mercredi 6 juillet 2011

ESTOS PILOTOS BOMBARDEARON LA MONEDA

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ESTOS PILOTOS BOMBARDEARON LA MONEDA
Oficial Líder de la operación fue el coronel Mario López Tobar (nombre de combate “Libra”), comandante del Grupo 7 y piloto del Avión 1, quien años más tarde escribió un libro sobre la jornada, pero sin dar nombres. El ataque comenzó con el bombardeo de cinco antenas, en el que participaron el propio López Tobar y otros tres aviones piloteados por “hunteristas”.

por Eduardo Labarca

EDUARDO LABARCA GODDARD
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Aunque los mandos de la FACH y los pilotos de la época “no se acuerdan”, los nombres de quienes bombardearon La Moneda se conocen y han de quedar registrados en la Historia de Chile. El ministro Mario Carroza, que investiga la muerte del Presidente Salvador Allende, interrogó en vano al general Fernando Matthei sobre la identidad de los participantes en el bombardeo y es poco probable que los demás oficiales que pueda citar recuperen la memoria.

Sin embargo la información la conocen otros antiguos miembros de la FACH que no están juramentados ni tienen motivos para guardar el secreto. A fines de la década del 70 del siglo pasado, el autor de esta nota recorrió durante dos semanas varias ciudades de Inglaterra y Escocia para entrevistar a ex miembros de la FACH y de la Marina que habían sido detenidos, torturados y expulsados de esas instituciones por haberse opuesto al golpe militar. Al darles asilo político, el Reino Unido los había repartido en diversas localidades. Las entrevistas quedaron registradas en más de 12 horas de grabación.

Los dos oficiales y dieciocho suboficiales de la FACH entrevistados mencionaron los nombres de los pilotos de los cazabombarderos Hawker Hunter que salieron de Carriel Sur, en Concepción, con la misión de destruir las antenas de las radios que apoyaban a Allende y disparar sus cohetes contra La Moneda y la residencia presidencial de Tomás Moro. Varios de los suboficiales expulsados eran técnicos, mecánicos o armeros y participaron en la preparación de los aviones y la carga de los proyectiles. Esos hombres mantenían una relación directa con los pilotos y los despidieron en la pista cuando emprendieron el vuelo hacia Santiago.

« El segundo avión que atacó La Moneda iba piloteado por Fernando Rojas Vender (“Rufián”), quien llegó a ser comandante en jefe de la FACH. Su primer disparo apuntó al techo del palacio presidencial. En una última pasada, los pilotos usaron cañones de 30 mm. La operación fue coordinada desde tierra por el operador aéreo, comandante Enrique Fernández Cortez (“Gato”)  » 

Oficial Líder de la operación fue el coronel Mario López Tobar (nombre de combate “Libra”), comandante del Grupo 7 y piloto del Avión 1, quien años más tarde escribió un libro sobre la jornada, pero sin dar nombres. El ataque comenzó con el bombardeo de cinco antenas, en el que participaron el propio López Tobar y otros tres aviones piloteados por “hunteristas”.

A las 11 de la mañana emprendieron vuelo desde Concepción otros cuatro cazabombarderos. La residencia de Tomás Moro fue atacada por los Hawker Hunter piloteados por el capitán Eitel Von Mühlenbrock y por el teniente Gustavo Leigh Yates, hijo del comandante en jefe de la FACH y miembro de la junta militar. Gustavo Leigh hijo equivocó el blanco y bombardeó el Hospital de la FACH, por lo cual hasta su muerte hace tres años era objeto de bromas y tallas en la institución.

Los otros dos aviones se elevaron a tres mil pies de altura y mientras volaban sobre la Estación Mapocho dispararon contra La Moneda sus cohetes antiblindajes Sura P-3, en cuatro pasadas. El primer disparo lo hizo el teniente de 24 años Ernesto Amador González Yarra (“Pekín”), famoso por su talento de piloto y certera puntería. González Yarra gozó por ello de gran prestigio en la institución hasta su muerte en 1995. Su primer disparo perforó la puerta principal de La Moneda con precisión.

