vendredi 10 septembre 2010

Un séisme de magnitude 6,1 enregistré au large du Chili


Aucune alerte au tsunami n'a été émise par le Centre d'alerte du Pacifique. Le séisme s'est produit à 3 h 28 (9h28 à Paris) à environ 35 kilomètres au sud-ouest de la ville côtière de Concepcion, à une profondeur de 17 kilomètres. Ce tremblement de terre a été enregistré à proximité de l'épicentre du séisme de magnitude 8,8 qui avait frappé le Chili le 27 février, déclenchant un tsunami qui avait fait 521 morts et balayé des villages entie

Soutien au peuple Mapuche à Paris

Représentants d’associations françaises, franco-chiliennes, de la culture, des étudiants et chercheurs ainsi que des journalistes, ont plaidé pour un Chili respectueux avec les peuples originaires. Par l’intermédiaire des discours, les participants ont rappelé les injustices subies par les mapuches depuis les débuts de la conquête du Sud par la jeune nation chilienne. Injustices qui se sont installées structurellement dans l’âme du pays par l’intermédiaire de la domination, de l’expropriation, de la non considération de leurs droits les plus élémentaires, du paternalisme et de l’infantilisation qui les condamnent à l’espace hybride de la folklorisassions.
Pour transformer ce processus infernal, nos frères et sœurs mapuches luttent depuis la nuit des temps et ne s’arrêteront pas d’aussitôt car leur lutte est juste ; ainsi témoigne le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies qui a recommandé à l’Etat chilien, entre autres, de « réviser l’application de la loi antiterroriste aux peuples autochtones » (recommandation du groupe de travail de l’Examen Périodique Universel du Chili, septembre 2009).
Dans l’urgence de la grève de la faim, leurs revendications se résument aujourd’hui à:
- La fin de l’utilisation de la loi 18.134, connue sous le nom de loi antiterroriste, appliquée tout spécialement contre le peuple Mapuche ;
- La révision de tous les jugements antérieurs concernant les membres de communautés mapuches condamnés au titre de la loi antiterroriste ;
- La fin du double jugement – civil et militaire – imposé aux inculpés mapuche pour des affaires à caractère civil ;
- La fin de la militarisation de leur territoire ;
- La reconnaissance de leurs droits environnementaux, sociaux, culturels et politiques, en accord avec la convention 169 de l’OIT approuvée par le congrès chilien et en vigueur depuis septembre 2009.
Les organismes signataires* font un appel aux autorités chiliennes à passer à l’acte et à arrêter de prendre les projets de loi pour des réalisations concrètes, à arrêter de planifier le futur des peuples autochtones à l’heure où ils ont le droit de participer aux décisions qui les concernent. Ces peuples ne doivent plus être seuls bénéficiaires des politiques publiques, ils sont des acteurs de leur avenir.
*Les signataires de ce communiqué sont : la Fondation France Libertés, l’AFAENAC, le Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili, Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples, Terre et Liberté pour Arauco, le Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques - CSIA Nitassinan, Nuevo Concepto Latino, Relmü Paris, Association Ex-Réfugiés Politiques de Fontenay sous Bois, Association La BiziKleta.

