mardi 28 octobre 2014

BUSINESS DE L’EAU : COMMENT SUEZ A TISSÉ SA TOILE AU CHILI

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Avec 50,1%, Agbar est l’actionnaire majoritaire d’Aguas Andinas, la société qui gère l’approvisionnement et le traitement de l’eau pour environ 6 millions de personnes dans la région de Santiago, capitale du Chili (...). En 2013, Aguas Andinas a engrangé un bénéfice net de plus de 155,7 millions d’euros, ce qui représente 44% des bénéfices cumulés engrangés par toutes les entreprises du secteur au Chili. Aguas Andinas est également propriétaire au Chili des entreprises Aguas Cordillera, Aguas Manquehue et d’Iberaguas, qui contrôle 51% d’Empresa de Servicios Sanitarios de Los Lagos (ESSAL, Région X du Chili). Ces entreprises ont apporté 43,97 millions d’euros de profits supplémentaires à Agbar en 2013.

Et c’est encore loin d’épuiser les bénéfices engrangés par le Groupe Agbar au Chili. Depuis 1999, suite à l’acquisition de 50,1% de l’entreprise publique EMOS, Santiago est devenu une mine d’or pour le groupe franco-espagnol. Les réformes législatives dans le domaine sanitaire lui ont ouvert des possibilités illimitées de développement. Au début des années 2000, tout était à faire, principalement dans le domaine du traitement des eaux usées. Un contexte qui permis à Aguas Andinas et à sa société mère Agbar de tisser un réseau complexe de sociétés liées entre elles [voir la cartographie ci-dessous réalisée par le CIPER], auxquelles elle facture tous les ans des millions d’euros pour divers biens et services. 
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En 2013, les transactions déclarées par Aguas Andinas avec des sociétés liées à sa propre société mère Agbar s’élevaient à 47,2 millions d’euros. La Direction des services sanitaires (SISS) reconnaît que les profits de ces entreprises sous-traitantes et tout ce qui se passe dans ce secteur d’activité est en dehors de son champ de compétence. « La loi ne traite pas de cette question, les filiales font partie du secteur non réglementé », a déclaré à CIPER la superintendante des services sanitaires Magaly Espinosa.
Lire l’intégralité de l’enquête (en espagnol) sur le site du CIPER.