El segundo avión que atacó La Moneda iba piloteado por Fernando Rojas Vender (“Rufián”), quien llegó a ser comandante en jefe de la FACH. Su primer disparo apuntó al techo del palacio presidencial. En una última pasada, los pilotos usaron cañones de 30 mm. La operación fue coordinada desde tierra por el operador aéreo, comandante Enrique Fernández Cortez (“Gato”).

Hay discrepancias en torno a la hora exacta del ataque a La Moneda. Según el coronel López Tobar, comandante de la operación, comenzó pocos minutos antes de las 11.30. El almirante Patricio Carvajal, jefe del estado mayor del golpe, sitúa el ataque entre las 11.52 y las 12.08. Según el general Gustavo Leigh, entonces comandante en jefe de la FACH, el ataque tuvo lugar “después de las 12”.

La celebración del éxito de la operación fue entusiasta, pero no unánime en la FACH. Cuando al regresar de la misión uno de los pilotos descendió de la cabina de su Hawker Hunter en la pista de Carriel Sur, fue recibido por un grupo de suboficiales que en lugar de felicitarlo lo miraron en silencio. El piloto se acercó, bajó la vista y les dijo:

–Lo siento… No fue mi culpa… no fue mi culpa… Perdonen…

 Eduardo Labarca

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mardi 5 juillet 2011

Le Chili domine le Mexique

Malgré l’ouverture du score d’Araujo en fin de première période (41e), les Chiliens ont renversé la tendance en six minutes, grâce à des réalisations de Paredes (67e) et Vidal (73e). 
Dans l’autre match du groupe, un peu plus tôt, l’Uruguay et le Pérou se sont quittés dos à dos (1-1), Suarez pour la Celeste (45e) ayant répondu à l’ouverture du score de Guerrero (23e).

lundi 4 juillet 2011

Mineurs chiliens: certains ne peuvent travailler

Luis Urzua était le leader du groupe de travailleurs lorsque la mine s'est effondrée, le 5 août. L'homme a été félicité pour avoir contribué à maintenir le calme parmi les mineurs et pour son optimisme quant à leurs chances de survie.

Le mineur de 55 ans était cité dans l'édition de dimanche du quotidien «El Mercurio», soutenant que lui et 13 autres travailleurs souffraient de troubles physiques ou psychologiques, ce qui rendrait impossible leur retour au travail.

Le président du Chili, Sebastian Piñera, décidera dans un mois s'il permet le versement d'une pension mensuelle de 428 $ à chacun de ces 14 hommes, selon des propos d'un représentant du ministère de l'Intérieur, Cristian Barra, et rapporté par le journal.

dimanche 3 juillet 2011

Traité pour un cancer, Hugo Chavez se veut rassurant

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Chávez parle à ses filles Marie Gabriela et Rosa Virginia à La Havane. Photo Cubadebate.
Nombreux sont ceux qui se demandent quel sera l'impact de son état de santé sur l'avenir du mouvement socialiste en Amérique latine.

Mais le président, qui se remet d'une deuxième opération qu'il a subi à Cuba pour se faire retirer une masse cancéreuse, a tenu à rassurer ses partisans samedi, leur confirmant qu'il demeurait au pouvoir et qu'il s'attendait à guérir complètement.

Dans une entrevue téléphonique diffusée à la télévision cubaine vendredi soir, M. Chavez s'est dit optimiste de guérir.

Il a dit avoir planifié rencontrer des ministres de son cabinet samedi afin de discuter de projets d'agriculture, entre autres.

Au Vénézuéla, une agence de presse d'État a rapporté les propos du président, qui a admis que «personne ne s'attendait à cette maladie» et qu'il «fallait être forts, comme il le sont présentement».


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Les partisans d'Hugo Chavez ont envahi les rues de Caracas samedi afin de crier leur soutien à leur président. «Tiens bon, commandant!», a scandé la foule. Aussi, des messages comme «Chavez pour toujours» étaient inscrits sur des affiches.
PHOTO: ARIANA CUBILLOS, ASSOCIATED PRESS
L'annonce du président survient après plusieurs efforts du gouvernement vénézuélien pour tenter de faire taire les spéculations sur l'état de santé du président.

