la Spree et un boulevard blafard. A peine éclairé par les spots du stade ultramoderne qui lui fait face. Loin des « clichés » qu'elle abhorre, c'est ce Berlin-là que Paz raconte dans cette exposition. Une ville qui n'a pas fini de se digérer, un playground géant pour aventuriers et promoteurs immobiliers. Mais une vraie usine à fantasmes, que Tim Roeloffs, artiste installé depuis 1992, résume d'une phrase : « Quand mes potes s'exclament : "Tu es à Berlin ! C'est LA ville où il faut être", je me dis qu'il est temps de partir...»
Margarita Garces à la galerie Racim d'Alger
Margarita Garcés, Photo
Margarita Garcés dans son atelier PhotoSara Kharfi
Une éruption volcanique peut provoquer un cyclone
La photo de l'éruption du mont Chaiten montre des volutes de fumées emprisonnées dans une sorte de manchon d'éclairs, ce qui rappelait le témoignage d'un capitaine qui avait observé en 1811 un tel phénomène sur un volcan des Açores.
Selon ce dernier, le panache tournait sur l'eau «comme une roue horizotale» et était accompagné de «flashs d'éclairs» et de «trombes d'eau». La conjonction d'une rotation, d'éclairs, de trombes d'eau (ou de tourbillons de poussière sur terre) est caractéristique d'un autre phénomène météorologique, un orage avec tornade, souligne Pinaki Chakraborty.
Désormais, ces rotations plus ou moins verticales des panaches volcaniques, ou «mésocyclones», peuvent être observés par satellite, comme ce fut le cas en 1991 pour l'éruption du Mont Pinatubo aux Philippines.
lundi 23 mars 2009
Marcelo de la Puebla: hommage à LEO BROUWER
MARCELO DE LA PUEBLA Photo Marcelo de la Puebla, qui collabore avec Leo Brouwer depuis quelques temps, lui rend ici un fervent hommage.
