jeudi 21 novembre 2013

HORS-CHAMPS : ALAIN BADIOU ( 4/5 )

Hors-champs
par Laure Adler

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HORS-CHAMPS- PAR LAURE ADLER -  FRANCE CULTURE « ALAIN BADIOU (4/5) UN PARCOURS PHILOSOPHIQUE (SUITE) : LA QUESTION DE LA "VÉRITÉ" » JEUDI 14 NOVEMBRE 2013  DURÉE : 00:44:00
Alain Badiou est l'un des philosophes français les plus reconnus sur le plan international, l'un des plus traduits, avec une œuvre considérable dans plusieurs registres comme celui de l'ontologie des mathématiques, mais aussi de la politique et du théâtre.
ALAIN BADIOU, « LES DANSEURS DÉPLIENT UNE PENSÉE » MALLARMÉ 

Et pourtant, certains de ses écrits font débat, comme en attestent notamment les ouvrages d’Eric Marty et de Jean-Claude Milner. Loin d'être un philosophe académicien, il brouille les pistes, s'entête quelquefois dans la polémique et croit encore à la possibilité de modifier notre destin, même s'il a abandonné l'illusion des lendemains qui chantent.
Pendant toute cette semaine, nous essaierons de faire le point à la fois sur son parcours, ses engagements, ses errements quelquefois, ses aspirations, sa croyance en la philosophie.

HORS-CHAMPS : ALAIN BADIOU ( 3/5 )

Hors-champs
par Laure Adler

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HORS-CHAMPS- PAR LAURE ADLER -  FRANCE CULTURE « ALAIN BADIOU (3/5) UN PARCOURS PHILOSOPHIQUE » MERCREDI 13 NOVEMBRE 2013  DURÉE : 00:44:00
Alain Badiou est l'un des philosophes français les plus reconnus sur le plan international, l'un des plus traduits, avec une œuvre considérable dans plusieurs registres comme celui de l'ontologie des mathématiques, mais aussi de la politique et du théâtre. 
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ALAIN BADIOU. PHOTO THOMAS LAISNÉ 
DANS  TÉLÉRAMA N° 3160
Et pourtant, certains de ses écrits font débat, comme en attestent notamment les ouvrages d’Eric Marty et de Jean-Claude Milner. Loin d'être un philosophe académicien, il brouille les pistes, s'entête quelquefois dans la polémique et croit encore à la possibilité de modifier notre destin, même s'il a abandonné l'illusion des lendemains qui chantent.
Pendant toute cette semaine, nous essaierons de faire le point à la fois sur son parcours, ses engagements, ses errements quelquefois, ses aspirations, sa croyance en la philosophie.

HORS-CHAMPS : ALAIN BADIOU ( 2/5 )

Hors-champs
par Laure Adler


HORS-CHAMPS- PAR LAURE ADLER -  
FRANCE CULTURE « ALAIN BADIOU (2/5) 
UN PARCOURS POLITIQUE » 
MARDI 12 NOVEMBRE 2013  
DURÉE : 00:44:32
Alain Badiou est l'un des philosophes français les plus reconnus sur le plan international, l'un des plus traduits, avec une œuvre considérable dans plusieurs registres comme celui de l'ontologie des mathématiques, mais aussi de la politique et du théâtre.
ALAIN BADIOU.
PHOTO THOMAS LAISNÉ 

DANS  TÉLÉRAMA N° 3160
Et pourtant, certains de ses écrits font débat, comme en attestent notamment les ouvrages d’Eric Marty et de Jean-Claude Milner. Loin d'être un philosophe académicien, il brouille les pistes, s'entête quelquefois dans la polémique et croit encore à la possibilité de modifier notre destin, même s'il a abandonné l'illusion des lendemains qui chantent.
Pendant toute cette semaine, nous essaierons de faire le point à la fois sur son parcours, ses engagements, ses errements quelquefois, ses aspirations, sa croyance en la philosophie.

