mardi 10 mai 2011

PRÉSENTATION DE L’ARTISTE


Hernan L. Toro à Madrid 
fin janvier 2011

Hernan L. Toro est un artiste peintre franco-chilien, né le 20 janvier 1959 à Santiago du Chili. Il est diplômé de l’Ecole de Beaux Arts de Paris en 1979.
Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives, aussi bien en France qu’à l’étranger.

Sa dernière exposition de dessins et peintures (papier aquarelle, carton, toile. Sanguine, fusain, pigments, acrylique, sable) a eu lieu au Théâtre de Beauvais en 2009.

Depuis cette date, il travaille sur un ambitieux projet inspiré des fresques de Pompeï intitulé Querencia project que vous pouvez suivre sur le site : ici


Doué d’une technique peu commune et d’une science de couleurs qui semble lui venir de sa longue fréquentation des maîtres vénitiens et de Rubens, Hernan L. Toro poursuit depuis de longues années un travail sur le dessin, la lumière et la couleur qu’il prolonge par l’écriture d’essais, de courts traités théoriques et poétiques. À l’écart des écoles et des avant-gardes, Hernan L. Toro mène en solitaire un projet d’une grande rigueur, dont on commence à peine à découvrir la cohérence et la profondeur.

Depuis 2009, il vit à Oslo.

Prochaine Vente privée le samedi 10 juin 2017 à la galerie l'«Artpartement», 11 rue Thérèse, Paris 75001. 



Voir plan ici 

Il s’agit d’une vente privée de dessins, de cartons et de quelques toiles. Beaucoup d’œuvres seront exposées (et proposées à petits prix). Vous pouvez voir les  œuvres mises en vente ici.   
MC

Invitation à la vente privée d'Hernan L Toro

Acrylique et sable sur papier aquarelle 300gr 24x32 cm

N'hésitez pas à consulter les œuvres en vente, il y en a des nouvelles:  ici


Acrylique et sable sur papier aquarelle 300gr 24x32 cm

ainsi que le site de l'artiste: ici


A bientôt !

lundi 9 mai 2011

LE TRÉSOR DE MACHU PICCHU ENFIN DE RETOUR

Hiram Bingham (19 novembre 1875 - 6 juin 1956)
 était un explorateur et homme politique américain.
Le trésor archéologique trouvé il y a près d’un siècle à Machu Picchu est de retour au Pérou. Pour la première fois, les Péruviens peuvent admirer le patrimoine mis à jour par le chercheur étasunien Hiram Bingham entre 1911 et 1915, période durant laquelle il avait annoncé au monde entier la découverte de la citadelle de granit dans les Andes. A cette époque, une équipe envoyée par l’université Yale et la National Geographic Society prit la liberté d’emporter aux Etats-Unis quelque 45 000 fragments, essentiellement des objets en céramique, en métal et des ossements.

Le premier lot des reliques de Machu Picchu compte 363 pièces et a été exposé au Palais du gouvernement au centre de Lima, en avril dernier. Il sera définitivement transféré dans les prochaines semaines à la Casa Concha, à Cuzco [près de Machu Picchu]. Conformément à l’accord passé avec Yale, après des années de querelle, l’ancienne capitale inca deviendra le lieu d’accueil d’un patrimoine dont la valeur, tant historique que sentimentale, n’a pas de prix pour les Péruviens. “L’importance des pièces n’est pas monétaire, c’est sa valeur culturelle qui est inestimable. Ces fragments archéologiques nous racontent le développement de notre civilisation. Il s’agit d’une récupération de notre histoire”, souligne l’archéologue Jamer Nelson Chávez Antigona, responsable du classement de ce patrimoine. L’arrivée du trésor de Machu Picchu a causé un grand émoi dans le pays. Nombre de gens ont été enchantés par la nouvelle, mais certains se sont montrés critiques. Pour Fernando Astete, directeur du parc archéologique national de Machu Picchu, ce patrimoine ne devrait pas être entreposé à Cuzco, à près de 120 kilomètres du site archéologique le plus important d’Amérique du Sud, mais à Machu Picchu. Malgré les polémiques, l’exposition de Lima a accueilli près de 300 000 visiteurs. “Les Péruviens sont très intéressés. Il y a des gens de tous les âges, c’est un motif de fierté nationale”, affirmait l’un des visiteurs, Fernando Ramírez, un étudiant de 28 ans.
Datées de 1450 à 1532, période d’expansion maximale de l’Empire inca, les pièces les plus notables sont des vases cérémoniels (connus sous le nom de cuencos), des récipients utilisés lors de rituels (keros), des objets en cuivre et en argent, et même un squelette. On trouve également des paniers et des pots ancestraux, peints pour la plupart ; certains avec un piédestal, d’autres avec une ou deux anses.

