mercredi 30 août 2017

JOURNÉE INTERNATIONALE DES VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE, 30 AOÛT

« JOURNÉE INTERNATIONALE DES 
VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE» 

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JOURNÉE INTERNATIONALE DES VICTIMES DE DISPARITION FORCÉE


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PHOTO AFP


Une stratégie de la terreur
Les disparitions forcées ont souvent servi de stratégie pour faire régner la terreur dans une société. Le sentiment d’insécurité résultant de cette pratique ne se limite pas aux proches de la personne disparue mais touche aussi la communauté et l’ensemble de la société.
PHOTO ONU
Alors qu’elles étaient très répandues au sein des dictatures militaires, les disparitions forcées sont aujourd'hui perpétrées dans des situations complexes de conflit interne, en particulier comme moyen de répression politique des opposants. Certains faits sont particulièrement préoccupants :
  • le harcèlement constant des défenseurs des droits de l'homme, des proches de victimes, des témoins et des avocats en rapport avec des cas de disparition forcée;
  • l'utilisation par les États de la lutte contre le terrorisme comme excuse pour enfreindre leurs obligations; et
  • l'impunité encore très répandue pour les auteurs présumés de disparitions forcées.
Une attention particulière doit également être accordée à des groupes spécifiques de personnes particulièrement vulnérables comme les enfants et les personnes handicapées.

L'Assemblée générale se saisit de cette question et proclame une Journée internationale

Le 21 décembre 2010, l'Assemblée générale, dans sa résolution 65/209, s’est dite profondément préoccupée par la multiplication dans diverses régions du monde des disparitions forcées ou involontaires, y compris les arrestations, détentions et enlèvements, lorsque ces actes s’inscrivent dans le cadre de disparitions forcées ou peuvent y être assimilés. Elle souligne également le nombre croissant d’informations faisant état de cas de harcèlement, de mauvais traitements et d’intimidation des témoins de disparitions ou des familles de personnes disparues.


Dans la même résolution, l’Assemblée a décidé de proclamer le 30 août Journée internationale des victimes de disparition forcée, célébrée depuis 2011.

Une Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées

Dans cette même résolution, l'Assemblée générale se félicite également de l’adoption de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

En 2003, la Commission des droits de l’homme décidait de créer un groupe intersession à composition non limitée chargé d’élaborer un projet d’instrument normatif juridiquement contraignant pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. Au cours des trois années de négociations, plus de 70 États et de nombreuses ONG et associations de familles des disparus, ainsi que des experts ont participé aux réunions du groupe de travail. Le Conseil des droits de l’homme de l'ONU a adopté la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées lors de sa première session, en juin 2006, et l’Assemblée générale l’a ensuite adoptée en décembre de la même année.

CHILI: PROJET DE LOI SUR LE MARIAGE GAY


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La présidente chilienne Michelle Bachelet a soumis au Congrès aujourd'hui un projet de loi visant à légaliser le mariage gay, dans la lignée d'une série de mesures libérales dans un des pays les plus conservateurs d'Amérique latine. Le Congrès chilien a déjà approuvé en 2015 l'union civile pour les couples de même sexe, après des années de batailles législatives.
«Nous faisons cela avec la certitude qu'il n'est ni éthique, ni juste de poser des barrières artificielles à l'amour, pas plus que de nier des droits essentiels juste à cause du sexe des personnes en couple », a déclaré Michelle Bachelet à la Moneda, le palais présidentiel à Santiago.