HORS-CHAMPS : ALAIN BADIOU ( 1/5 )

Hors-champs
par Laure Adler







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HORS-CHAMPS- PAR LAURE ADLER -  FRANCE CULTURE « ALAIN BADIOU (1/5) L'ENFANCE ET L'ADOLESCENCE, L'ITINÉRAIRE INTELLECTUEL » LUNDI 11 NOVEMBRE 2013  DURÉE : 00:44:00
ALAIN BADIOU.
PHOTO THOMAS LAISNÉ
DANS  TÉLÉRAMA N° 3160
Alain Badiou est l'un des philosophes français les plus reconnus sur le plan international, l'un des plus traduits, avec une œuvre considérable dans plusieurs registres comme celui de l'ontologie des mathématiques, mais aussi de la politique et du théâtre.
Et pourtant, certains de ses écrits font débat, comme en attestent notamment les ouvrages d’Eric Marty et de Jean-Claude Milner. Loin d'être un philosophe académicien, il brouille les pistes, s'entête quelquefois dans la polémique et croit encore à la possibilité de modifier notre destin, même s'il a abandonné l'illusion des lendemains qui chantent.
Pendant toute cette semaine, nous essaierons de faire le point à la fois sur son parcours, ses engagements, ses errements quelquefois, ses aspirations, sa croyance en la philosophie.

mercredi 20 novembre 2013

VILLES-MONDES VALPARAISO – ESCALE 1

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CAP VERS LES RIVES LOINTAINES DU PACIFIQUE, VILLES-MONDES JETTE L’ANCRE DANS LE PORT DE VALPARAISO… VALPARAISO MYTHIQUE, « VILLE POÉSIE»  ET « VILLE MONDE» , « REINE DE TOUTES LES CÔTES DU MONDE»  ET « FIANCÉE DE L’OCÉAN»  POUR SON POÈTE PABLO NERUDA, « INVITATION AU VOYAGE» , COMME SI ELLE RÊVAIT DE PRENDRE LE LARGE, OUVERTE SUR LA MER ET L’HORIZON…
DURÉE : 00:05:32   



VILLES-MONDES VALPARAISO

Cap vers les rives lointaines du Pacifique, Villes-Mondes jette l’ancre dans le port de Valparaiso…
Valparaiso mythique, « ville poésie»  et « ville monde» ,  » reine de toutes les côtes du monde»  et « fiancée de l’océan»  pour son poète Pablo Neruda, » invitation au voyage» , comme si elle rêvait de prendre le large, ouverte sur la mer et l’horizon…
Cité de légende, devenue patrimoine culturel de l’humanité, « ville-muse»  qui inspira le poète Pablo Neruda, « ville-monde»  où la poésie est partout, des rues qui dévalent vers la folie du Pacifique aux tempêtes homériques, à  la maison du poète « La Sebastiana» , des pourpres des ciels du grand sud, au port mythique…
Première escale pour découvrir Valparaiso au niveau de la mer, au plan « horizontal» , en suivant El plano, la partie basse de la ville, avant de découvrir ses hauteurs…

PREMIÈRE ESCALE : «  VALPARAISO A L’HORIZONTALE «

Une ode radiophonique à Valparaiso d’Alain Devalpo
Réalisation : Jean-Philippe Navarre
Prise de son : Benjamin Chauvin
Mixage : Alain Joubert
Avec
Patricio Gonzales, rockeur d’esprit et de cœur
Andrea Araos, vitrailliste de sensations
Mario Llancaqueo, libraire de mémoires
Loro Coiron, graveur d’atmosphère
Pancho Sazo, chanteur philosophe ou philosophe chanteur
Rodrigo Gomez Rovira, photographe hors dimension
Don Pablo, poète d’intérieur
Juan Cameron, buveur de mots
Eduardo Mena, coloriste voyageur
Anichi, captive du tango
Marta Contreras, voix enchanteresse et globetrotteuse
Avec le piano de Catalina Jimenez

Avec les voix de : Renaud Bertin, Laurent Lederer, Luis Briceño, Nathalie Duong.