Nous sommes très contents de récupérer tout ça”, s’exclame Sofia Ata, une habitante de Cuzco. Toutefois, dans un pays habitué aux controverses, nombre de Péruviens contestent la générosité de Yale. “L’exposition était réussie, bien sûr, mais son contenu reste très en deçà des trésors qu’a pu avoir le Pérou à une époque. Les Incas avaient beaucoup d’or, beaucoup d’argent… Il ne nous reste que des fragments de toute la richesse originale du pays”, note Orlando Leaño, un avocat de 41 ans. “J’ai l’impression que ce que l’on nous a rendu ne représente même pas 1 % de ce qui a été perdu ou emporté.” A ses yeux, “cela fait longtemps qu’on aurait dû nous rendre ce patrimoine”. Et Orlando Leaño de conclure avec aigreur : “N’importe qui peut voir qu’ils ne nous ont pas rendu ce qu’il y avait de plus précieux. Ils ont fait ça comme on caresserait la tête de quelqu’un qu’on considère comme inférieur.
Selon Nelson Chávez Antigona, le deuxième lot doit arriver en décembre. En 2012, tout ce qui a été emporté sera de retour au Pérou. Cette rétrocession par l’équipe de Bingham est le résultat de décennies de revendications. A l’époque, l’envoi des pièces à Yale s’était fait avec le consentement du gouvernement péruvien, qui prétendait l’avoir cédé dans un but scientifique pour une période de seulement dix-huit mois. Bien que l’accord ait été long à se dessiner, il semble avoir été favorable aux deux parties. De par son statut de dépositaire des vestiges incas, Yale a établi des conditions à la rétrocession, notamment la construction d’un musée et d’un centre de recherche à Cuzco. Ce projet a été mené en partenariat avec l’université San Antonio Abad, qui a implanté la plus importante faculté de l’éternelle capitale inca. Des spécialistes étasuniens et péruviens poursuivront désormais ensemble les travaux de recherche.

dimanche 8 mai 2011

Des conseils aux chômeuses sur leur maquillage fait polémique au Chili

Ces recommandations se trouvent dans le document «Affrontons le monde du travail» distribué à des animateurs d'ateliers organisés par le gouvernement de ce pays conservateur. Elles ont été rendues publiques par l'association féministe Observatoire de Genre et d'Equité.
L'association a demandé au Sernam de «déconstruire les stéréotypes que la culture et la société ont imposé aux femmes, de ne pas les renforcer par une politique publique qui favorise la discrimination dans le monde professionnel», selon son site internet.
Le Sernam (Service national de la Femme) s'est défendu en affirmant que le document était un «brouillon».
Le texte recommande d'avoir une coiffure qui donne une image de propreté, d'ordre et de confiance en soi, sans mèches devant les yeux, et de se maquiller avec «naturel», les lèvres «ni trop rouges», les yeux «ni trop peints».
Les vêtements doivent être «adéquats», dit le document qui encourage à «reconnaître les aspects de son corps qu'il convient de mettre en valeur et ceux qu'il convient de dissimuler», pour «choisir des habits qui favorisent une silhouette harmonieuse».
«Ce n'est pas un document officiel, il n'a pas été imprimé», uniquement distribué dans une version numérique, a dit la vice-ministre du Sernam Cecilia Perez à la radio Cooperativa.
Le document a été rejeté par les autorités «parce qu'elles l'ont considéré sexiste», a-t-elle assuré.
Le texte affirme que la «société est conservatrice et a de nombreux préjugés», c'est pourquoi les femmes «doivent comprendre le milieu, le contexte, la culture, les coutumes» pour «se projeter de façon adéquate».


“le pédé c'est celui qui maltraite une femme”
AFFICHe contre les violences conjugales joue sur l’homophobie
pour faire passer un message de prévention.

Une précédente campagne du Sernam avait suscité une controverse au Chili. Contre la violence conjugale, elle lançait: «Celui qui maltraite sa femme est un pédé (sic)».
PEDE CE N'EST PAS CELUI QUI FRAPPE UNE FEMME :
PEDE, C'EST MOI, PUISQUE JE SUIS GAY.