La semaine dernière, la Cour constitutionnelle du Chili a déclaré que la loi dépénalisant l'avortement thérapeutique dans certains cas était conforme à la Constitution, une victoire politique pour la coalition de centre gauche de la présidente et pour les associations qui militaient depuis des années pour la levée de sa stricte interdiction. Le projet de loi a été adopté sous sa forme définitive en août, mais des députés conservateurs avaient saisi la Cour constitutionnelle pour tenter d'obtenir son invalidation.

mardi 29 août 2017

RÉGIS DEBRAY ET LA FRANCE DE MACRON


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« LE NOUVEAU POUVOIR »
DE RÉGIS DEBRAY
 
« Le Monde » publie les extraits exclusifs de son livre « Le Nouveau Pouvoir », qui paraît le 1er septembre. Pour le philosophe, l’élection du président incarne la victoire des valeurs du « néoprotestantisme mondialisé ».  13h24 | 



RÉGIS DEBRAY À PARIS MARS 2002
PHOTO RAPHAEL GAILLARDE
BONNES FEUILLES.



«L’insolent dégagé du ménage de printemps a donné des aigreurs aux professionnels de la profession, ceux de la France d’avant. Et pour cause : la chose publique, dans l’hémicycle et les ministères, se féminise et saute une génération. Canada, Autriche, Italie, c’est partout le court-circuit des temps nouveaux. Ni le corps ni l’esprit des kids in town n’auront chez nous beaucoup sué. Valéry l’infaillible nous avait prévenus. “La vie moderne tend à nous épargner l’effort intellectuel comme elle fait de l’effort physique. Elle remplace, par exemple, l’imagination par les images, les raisonnements par les symboles et les écritures, ou par des mécaniques ; et souvent par rien. Elle nous offre toutes les facilités, et tous les moyens courts d’arriver au but sans avoir à faire le chemin. Et ceci est excellent : mais ceci est assez dangereux.” Cursus honorum squeezé, antichambres zappées, les native digitals expédient ad patres les septuagénaires, millénaristes retraités. Au musée !, les révolutionnaires has been, qui tantôt font rigoler et tantôt attendrissent avec leur deuil interminable. Ces rejetons du grand écran – les petits-neveux du Cuirassé Potemkine et de Viva Zapata – avaient eu le tiers-monde pour terre de salut. Rideau. Les quinquas qui ont du métier, gestionnaires provinciaux aux vues courtes, se voient remerciés sans politesse excessive. Ceux-là avaient grandi avec la télé – Léon Zitrone et la messe du “20 heures” – et une grande lueur à l’Est, l’Europe unie. Rideau.

Nos trentenaires jurent par le global village : ce sont les enfants du smartphone. L’appareil se joue des frontières et les appareillés e-mailent en globish. Plus l’écran se miniaturise, plus l’usager se mondialise, et plus le mini pousse au méga. En même temps que nos séquences d’attention raccourcissent, les rythmes, sur place, se précipitent, vélocité des carrières et des apprentissages. Il a fallu quatre-vingts ans pour que tous les Français acquièrent une voiture, quarante, pour qu’ils aient le téléphone, vingt pour la télévision, dix pour l’ordinateur et deux pour le portable. Quand le matos avance, le bios recule – la crédibilité passe du grognard aux marie-louise. C’est le novice qui inspire confiance.

« Le jeunisme, en France, est un produit qui marche »

En 1965, en pleine campagne présidentielle, pour défendre un général sur le retour face à un Mitterrand dans la quarantaine, Malraux, au Palais des sports, déclenchait les rires en se moquant de l’argument jeunesse. “Si votre grand-père a soixante-quinze ans, lui confiez-vous vos affaires ? Bon. Mais, si vos enfants sont malades, les confiez-vous au docteur Schweitzer ou à un médecin de quarante-neuf ans, qui a déjà tué onze malades ?” Le propos aujourd’hui, face aux ex-young leaders de la French American Foundation (président et premier ministre), signerait son vieux con. Le dernier venu de nos guérisseurs d’écrouelles a trente-neuf ans. Tout porté qu’il soit par le vent d’Amérique où encore plus qu’ailleurs la valeur n’attend pas le nombre des années, le jeunisme, en France, est un produit qui marche.