« En 1996, c'est un coucher de soleil qui m’a accueilli à Valparaiso. Je suis tombé sous le charme de cette ville de légende. J’y ai vécu une année durant y forgeant un manuscrit habité par cet endroit.
Par la suite, je n’ai jamais recroisé une ville offrant autant de poésie au mètre carré ; les rues qui dévalent vers la folie du Pacifique, les tempêtes homériques, les pourpres des ciels du grand sud qui revigorent la beauté d’une comtesse déchue. J’ai peur d’être intarissable. Il faut être une perle du Pacifique pour séduire un Pablo Neruda et lui suggérer une ode.
J’ai toujours pensé que Valparaiso était une ville de cinéma. A Valparaiso, le film documentaire de Joris Ivens, prouve qu’il suffit d’y poser une caméra pour obtenir des angles improbables. Mais où placer un micro pour saisir la poésie de ce port de mauvaise réputation devenu patrimoine de l’humanité en 2003 ? C’est le défi relevé pour Villes-mondes...»

Alain Devalpo
Valparaiso, panorama du port © Jean-Philippe Navarre
Hardi les gars, vire au guindeau
Good bye farewell ! Good bye farewell !
Adieu misère, adieu bateau
Hourrah ! Ho Mexico !
Et nous irons à Valparaiso
La ville d’avant-hier était l’escale des Cap-horniers. Celle d’hier a vu débarquer les premiers signes du coup d’état du 11 septembre 1973.
La première escale parcoure Valparaiso au niveau de la mer, au plan horizontal, en suivant El plano, la partie basse de la ville. Notre guide est Thierry Defert. Cet artiste graveur français a débarqué à Valparaiso au milieu des années 1990. Ses gravures ont gagné des galons. Nées dans la rue, elles ornent désormais le parlement chilien qui siège à Valparaiso.
Rendez-vous à la librairie Crisis, proche du terminal de bus. C’est dans cette caverne à livres tenue par Mario, une des mémoires de la citée, que l’histoire du français a croisé celle de Valparaiso. L’artiste raconte ses premières émotions, les raisons qui l’ont poussé à poser l’ancre et comment il est devenu Loro Coiron, le surnom dont les porteños (Habitants de Valparaiso ) l’ont affublé.
En sa compagnie, nous tournons le dos à la snob et balnéaire Viña del Mar pour nous rapprocher du cœur portuaire. Nous plongeons au milieu de la foule Avenida Pedro Montt, direction Plaza Echauren, où fut fondé la ville. Le vent du large baigne l’avenue comme «  il n’y en a pas d’autres égales « , fredonne la chanson reprise à la volée, le soir, dans les bars où le pisco sour (Coktail à base de pisco) fait valser les langues entre deux airs de cueca (Danse traditionnelle chilienne).
L’univers sonore fait des va et vient des berges où frappent les vagues du Pacifique à la cohue citadine du quartier d’affaire qui est à quelques enjambées. Quand la nuit tombe, les bars prennent la relève.
Valparaiso ne laisse pas indifférent. On la déteste ou on l’aime.

mardi 19 novembre 2013

LES MAPUCHE UN PEUPLE TOUJOURS EN QUÊTE DE SA TERRE ET DE LA LIBERTÉ

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MASQUE ANTHROPOMORPHE.
« KOLLÓN » CULTURE MAPUCHE 1532
Peuple originaire du Chili, les Mapuche ont toujours été marginalisés, discriminés. Les autorités les ont dépouillés de leurs territoires ancestraux au profit des multinationales. Après les élections générales d’hier, le prochain gouvernement saura-t-il solder cette dette historique ?
Temuco (Chili), envoyée spéciale. Les Mapuche ont coutume d’ériger un Rehue sur des lieux purs pour y tenir leurs cérémonies spirituelles. Cette sculpture en bois représente l’être et l’univers complexe de ces Indiens, peuple premier du Chili. Mais le Rehue dressé sur la zone aéroportuaire de Temuco, capitale de l’Auracanie et des Mapuche, a quelque chose de différent.