Dans un discours télévisé diffusé jeudi, M. Chavez a affirmé que l'opération avait permis de retirer une tumeur qui contenait «des cellules cancéreuses». Il a précisé que la deuxième opération avait eu lieu après celle du 10 juin, pendant laquelle un abcès pelvien avait été retiré.

Il a qualifié la situation de «nouvelle bataille que la vie a placée devant nous».

On ne sait pas très bien de quel type de cancer il s'agit, ni quel est le traitement de M. Chavez. Il a affirmé avoir fait une «erreur fondamentale» en ne s'occupant pas mieux de sa santé.

Le président n'a pas dit combien de temps il resterait à Cuba pour sa convalescence.

Il a expliqué que la première opération avait été motivée par «une étrange formation dans la région pelvienne qui a requis une intervention d'urgence compte tenu du risque imminent d'infection généralisée».

Après la première opération, a dit M. Chavez, les médecins ont commencé à soupçonner d'autres problèmes. Une série de tests a confirmé la présence d'une tumeur avec des cellules cancéreuses, qui a rendu nécessaire une deuxième opération ayant permis l'extraction complète de la tumeur, a expliqué le président.

M. Chavez a indiqué que son état de santé évoluait de façon satisfaisante.

«Je reçois un traitement complémentaire pour combattre les différents types de cellules découvertes, et ainsi je continue sur la voie de mon rétablissement complet», a-t-il dit.

Au pays, les partisans ont envahi les rues afin de crier leur soutien à leur président. «Tiens bon, commandant!», a scandé la foule. Aussi, des messages comme «Chavez pour toujours» étaient inscrits sur des affiches.

Chili : « Pour étudier, on doit s'endetter »

Pour que l'éducation devienne un droit, non plus un business
A la mi-juin, les étudiants occupaient 300 lycées et collèges, rassemblaient plus de cent mille personnes sur l'Alameda, la principale avenue du centre de Santiago, mais aussi des centaines de milliers d'autres jeunes à travers le pays, et demandaient une réforme constitutionnelle pour que « l'éducation soit considérée comme un droit » et non plus comme une marchandise ni un moyen pour un petit nombre d'hommes d'affaires de faire du business.

Il faut dire que la Constitution chilienne est encore celle dictée par le général Augusto Pinochet, et que celle-ci ne se souciait aucunement du droit à l'éducation.

Le Chili a les moyens d'une éducation de qualité
« Le Chili possède les ressources qu'il faut pour se payer une éducation publique accessible pour les personnes les plus démunies dans un premier temps, et gratuite dans un deuxième temps », expliquait Camila Vallejo, présidente de la Fédération d'étudiants de l'université du Chili (FECH). (Voir la vidéo)


Le Chili, qui fait partie de l'OCDE, le club des pays riches, depuis 2010, a les moyens de former une conscience critique et non seulement des agents commerciaux, capables de vendre ses matière premières (minerai, pêche, forêts, eau) du pays aux multinationales les plus gourmandes.

« Pour étudier, je dois m'endetter… et la mensualité est si chère que je n'ai plus d'argent… », crient les jeunes qui exigent également que les écoles et lycées privatisés en 1986 par la dictature militaire, soient « rendus » à la gestion publique et que cette éducation publique et gratuite ait une véritable place dans le paysage éducatif chilien.

Pas de signe d'essoufflement depuis la manif du 30 juin

La mobilisation a atteint son apogée jeudi 30 juin, avec un défilé d'environ 180 000 personnes (d'après les participants, 100 000 d'après la police, (la télévision a surtout reçu l'ordre de ne pas parler de chiffres du tout) dans les rues de Santiago, mais plus de 500 000 manifestants tout le long du pays.

Le ministre de l'Education, Joaquin Lavin, a annoncé que les vacances d'hiver (nous sommes en plein hiver austral au Chili, en ce moment) seraient avancées de deux semaines et que les vacances d'été ne commenceraient que deux semaines plus tard.