Privilège du vieux con dernier tirage : une place au balcon, sur le défilé des générations. C’est un avantage d’avoir pu, adolescent, écouter les récits des combattants et résistants (1940-1945), plonger dans l’époque des militants (1945-1980), se retrouver, en remontant, à côté des notables (1980-2010) et voir, sur ses vieux jours, les managers sous les lambris (2017-2027). Ce turnover n’aurait rien que de banalement saisonnier – un énième tout-changer pour ne rien changer du Guépard – si à cette nouvelle tranche d’âge ne correspondait un nouvel âge du technocosme, avec un renouvellement stratégique dans l’équipement des esprits. Le “système” ne s’est pas refait une beauté en quatrième vitesse, dans un bassin de radoub pour coques avariées. Nos valeurs changent avec nos outils, et le numérique a un effet darwinien sur la classe dirigeante – la survie du plus apte.

« Le magistère incontesté de Transparency international »

Il fut un temps où l’on se fâchait d’être taxé de transparent, soit d’insignifiant ; et pis encore, d’être qualifié d’innocent, soit d’idiot. Les injures d’un jour sont les flatteries du lendemain. Personnellement, la seule personne tout entière “ingéniosité, transparence, blancheur et candeur” qu’il m’a été donné de croiser ici-bas, c’est l’orpheline des Misérables. Et je n’ai pu imaginer Cosette en futur député, ministre ou président.

Mais, “en même temps”, j’aurais garde de contester, je le confesse, le magistère incontesté de Transparency international – organisation fondée à Berlin par un ancien directeur de la Banque mondiale (siège, Washington), nommé en cette qualité par le gouvernement américain. Sponsorisée par BP, Shell, Carnegie, Procter and Gamble, etc., cette ONG trône au sommet de la respectabilité. Il lui revient de fixer et afficher le baromètre mondial de la corruption (quoiqu’un pays sur la sellette puisse trouver grâce, dit-on, auprès de cette instance moyennant certains arrangements financiers). En tête des pays donnant l’exemple viennent la Scandinavie, la Suisse, l’Allemagne, la Nouvelle-Zélande – tous pays prospères et protestants, modèles de société à la fois de labeur et de clarté auxquels le Français rouspéteur et pas-très-propre-sur-lui est appelé à se conformer, sans brûler des pneus devant les usines.

« Oublier Florence pour remonter vers Stockholm »

Cacher son jeu, manipuler les alliés, fréquenter des malfrats, lancer de fausses promesses, liquider ses rivaux, jeter au panier ses premiers soutiens, calomnier ses adversaires : le rusé est pour le moins borderline. Florentin, disait-on jadis, plus élégamment. C’est ainsi que j’ai vu faire tous les bons professionnels qu’il m’a été donné d’approcher. Dès lors, de deux choses l’une. Ou ce stratège fait bien son métier, et il insulte la morale. Ou il investit dans la morale et il insulte le métier. En tout état de cause, répudier le fourbe pour le faux-cul ne témoigne pas d’un tempérament très combatif – à moins que ce ne soit une ruse de plus chez le capitaine à la manœuvre. Aussi peut-on voir dans cette pastorale de la transparence l’alibi noblesse d’un lâche soulagement ou d’une prudente retraite destinée à flatter une démission collective assez peu flatteuse. Mais tel serait sans doute le nouvel idéal du nous, le sournois surmoi d’une rétractation : oublier Florence pour remonter vers Stockholm, vêtu de lin candide, s’extraire d’un douteux clair-obscur où, depuis au moins trois mille ans, le sublime côtoie l’infâme, et le parricide le fratricide, pour un air enfin pur et diaphane où la méchanceté n’est plus de mise. En termes rimbaldiens, déserter la bataille d’hommes, qu’elle soit civile, militaire, économique ou spirituelle, pour un sanatorium pénitentiel et sacrifier, ce faisant, la croix de guerre à la Croix-Rouge.

