mercredi 26 juillet 2017

MARCHE POUR L'AVORTEMENT AU CHILI


«  MARCHE POUR L'AVORTEMENT AU CHILI » 



MARCHE POUR L'AVORTEMENT AU CHILI

“Nous voulons un avortement qui permet d’avorter sans obligation de materner. Nous ne voulons pas seulement trois raisons pour avorter, nous voulons que soient reconnues une infinité de raisons parce que les femmes ont le droit de disposer de leur corps!“ nous explique Danitza.

À la fin de la manifestation, les forces de l’ordre ont dispersé la foule à coup de canons à eau.

Depuis deux ans et demi, la présidente socialiste Michelle Bachelet se bat pour dépénaliser l’avortement, elle espère y parvenir avant la fin de son deuxième mandat en 2018. L’opposition conservatrice chilienne a gagné la dernière bataille, mais peut-être pas la guerre.

Le Chili estime à 160 000 le nombre d’avortement pratiqué illégalement dans le pays. Un délit passible entre 3 et 5 ans de prison depuis que Pinochet l’a totalement interdit.

dimanche 23 juillet 2017

GOLPE SUAVE


« GOLPE SUAVE » (COUP D'ÉTAT PARLEMENTAIRE)



VIOLETA PARRA - UNE CHILIENNE À PARIS (VALSE-MUSETTE )


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« UNE CHILIENNE À PARIS » CHANSON DE VIOLETA PARRA.
  ELLE SORT EN FÉVRIER 1989 COMME FACE B DU SINGLE BELFAST CHILD
LICENCE YOUTUBE STANDARD  
DURÉE : 00:02:46

      VIOLETA PARRA




      GRANDS VOILIERS : MANIFESTATION DEVANT LE NAVIRE ESMERALDA

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      LE VOILIER ESMERALDA ATTIRE JEUNES ET MOINS JEUNES
      PHOTO JEAN-LOUIS BORDELEAU
      Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés samedi midi devant L'Esmeralda pour révéler les histoires d'horreur qui y sont associées. Le navire chilien est visité par des milliers de curieux depuis le début du Rendez-vous 2017 (RDV) des grands voiliers.
      UNE VINGTAINE DE MANIFESTANTS ÉTAIENT 
      RÉUNIS DANS LE PORT DE QUÉBEC.
       PHOTO CARL MARCHAND
      Victor Montenegro est l’un des organisateurs de la manifestation. Il a fui le régime du général Augusto Pinochet


      M. Montenegro vit à Québec depuis 42 ans, mais n’a jamais oublié les récits d'histoires sinistres survenues à bord du navire. Il est natif de Valparaiso, là où les actions répressives du dictateur ont débuté après sa prise du pouvoir en septembre 1973.

      « Je viens de la ville où mouille le bateau. Donc, je le connais très bien. Ce navire fut un lieu de prison et de torture. »

      Condamner les responsables

      MIGUEL WOODWARD
      Le Québécois d’adoption et ses acolytes se font un devoir de révéler au grand jour le passé sombre de ce voilier. Des manifestations ont d’ailleurs lieu dans la plupart des ports du monde où L’Esmeralda accoste.

      « Il y a eu des violations des droits humains dans ce bateau-là, ce qui n’a jamais été reconnu par la marine chilienne au point où les gens qui visitent ce navire ici, à Québec, n’ont aucune connaissance de ce qui s’est passé. »

      C’est au nom des victimes qui n’ont jamais été revues en vie après un voyage en mer et au nom de ceux qui ont survécu à la torture à bord de L’Esmeralda que M. Montenegro manifestera samedi midi, dans le port de Québec.
      La justice chilienne n’a pas fait assez d’efforts pour condamner les responsables, mais il y a des témoins, des survivants, des témoignages, des livres écrits sur le sujet. Victor Montenegro, organisateur de la manifestation
      Un cas emblématique

      Le cas le plus célèbre, affirme M. Montenegro, est celui du prêtre catholique Michael Woodward, un Britannique d’origine, mais Chilien d’adoption. Arrêté cinq jours après la prise du pouvoir de Pinochet, il aurait été amené à bord de L’Esmeralda et torturé à mort.