Il s'agit de « sauver l'année scolaire » assure-t-il, mais aussi et surtout « de mettre à l'épreuve le mouvement de contestation », comme si le fait d'être en vacances pouvait le ramollir, démotiver ses participants… (Voir la vidéo)


Le fait est que le mouvement estudiantin rencontre de plus en plus d'adhésion et ne donne pas du tout l'impression de ramollir, au grand désespoir du gouvernement qui annonce que des manifestations seront dorénavant interdites sur l'Alameda et que la question d'éducation sera discutée, plus tard, au Congrès.

D'abord ce sont les autorités universitaires qui se sont jointes au mouvement des étudiants, puis le commun des mortels, mais aussi, et c'est important, les étudiants de lycées et d'universités privés.

Mais au Chili il reste encore beaucoup de vieux réactionnaires (n'oublions pas que près de la moitié de la population se disait encore « pour Pinochet » il y a quelques années…) qui pensent encore que la jeunesse devrait se taire, ne pas s'exprimer, et qu'il ne peut s'agir que d'un mouvement orchestré par le Parti communiste ou l'opposition au gouvernement en place.

Faux répondent les étudiants qui affichent de dures critiques tant vis-à-vis de la gauche que de la droite, puisqu'ils « osent » traiter la Concertation (quatre gouvernements de centre-gauche qui se sont succédé depuis la fin de la dictature en 1989) d'« incapables » et l'Alliance (gouvernement de droite actuellement au pouvoir depuis mars 2010) de « voleurs ». Histoire de bien montrer leur indépendance et leur esprit critique.

L'éducation, « meilleure assurance contre la pauvreté »
Ce que les étudiants expriment c'est un énorme ras-le-bol. Ras-le-bol d'être enfermés dans une éducation segmentée socialement, où les pauvres vont dans des écoles médiocres, ne peuvent pas ou peu avoir accès à des études supérieures de qualité et sont condamnés à s'endetter à vie, s'ils veulent suivre des études.

Ras-le-bol qu'un petit groupe de spéculateurs décident de leur vie, de leur avenir, alors qu'ils sont tous conscients que c'est l'éducation qui peut mettre un terme à la pauvreté comme le disent et le répètent à coup de conférences internationales, de conventions et de déclarations, toutes les agences des Nations unies depuis des décennies.

Le Chili, ses experts, ses ministres ne devraient donc pas s'opposer au fait que l'éducation soit « la meilleure assurance contre la pauvreté » ! Ils devraient également faire en sorte que l'inégalité, qui caractérise malheureusement le Chili au sein de l'OCDE, disparaisse enfin !

« Des écoles pour les indigènes »
Ras-le bol d'une société et de gouvernements qui ne font rien, depuis des décennies, pour mettre fin à cette segmentation. Car au Chili, et plus généralement en Amérique Latine (plus sans doute qu'ailleurs dans le monde où la tendance est malheureusement la même), le paysage scolaire est indigne, comme l'analyse Rosa Blanco, de l'Unesco :

« Il y a des écoles pour les pauvres et des écoles pour les riches, des écoles où l'enseignement offre une certaine qualité et celles où la qualité n'est même pas considérée comme un critère à prendre en compte… des écoles pour les indigènes et des écoles pour les non-indigènes.

Le système scolaire ne contribue donc en rien à dépasser la segmentation sociale. Au contraire, il l'alimente. »

« L'éducation supérieure est plus chère pour les plus pauvres »
Il faut dire que les mensualités payées par les familles des étudiants, font partie des plus chères dans le monde, variant entre 275 et 500 euros par mois, que les taux d'intérêts bancaires pour des crédits étudiants sont très élevés (entre 4 et 6%), et tout ça pour une éducation qui n'est même pas reconnue ailleurs dans le monde puisqu'aucune université chilienne ne figure dans le palmarès des 200 meilleures universités mondiales.

La loi a beau interdire les universités d'être des organismes à but lucratif, les spéculateurs vont bon train, comme l'a reconnu le ministre de l'Education, Joaquin Lavin (lui-même ayant gagné de l'argent en investissant dans une université privée), dans une émission de télévision « Tolérance zéro ».

Pire, les universités privées considèrent que le secteur de l'éducation publique et gratuite, représente une « concurrence illégale ».