« Devenir néo-protestant ? »

Nous étions, en France, catho-laïques. Pouvons-nous demain devenir néo-protestants, et troquer sans regret la virtù contre la vertu ? That is the question. Les pays issus de la Réforme ont un avantage sur leurs voisins, plus arriérés : ils ne mettent pas de volets aux fenêtres. La vertu cultive les maisons de verre, le vice, les maisons closes (les prostituées à Amsterdam sont en vitrine). Un citoyen digne de ce nom, dans ces contrées nordiques, ne traverse pas au rouge une rue déserte à trois heures du matin. Dans la demeure mal chauffée du pasteur, les descendants d’Adam et d’Ève ne trichent pas avec le fisc. On fait du piano et on lit la Bible le soir, à voix haute, en famille. Cette absence de rideau vient de loin. Du tout début de l’ère chrétienne.
(…)
Un bon protestant, lui, n’a rien à cacher, et comme l’a rappelé naguère Eric Schmidt, PDG de Google, “seules les personnes qui ont des choses à se reprocher se soucient de leurs données personnelles”.

L’essor d’un « néo-protestantisme made in USA» dans nos banlieues

On le voit : tyrannie tour à tour souriante et crispée, notre “bas les masques” n’est pas dû qu’aux récents appareils de capture et contrôle, non plus qu’aux énergies infiniment renouvelables des sentiments vils, comme l’envie, la jalousie ou “la peine causée par la prospérité d’autrui”. La question touche au plus profond : un pays de souche catholique, avec cent prêtres ordonnés par an et seulement cinq mille en activité, soit dix fois moins qu’il y a cent ans, peut-il non seulement effacer la triste révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV mais encore emboîter le pas à des parpaillots refaits à neuf ?

Que cela plaise ou non, la réponse est oui. A condition, bien sûr, de ne pas lui demander d’aller au temple ni de placer une Bible sur la table de chevet dans chaque chambre d’hôtel ni de s’abonner à l’excellent hebdomadaire Réforme. Nous parlons culture, non culte. Une culture, c’est ce qui reste d’un culte qui s’éteint, ou déteint. Et l’auréole d’un néo-protestantisme made in USA grandit d’année en année dans nos mœurs et banlieues. Et qui sait si ce n’est pas pour notre bien à tous ? Pourquoi l’Hexagone ne bénéficierait-il pas à son tour d’une vague théopopuliste qui couvre de l’Amérique latine à l’Afrique subsaharienne, de l’Asie centrale à l’Extrême-Orient ? Et si cette modernisation de la foi allait, du Havre jusqu’à Marseille, régénérer nos cœurs déjà bien abîmés ?

La génération Ricœur et l’« art du compromis »

Se rattachant lui-même à l’esprit du milieu, Ricœur était propre à stimuler une convergence délibérative entre centre-gauche (CFDT et rocardiens), et centre-droit (démocrates chrétiens). La quête du moindre mal fait rêver d’« une action qui ne soit pas verticale (prise dans une relation de pouvoir) mais qui échappe dans le même temps aux allers-retours du débat » (Emmanuel Macron). C’est un art du compromis, austère et précaire, entre l’intransigeance (belliqueuse et stérile) et la compromission (apaisante mais pusillanime). En clair : le marché, oui mais pas trop sauvage. Le chef d’entreprise, oui, le patron-voyou, non. »


Le Nouveau Pouvoir, de Régis Debray, Editions du Cerf, 94 pages, 8 euros. 
« MÉDIUM N°52-53 » 

Régis Debray est écrivain et philosophe. Directeur de la revue Médium dont le dernier numéro est consacré aux « Nouveaux pouvoirs, nouvelles servitudes » (n° 52-53, juillet-décembre 2017, 28 €), il a notamment publié Civilisation. Comment nous sommes devenus américains (Gallimard, 2017, 240 pages, 19 €).


GUERRE DE LA PUB AU CHILI. LES QUOTIDIENS CONSERVATEURS VEULENT CONSERVER LEUR MARCHÉ.