«Il est politique », déclare avec insistance, Maria Rapiman, présidente de l’une des communautés où vivent 180 familles. En 2005, avec ses semblables qui composent le territoire de Mahuende, ils ont décidé de reprendre leurs droits. « Nous avons occupé l’aéroport car les terres sur lesquelles il a été construit nous appartiennent, raconte la responsable. L’État a expulsé les familles qui étaient là et les a replacées dans des parcs protégés où elles ne peuvent même pas arracher un arbre. » Un drame pour les Mapuche, littéralement « les gens de la terre », qui vivent de l’agriculture vivrière et du petit élevage. « Nous avons construit des barricades, poursuit-elle. Durant une semaine, nous avons affronté l’armée de l’air. »


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PONCHO MAPUCHE. L’EXPOSITION ITINÉRANTE « MAPUCHE: SEMENCES DU CHILI » FUT EXPOSÉE DANS DE GRANDES VILLES TELLES QUE PÉKIN ET BOGOTÁ AVANT D’ARRIVER À MADRID

Au terme de ce face-à-face, une convention a certes été signée mais, depuis, les 7,99 hectares disputés n’ont toujours pas été restitués. « Nous ne nous laisserons pas faire. Le Mapuche ne renonce pas », prévient Maria Rapiman qui, à l’école déjà, ripostait à chacune des insultes racistes des « Winkas » (ceux qui ne sont pas Mapuche), qui la traitaient de « mangeuse de cheval ». Ce racisme gangrène encore la société qui les marginalise, en dépit d’un combat historique pour la reconnaissance de leurs traditions et la restitution de leurs terres. Ils ont débouté la domination inca puis les colons espagnols, contraignant le royaume à leur accorder, en 1641, leur indépendance territoriale, du fleuve Bio-Bio jusqu’à la pointe du Chili. Mais après la guerre d’indépendance, en 1818, le prétendu traité signé avec les autorités de l’époque s’est soldé par une spoliation de 95 % de leurs territoires. L’État leur concède alors quelque 500 000 hectares et des titres de propriété, indispensables aujourd’hui pour faire valoir leurs droits. Seul répit, les réformes agraires du gouvernement d’Eduardo Frei mais surtout de l’Unité populaire du socialiste Salvador Allende et sa loi indigène qui leur rendra près de 200 000 hectares. La dictature de Pinochet se chargera de pulvériser cette amorce de justice, en ravalant au rang d’indésirables les Auracas. Près de 60 % des détenus et des disparus de cette région sont des Mapuche.


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« RÉSISTANCE MAPUCHE », POCHOIR SUR UN MUR DE SANTIAGO DU CHILI.

Le modèle néolibéral de privatisation des ressources naturelles mis en place par le dictateur et accentué par les gouvernements de la Concertation (coalition de centre gauche) n’a cessé de ronger leur contrée. « Les multinationales et les compagnies étrangères ont fait main basse sur les forêts, les sources hydrauliques et les routes », déclare Marileo Domingo, président de l’Assemblée nationale des Mapuche de gauche. Si Temuco a échappé à ce bradage à prix modique, « dans le Sud, l’agriculture a été dévastée par l’exploitation intensive de compagnies forestières aux conséquences dramatiques pour l’environnement », chassant par là même des milliers de Mapuche. D’autres ont vendu leur âme, considère le responsable politique. « Ils se sont accommodés de la situation, en cédant leurs terres à bon compte au mépris de leur communauté. Certains préfèrent être subordonnés et se laissent acheter », ajoute-t-il.

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« RÉSISTANCE MAPUCHE », POCHOIR SUR UN MUR DE SANTIAGO DU CHILI.


Sur les murs du local de l’Assemblée, des posters du président bolivien, Evo Morales, rappellent combien l’élection de cet Indien a soulevé un espoir pour les peuples originaires dépourvus de reconnaissance sociale et politique. Ils n’en défendent pas moins l’autonomie de leur territoire jusqu’à en mourir. Ces dernières années, plusieurs dirigeants indiens ont été tués par les forces de l’ordre, chargées de défendre les exploitations illégales des multinationales. Sous le gouvernement de la présidente Michelle Bachelet (2006-2010), grande favorite de l’élection d’hier, la Concertation a imposé la très critiquée loi antiterroriste d’Augusto Pinochet qui criminalise l’action sociale et qui sanctionne pénalement plus lourdement les Mapuche que le reste des citoyens. Depuis, « le gouvernement de droite a poursuivi cette violence d’État, précise Marileo Domingo. Ce climat de terreur ne résout pas le problème de fond qu’est la restitution de nos terres. Dans une société démocratique et saine, les droits fondamentaux ne peuvent pas être bafoués. »

