jeudi 12 avril 2018

INFECTION AU VIH: DEUX FOIS PLUS DE CAS AU CHILI DEPUIS 2010


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LES INFECTIONS AU VIH ONT DOUBLÉ AU CHILI DEPUIS 2010,
SOIT LA PLUS FORTE HAUSSE EN AMÉRIQUE LATINE
Les infections au VIH ont doublé au Chili depuis 2010, soit la plus forte hausse en Amérique latine, a annoncé mercredi le ministère chilien de la Santé, qui va lancer un plan de travail pour faire face à ce problème de santé publique. 
INFECTIONS À VIH : L'ONU 
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PHOTO AIJAZ RAHI
Alors que 2.900 nouveaux cas avaient été recensés dans le pays sud-américain en 2010, 5.816 l'ont été en 2017, soit un bond de 96%, selon les autorités, qui dévoileront bientôt un nouveau Plan national de prévention du VIH.

"Nous ne voulons pas attendre une minute de plus et nous allons prendre des mesures pour contrer cette tendance", a déclaré le ministre de la Santé, Emilio Santelices, lors d'une conférence de presse, ajoutant que les nouvelles mesures incluront des campagnes d'information et de promotion de l'usage du préservatif - en chute de 13% ces dernières années - ainsi qu'une plus grande disponibilité des tests. 

Les jeunes adultes et les adolescents sont le groupe le plus à risque, selon les autorités, qui soulignent que l'âge moyen de contamination est de 25 ans, et estiment que le nombre réel de personnes touchées par le virus dépasse largement les chiffres officiels.

"Si l'on ne fait rien de concret, d'ici quatre ans il n'y aura pas une seule famille au Chili qui n'ait pas un cas de VIH dans son entourage, la situation est vraiment grave", a commenté à l'AFP Carlos Beltran, président de la Corporation Chili-Sida et conseiller en la matière du ministère de la Santé.

Selon M. Beltran, le nombre total de cas confirmés - 65.500, pour une population de 17,9 millions d'habitants - ne serait que la moitié du chiffre réel. "Sur deux personnes infectées, il y en un une qui ne le sait pas".

Le taux de décès liés au sida inquiète aussi : de 2,9 pour 100.000 habitants au Chili, il est le triple de la moyenne mondiale (1,2), selon M. Santelices.


La tendance est à l'inverse dans le reste de l'Amérique latine, avec une baisse des infections entre 2010 et 2017 en Colombie, au Salvador, au Nicaragua et en Uruguay notamment, tandis que l'Argentine et le Brésil ont réussi à contenir l'épidémie.