«Lutter ou mourir.» Le titre d'un article publié dimanche 28 novembre dans El Mercurio pourrait faire passer le quotidien le plus conservateur du Chili pour une publication d'extrême gauche. Ce journal s'est en effet soudainement pris d'affection pour la lutte menée par un petit syndicat chilien, celui des vendeurs de journaux. Et il multiplie depuis plusieurs semaines les reportages consacrés à sa «bataille contre Metro». L'annonce de la distribution d'un quotidien gratuit dans le transport souterrain chilien suscite une vive polémique au Chili. Après le continent européen (lire ci-contre), le groupe suédois MTG se lance à la conquête de l'Amérique. Et c'est au Chili qu'il a choisi de lancer sa première édition en espagnol, la date de sortie étant le 15 décembre.
Mais la justice chilienne contrarie l'entreprise de MTG. Le 9 novembre [1999], la cour d'appel de Santiago a décidé de suspendre le projet, plusieurs organisations professionnelles s'opposant à la sortie de Metro. Parmi elles, le syndicat des vendeurs de journaux et l'Association nationale de la presse (ANP), qui regroupe les propriétaires de journaux. L'ANP dénonce le contrat signé entre la société Metro SA (la RATP locale) et MTG, estimant que la loi ne permet pas à une entreprise publique de publier ou de distribuer des journaux. Un différend que la justice devrait trancher prochainement.

La réaction de l'ANP s'explique par l'inquiétude provoquée au sein des médias chiliens par l'arrivée de cette publication gratuite. Deux grands groupes dominent la presse du pays: la Copesa et El Mercurio. Six des huit quotidiens généralistes de Santiago leur appartiennent. Et ils se partagent plus de 80% du lectorat chilien, ainsi qu'une très grosse partie du marché publicitaire. Or beaucoup d'annonceurs pourraient bien être séduits par la formule de Metro. «Le problème de fond du marché chilien de la presse est la transparence, explique Rodrigo de Castro, directeur de la rédaction chilienne de Metro. Nous allons proposer des chiffres de vente précis, certifiés par un cabinet d'audit. Et cela inquiète nos concurrents.» Les plus grands quotidiens protègent ces données et il est très difficile de connaître leur distribution exacte. «L'absence d'un organisme de vérification est effectivement un très sérieux problème au Chili», reconnaît Eduardo Arriagada, directeur du Centre d'études de la presse de l'université catholique. Et il n'a jamais été possible jusqu'à aujourd'hui d'obliger les journaux à faire preuve de transparence.» Presse conservatrice. L'arrivée de Metro pourrait changer les choses. Près de 100 000 exemplaires devraient être distribués quotidiennement au moment de son lancement. Un chiffre qui devrait rapidement atteindre 250 000 exemplaires, près d'un million de personnes prenant chaque jour le métro à Santiago. Or, au Chili, le tirage le plus important est celui du quotidien la Tercera, estimé à seulement 120 000 exemplaires en moyenne.

Mais Metro ne compte pas que des détracteurs. Le Conseil national du collège des journalistes chiliens soutient le projet. «C'est une initiative très positive pour la liberté d'expression, explique son président Jorge Donoso. Cela va permettre à beaucoup de gens d'avoir accès à une information plus objective.» Jorge Donoso fait allusion à l'uniformité de la presse chilienne, très conservatrice dans son ensemble. Les grands quotidiens peuvent jusqu'à présent se contenter d'un lectorat limité, les annonceurs n'ayant pas réellement d'autre choix pour faire de la publicité. Mais l'apparition d'un concurrent sérieux viendrait modifier cette situation. Et les journaux payants seraient obligés de se remettre en question pour conquérir de nouveaux lecteurs.

samedi 26 août 2017

«RAYUELA CAPÍTULO 68» JULIO CORTÁZAR

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«RAYUELA CAPÍTULO 68» JULIO CORTÁZAR

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