Le problème, selon Eduardo Engel de l'université du Chili :

« L'éducation supérieure au Chili est plus chère pour les plus pauvres, puisqu'ils reçoivent une éducation de moins bonne qualité. Il nous faut avancer vers une éducation supérieure de qualité, inclusive et équitable. Une éducation qui puisse donner les mêmes chances à tous. »

Si on prétend faire partie des pays développés, estime-t-il, on doit se donner les moyens d'une éducation de qualité pour tous.

samedi 2 juillet 2011

Chili : 100 000 étudiants réclament davantage d'investissements pour la réforme de l'éducation

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MANIFESTATION MONSTRE AU CHILI. PHOTO HÉCTOR YAÑEZ 
Les étudiants ont marché le long de la principale avenue de la capitale et se sont arrêtés devant le Palais Moneda, siège du gouvernement.

Cette marche d'envergure, organisée par la Fédération des étudiants des universités et le Collège des professeurs, a rassemblé la majorité des lycéens et des étudiants ainsi qu'un certain nombre de professeurs et d'enseignants.

Les étudiants ont demandé au gouvernement d'accroître le budget destiné à l'éducation publique et de procéder à des réformes du système financier pour les étudiants issus de familles à bas revenu.

Quant aux professeurs, ils sont hantés par la crainte d'un processus de privatisation progressive de l'éducation publique.

Dans le même temps, les étudiants des écoles supérieures publiques ont réclamé la fermeture de toutes les écoles privées et ont demandé au ministère de l'éducation de prendre ce secteur en main.

Le président chilien Sebastian Piñera a avancé un plan de revitalisation de l'éducation, comprenant un soutien financier de 75 millions de dollars pour les universités publiques. Toutefois, les étudiants ont jugé cette manne insuffisante.

Des voix se sont élevées depuis avril pour une réforme éducative, tandis que des dizaines de milliers d'étudiants ont choisi de descendre dans les rues pour s'exprimer à travers le pays.
Source: xinhua

vendredi 1 juillet 2011

La plus grande mobilisation des citoyens

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Photo Journal La Cuarta
Les heurts dans le centre de la capitale chilienne au cours desquels les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes, et les manifestants des bâtons, pierres et objets métalliques, se sont produits à l'issue d'une manifestation pacifique, festive et colorée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Un policier a été blessé et treize personnes ont été interpellées.

Les organisateurs parlent d'environ 200.000 manifestants et la presse locale, de 100.000. Les autorités n'ont pas donné de chiffre officiel.

C'est historique, depuis le retour à la démocratie on n'avait pas vu quelque chose de cette ampleur, a déclaré Giorgio Jackson, un des leaders étudiants.

Les grèves, les manifestations sont légitimes, mais on n'améliore pas l'éducation à coup de grèves et de manifestations, on le fait grâce au travail, à l'étude, à la responsabilité et à l'engagement, a dit pour sa part le président chilien Sebastian Piñera, chef d'entreprise multimillionnaire.

Les étudiants, soutenus jeudi par des professeurs d'universités privés et publiques, réclament que l'Etat reprenne la tutelle des établissements publics qui accueillent 90% des 3,5 millions d'élèves chiliens. Leur gestion avait été déléguée aux municipalités par le régime militaire et néolibéral du général Augusto Pinochet (1973-90).


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Manifestation monstre et grève nationale au Chili. Photo journal La Cuarta
L'éducation souffre d'un sous-investissement chronique au Chili. L'Etat ne lui consacre que 4,4% du PIB (contre 7% recommandés par l'Unesco) et les profondes inégalités du système éducatif, reflétant les différences sociales très marquées dans le pays, ont été la source de révoltes sous les gouvernements de centre-gauche qui se sont succédés pendant vingt ans, avant l'arrivée au pouvoir de Piñera (droite).

Au cours des affrontements, un magasin de téléphones portables a été saccagé et des manifestants ont tenté d'occuper l'ambassade du Brésil à Santiago. Des personnes y ont pris à partie des policiers à coups de pierres et de bâtons, dans l'objectif de sauter les barrières de sécurité.

L'ambassade du Brésil se situe face au ministère de l'Education dans le centre de Santiago, et constituait le terme de la manifestation.