samedi 1 décembre 2012

VIOLETA PARRA, LE CHILI INCARNÉ

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VIOLETA PARRA AU « THÉÂTRE PLAISANCE» À PARIS, FRANCE EN 1963. PHOTO FONDATION VIOLETA PARRA
Le portrait est éclaté. On devrait davantage parler d'évocation : les voix se mêlent, s'enchaînent, sans qu'on sache jamais qui parle — c'est à peine si l'on repère ici ou là le fils de Violeta, ou la fille de Catherine Dolto. L'important est dans leurs mots, qui tous décrivent son existence brève (elle est morte à l'âge de 50 ans) mais fiévreuse. Parfois, on songe à Frida Kahlo, autre figure emblématique d'une créativité latino-américaine engagée. Pour l'une comme pour l'autre, le rêve communiste était vivace. 

« Violeta Parra orientait les choix politiques de la jeunesse chilienne », dit l'un des intervenants. « Elle a inventé la figure des hippies », ajoute un autre. Pour l'une comme pour l'autre, aussi, l'existence fut cruelle. Violeta Parra, amoureuse malheureuse, décida de mettre fin à ses jours en 1967. Quelque temps auparavant, elle avait écrit et composé un hymne solaire, entré depuis au répertoire mondial : Gracias a la vida. Merci à la vie. Quarante-cinq ans plus tard, on ne peut écouter la chanson, et l'histoire, que la gorge serrée.  
A écouter ici
Valérie Lehoux