      « Le crime sur ce prêtre est devenu un cas emblématique de la violation des droits humains au Chili », conclut-il.

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      vendredi 21 juillet 2017

      AU CHILI, UNE LOI DÉPÉNALISANT PARTIELLEMENT L’AVORTEMENT REPOUSSÉE PAR LES DÉPUTÉS


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      LA PRÉSIDENTE DU CHILI, MICHELLE BACHELET,
      À VERACRUZ (MEXIQUE), EN 2015.
      PHOTO REBECCA BLACKWELL 
      Le Sénat avait approuvé mercredi, en y apportant des amendements, un texte de loi autorisant l’IVG dans certains cas, mais les députés n’ont pas validé les modifications.

      CHARLIE HEBDO N°100

       : OCTOBRE 1972
      Les femmes chiliennes devront encore attendre avant de pouvoir avorter légalement et continueront à encourir des peines de trois à cinq ans de prison en cas d’interruption volontaire de grossesse (IVG) clandestine. Contre toute attente, l’adoption définitive d’un projet de loi visant à dépénaliser au Chili l’avortement thérapeutique et en cas de viol a été retardée, jeudi 20 juillet, au Parlement

      MANIFESTATION À SANTIAGO RÉCLAMANT
      LA DÉPÉNALISATION DE L'AVORTEMENT
      PHOTO BELGAIMAGE
      En mars 2016, la Chambre des députés avait voté en première lecture ce texte-phare de la présidente, Michelle Bachelet. Mais il avait dû passer par plusieurs commissions, puis par le Sénat, qui l’avait amendé, avant de revenir à la Chambre basse. « C’est douloureux pour nous tous, a déclaré le sénateur socialiste Alejandro Guillier, et je sens que nous avons failli auprès des femmes chiliennes. »

      Après un intense débat et de multiples tractations avec le gouvernement, les députés ont repoussé, à une voix près, les modifications du Sénat. Le projet de loi devra à présent passer devant une commission mixte paritaire chargée de trouver une version commune aux deux Chambres. Ce processus pourrait retarder l’adoption définitive de la loi de plusieurs semaines, jugent les observateurs.

      Si le texte venait à être voté, les parlementaires de droite, dans l’opposition, ont annoncé qu’ils saisiraient le Tribunal constitutionnel (TC), ce qui retardera l’accès des femmes à l’avortement légal. D’autant plus que le futur président du TC, Ivan Arostica, qui doit prendre ses fonctions le 30 août et dont le vote pourrait être essentiel, est un conservateur opposé à la légalisation de l’IVG.

      120 000 avortements clandestins pratiqués tous les ans

      Bien que ne s’appliquant qu’à trois cas exceptionnels et précis (danger pour la vie de la femme enceinte, viol et non viabilité du fœtus), cette loi constituerait, si elle était finalement votée, une avancée vers la protection des droits des femmes au Chili. En l’absence de chiffres officiels, on estime qu’au moins 120 000 avortements sont pratiqués tous les ans, dans la clandestinité.

      La dépénalisation de l’IVG est un des grands combats de la présidente socialiste, Michelle Bachelet (2006-2010, et depuis 2014) pédiatre de formation et ancienne ministre de la santé de 2000 à 2002. Elle tient à faire passer la loi avant la fin de son mandat, en mars 2018, et alors que la droite est donnée favorite dans les sondages en vue de la présidentielle du 19 novembre – élection à laquelle elle ne peut pas participer, la Constitution fixant la durée d’un mandat à quatre ans, sans possibilité de réélection immédiate.

      Le Chili reste donc pour le moment dans la liste des quelque vingt pays qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, interdisent l’avortement dans toutes les circonstances : le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti et la République dominicaine sur le continent américain ; les Philippines et les îles Palaos en Asie-Océanie ; le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique ; Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin en Europe.


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      DESSIN


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