Affiche de réponse d’une organisation homosexuelle

jeudi 5 mai 2011

Asymétrique et plutôt biscornue, la galaxie de l'Hameçon

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Gros plan de la Galaxie de l'Hameçon  (NGC 2442).
La galaxie de l'Hameçon, NGC 2442, située dans la constellation australe du Poisson Volant, est facile à reconnaître avec ses bras spiraux asymétriques. Les astronomes supposent que cette apparence asymétrique est due aux interactions gravitationnelles avec une autre galaxie, à un moment de son histoire - Bien que jusqu'à présent les astronomes n'aient pu identifier le coupable de manière définitive.
Cette image à grand champ, prise par la
caméra WFI (Wide Field Imager) avec le télescope MGP/ESO de 2,2 mètres à l'Observatoire de la Silla, au Chili, montre très clairement la forme de double crochet qui lui a donné son surnom. On voit également sur cette image d'autres galaxies proches de NGC 2442 ainsi que de nombreuses galaxies bien plus lointaines qui forment un arrière-plan très riche. Bien que la caméra WFI, située au sol, ne puisse atteindre la précision des images de Hubble, situé dans l'espace, elle peut couvrir un pan de ciel bien plus grand en une seule prise.
Une image en gros plan prise par le télescope spatial ESA/NASA Hubble (
eso1115b) se concentre sur le noyau de la galaxie et sur le plus compact de ses deux bras. En 1999, une étoile massive en fin de vie a explosé en supernova dans ce bras. En comparant les anciennes observations au sol, les précédentes images prises par Hubble en 2001, et ces clichés pris fin 2006, les astronomes ont été capables d'étudier en détail ce qui est arrivé à l'étoile au cours des derniers instants de sa vie. Au moment où cette image a été prise, la supernova a perdu son éclat et n'est plus visible.
Les observations de l'ESO ont aussi apporté des informations sur l'autre extrémité du cycle de vie des étoiles d'Hubble, la naissance. Il s'agit de taches roses et rouges parsemées pratiquement dans toute la galaxie, et plus particulièrement dans le plus long des deux bras spiraux. Leur couleur vient de l'hydrogène situé dans les régions de formation stellaire : les puissantes radiations des étoiles nées récemment excitent le
gaz dans les nuages à partir desquels elles se sont formées et  il brille alors avec ces nuances de rouge.
L'interaction avec une autre galaxie qui a donné à la galaxie de l'Hameçon sa forme asymétrique peu commune a probablement aussi été le déclencheur de cette récente
vague de formation d'étoiles. Les mêmes forces de marée qui ont déformé la galaxie ont perturbé les nuages de gaz et déclenché leur effondrement gravitationnel.

mardi 3 mai 2011

ERNESTO SÁBATO, PAS ENCORE LE BOUT DU TUNNEL

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LE DICTATEUR JORGE RAfAËL VIDELA REÇOIT JORGE LUIS BORGES ET 
ERNESTO SABATO À LA «  CASA ROSADA » (MAISON ROSE) siège 
du Pouvoir Exécutif d'Argentine. MAI 1976.
En effet, un secteur de la société ne lui a jamais pardonné la rencontre qu'il a eue avec le général Jorge Rafaël Videla au début de la dictature militaire (1976-1983).
Le 19 mai 1976, presque deux mois après le coup d'État, Videla a reçu chez lui un groupe d'écrivains, entre lesquels se trouvaient Jorge Luis Borges et Ernesto Sábato, qui avait alors qualifié le dictateur «d’homme cultivé, modeste et intelligent ».

Cet avis favorable de l'écrivain a évolué avec le temps, quand les putschistes ont noyé le pays dans un bain de sang : plus de 30 mille disparus, des tortures institutionnelles et massives, des familles entières exterminées, des centaines de bébés volés dans des prisons clandestines ; des générations marquées à vie et une société blessée et craintive.

Au retour de la démocratie, Sábato a été invité par le président Alfonsín pour diriger la Commission Nationale sur la Disparition de Personnes (Conadep), qui a enquêté sur les crimes contre l’humanité commis en Argentine.

épaulé par des organismes de droits de l'homme, Ernesto Sábato s’est beaucoup investi à la tête de la commission, dans la recherche et la dénonciation des horreurs de la dictature.

Leur rapport –appelé Nunca más– a documenté des milliers de cas de tortures, de séquestrations et de disparitions et a été la base pour soumettre à procès et condamner les dictateurs et ses sicaires.