En août, l’ONU a rappelé à l’ordre les autorités, en exigeant la levée de la loi antiterroriste et l’application de la convention 169 de l’Organisation internationale du travail, signée en 2007 par Michelle Bachelet, relative aux droits des peuples originaires. Depuis, la campagne des élections générales du 17 novembre a ouvert des portes. «  Au sein du front indigène, nous avons élaboré des propositions reprises dans le programme de Michelle Bachelet comme la création d’un ministère des Affaires indigènes et d’un conseil lonko (chefs des communautés). Une nouvelle Constitution reconnaîtrait l’existence d’un État pluriculturel  », soutient le socialiste Daniel Neculpan. Mais à ses yeux il faut également que « le budget alloué aux communautés mapuche, de 0,03 %, soit considérablement supérieur » pour indemniser les familles dépouillées. « L’État dit que cela coûte trop cher, mais lorsqu’ils ont construit la Panaméricaine, ou encore les chemins de fer sur nos terres, sans notre avis, ont-ils pensé aux préjudices ? » fait mine d’interroger Maria Rapiman, pour qui « la Terre mère, celle qui nourrit, est sacrée ». Sans elle, il n’y a pas de vie possible en territoire mapuche.
Cathy Ceïbe

L'ÉDITEUR CHILIEN CARLOS ORELLANA N'EST PLUS


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CARLOS ORELLANA AU BUREAU
PARISIEN DE LA REVUE ARAUCARIA 

C'est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de Carlos Orellana, survenu mardi 19 octobre 2013 à Viña del Mar, Chili.
Carlos Orellana fut un intellectuel, écrivain et éditeur chilien, militant du Parti communiste. Né au Guatemala en 1928. Il s’installe au Chili avec sa famille en 1940. Il étudie à l’Université du Chili, et obtient le diplôme de professeur d’espagnol.

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L'ÉDITEUR CHILIEN
CARLOS ORELLANA
AU CHILI 
PHOTO DANS
SOCIEDAD DE ESCRITORES
 DE CHILE
Après un séjour en prison suite au coup d’état de Pinochet le 11 septembre 1973, il s’exile en Europe entre 1973 et 1990.

Il est également co-auteur et auteur de plusieurs ouvrages, notamment «Penúltimo informe : Memoria de un exilio (2003)», et Informe Final. Memorias de un editor (2008). Dans ce dernier, il retrace notamment la trajectoire de la revue Araucaria.

Il obtient avec ce livre le prix « Escrituras de la Memoria » 2007 du Conseil National du Livre et de la Lecture du Chili.

De son travail d’éditeur il nous lègue la Revue Araucaria de Chile.

La revue Araucaria de Chile fut une parcelle de l’immense espace qu’occupa la culture chilienne de l’exil. Araucaria fut une revue pluridisciplinaire, publiée de façon trimestrielle sans interruption pendant 12 ans, entre 1978 et 1989 sur 48 numéros. Elle circulait dans plus de 50 pays, et même clandestinement au Chili.

On a publié énormément de revues pendant ces années-là, mais Araucaria fut l’une des plus importantes, par l'ampleur des thèmes traités, ainsi que par la qualité, l’homogénéité et l’intérêt de ses articles; ainsi que par le prestige des collaborateurs qui publiaient dans ses pages.

Une veillée funéraire est organisée au domicile du défunt à Viña del Mar.

Carlos Orellana sera inhumé mardi 19 novembre 2013 dans le cimetière le Parque del Mar à 16.00 heures, (chemin International à Concón). Une cérémonie d’adieu comme dernier hommage à Carlos Orellana aura lieu juste avant dans la même nécropole.