Mais cela n'a pas suffi à réparer entièrement l’image d'un écrivain aux origines de gauche, dont le chemin est passé par la science et la littérature, l’enseignement et la politique, et à qui aura échu la tâche énorme de déterrer et montrer la période la plus infâme et les figures les plus abjectes de son pays.

Frappé par la maladie et par la mort de ses proches, Sábato a vécu les dernières années de sa vie en retrait et s’est éteint à Santos Lugares le 30 avril dernier.

1948 : Le Tunnel, Paris, Éditions du Seuil, collection "Points", 1995.
1961 : Héros et tombes, Paris, Éditions Le Seuil, collection "Points", 1996
1974 : L’Ange des ténèbres, Paris, Éditions Le Seuil, collection "Points", 1996.

lundi 2 mai 2011

ERNESTO SÁBATO, LA MORT D'UN GRAND D'ARGENTINE ‎

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ERNESTO SÁBATO
PHOTO  MONTRAY KREYOL
Il y a tout de même des pays où l’on sait honorer ses grands écrivains. Ce week-end, dans les stades argentins, il paraît que chaque match de football a été précédé d’une minute de silence pour saluer la disparition d’Ernesto Sábato, à l’âge de 99 ans. Quand on sait un peu l’importance du foot en Argentine, on se dit que cet hommage-là n’est pas rien; mais c’est aussi, évidemment, que Sábato n’était pas n’importe qui.
Présenté un peu partout comme le dernier géant de la littérature argentine, c’est-à-dire comme un auteur de la trempe de Jorge Luis Borges, Adolfo Bioy Casares ou Julio Cortazar, le lauréat du Prix Cervantès 1984 avait bien commencé: son premier roman, publié en 1948, «le Tunnel» lui avait valu la reconnaissance de gens comme Albert Camus, Graham Greene, Thomas Mann. C’était un début en littérature plus qu’encourageant pour ce physicien qui avait lu Marx à 19 ans; s’était engagé dans les Jeunesses Communistes dès 1930; avait renoncé à l’esprit d’orthodoxie en se faisant héberger par un concierge trotskiste de l’ENS de la rue d’Ulm; et s’était enfin spécialisé dans les radiations atomiques au point de travailler, avec Irène Joliot-Curie, au laboratoire de Marie Curie à la fin des années 1930, tout en passant ses soirées au Dôme en compagnie d’André Breton, Tristan Tzara et quelques autres surréalistes.

Une fois sorti du «Tunnel», on ne s’étonnera donc pas que Sábato ait récidivé, avec deux autres romans, également traduits à travers le monde. En 1961, c’est «Héros et tombes» qui, publié en France sous le titre «Alejandra», lui vaut les compliments de Witold Gombrowicz: «J’ai passé en Argentine vingt-quatre ans de ma vie. Je ne connais aucun livre, qui introduise mieux aux secrets de la sensibilité sud-américaine, à ses mythes, phobies et fascinations.» En 1947, c’est «l’Ange des ténèbres», qui vient clore sa trilogie consacré à Buenos Aires et confirme son talent de romancier.

Pourtant son œuvre, inauguré par «l’Un est l’Univers» en 1945, compte surtout de nombreux essais. Il y est question de tango, de littérature, et notamment des «Trois approches de la réalité de notre temps» proposées par Robbe-Grillet, Borges et Sartre (1968). Mais la politique reste au cœur de sa réflexion comme l’attestent «Hommes et engrenages» (1951), «Hétérodoxie» (1953), «l’Autre visage du péronisme» (1956), «Clefs politiques» (1974) ou encore «Apologies et refus» (1979). On voit par là que Sabato n’avait pas renoncé à s’engager, ni à dénoncer la torture ou la censure; ce qu’indique par ailleurs, en 1984, son rôle à la tête de la CONADEP, la commission nationale chargée d’enquêter sur les quelque 30.000 opposants tués ou disparus sous la dictature militaire.

Sábato, qui se consacrait très largement à la peinture depuis les années 1980, aurait eu cent ans le 24 juin prochain, si un mauvais rhume n’avait dégénéré. C’est ce qu’a expliqué, ce samedi 30 avril, sa femme en annonçant sa mort à la presse: «Il a eu une bronchite il y a quinze jours, et à son âge, c’est terrible.»

GL

(Avec Afp, et l’aide précieuse de la notice rédigée par Claude Couffon pour le «Nouveau dictionnaire des auteurs» publié par Robert Laffont dans la collection Bouquins).