lundi 6 septembre 2010

Trois jours dédiés à Salvador Allende

par MARIG DOUCY > marig.doucy@nordeclair.fr
Lui est un enfant de la dictature. Né en 1973 au Chili, Rodrigo Hernandez a grandi au sein d'une société malmenée par le régime du général Pinochet. « Mais tout me paraissait normal, je ne connaissais que ce monde, explique le Chilien installé à Lille depuis cinq ans.
Cette société sous emprise a eu une grande influence sur l'imaginaire collectif. » De formation artistique - il a travaillé la photo, la peinture et la vidéo durant sept ans dans une école des Beaux-Arts au Chili -, il propose une expo-installation dès le 11 septembre à la Maison des droits de l'Homme Nelson Mandela.
« Je présente des oeuvres récentes pour l'occasion à partir d'images de Salvador Allende, j'évoque son héritage. » Neuf tableaux et une projection vidéo composeront l'accrochage intitulé « De grandes avenues ». Un hommage au dernier discours du président renversé. « Le 11 septembre 1973, une radio a retransmis son manifeste chargé d'espoir et d'humanité. Salvador Allende prédisait, à l'heure du coup d'État, que "plus tard, les grandes avenues s'ouvriront de nouveau..." » Pour cette exposition-installation, l'artiste visuel a fait appel à des amis chiliens « pour échanger les souvenirs qui (les) ont marqués. Cette expérience a été pour moi une véritable occasion de m'exprimer, je prends d'ailleurs la parole de façon autobiographique. »
Défense et droits de l'Homme et promotion de la culture
Et Rodrigo Hernandez d'évoquer toute une génération d'artistes, brimés durant leur enfance, qui à présent s'épanouissent dans différents domaines artistiques. « La population est aussi très politisée en raison de notre histoire récente. » L'artiste a été invité par l'association villeneuvoise Cordillera qui organise depuis plusieurs années un hommage à Salvador Allende. Fondée en 1990, l'association a en fait pris le relais du Front des Chiliens en exil. « Notre vocation est la défense des Droits de l'Homme en Amérique latine et en France, souligne Douglas Galleguillos, président de Cordillera. Nous oeuvrons aussi pour promouvoir la culture d'Amérique latine. » Un groupe de musique, du même nom, a d'ailleurs été créé, il est la vitrine de l'association.
Derrière cette vitrine fédératrice, les combats sont multiples. En tête : le soutien à la communauté indienne Mapuche qui veut récupérer 5 000 hectares de terres au Chili et la dénonciation de « l'impunité accordée aux sanguinaires ». Douglas Galleguillos parle avec force et conviction de ces causes. On sent toute l'importance que revêt l'hommage rendu à Salvador Allende. Et il reste pourtant encore tellement de choses à dire...w Vernissage samedi 11 septembre à 12 h 30 de l'expo-installation « De grandes avenues », Maison des droits de l'Homme Nelson Mandela, 89 chaussée de l'Hôtel-de-Ville. Entrée libre.
DU 10 AU 13 SEPTEMBRE : « ALLENDE TOUJOURS PRÉSENT »
L'hommage à Salvador Allende, renouvelé depuis plusieurs années à Villeneuve d'Ascq, est constitué de multiples manifestations : de l'initiation à la cuisine traditionnelle chilienne au rassemblement commémoratif. Vendredi 10. De 14 h à 17 h, ateliers d'initiation à la cuisine traditionnelle chilienne. À la Ferme d'en Haut, 268 rue Jules-Guesde. Samedi 11. À 12 h, rassemblement commémoratif : dépôt de gerbes, minute de silence, parole des associations, discours. Place Salvador-Allende. À 12 h 30, vernissage expo-installation « De grandes avenues » de Rodrigo Hernandez, artiste visuel chilien. Pot de la solidarité. MDH Nelson-Mandela, 89 chaussée de l'Hôtel-de-Ville. À partir de 17 h, conférence « Prisonniers politiques mapuches et nouveau contexte politique au Chili ». Rencontres artistiques et militantes, dégustation de cuisine traditionnelle. Ferme d'en Haut, 268 rue Jules-Guesde. Lundi 13. À 19 h puis à 21 h, projections des films La Ciudad de los fotografos (La ville des photographes ) et El diario de Don Augustin (Le journal de M. Augustin). Ou la vie des Chiliens durant la dictature de Pinochet vue par des photographes et le rôle ambigu du quotidien El Mercurio.w Maison des droits de l'Homme Nelson Mandela. Tél. : 03.20.43.50.11. Cordillera, tél. : 03.20.05.21.35. cordillera@orange.fr.

dimanche 5 septembre 2010

LES SURVIVANTS DES ANDES VIENNENT SOUTENIR LES MINEURS BLOQUÉS AU CHILI

"Nous venons pour rendre au peuple chilien tout ce qu'il nous a donné", a déclaré José Luis Inciarte, accompagné de Gustavo Zerbino (bien Zerbino), Pedro Algorta et Ramon Sabella.

Ces Uruguayens avaient survécu 72 jours dans les montagnes du Chili après le crash de leur avion qui les emmenait à Santiago pour jouer un match de rugby.

Douze des 45 personnes à bord avaient péri dans l'accident et 17 autres avaient succombé à leurs blessures ou trouvé la mort dans des avalanches.

Après l'abandon des recherches, les survivants avaient dû se nourrir de la chair de leurs camarades décédés pour rester en vie jusqu'à ce que deux d'entre eux parviennent à alerter les secours après dix jours de marche à travers la montagne enneigée.
Selon José Luis Inciarte, cette expérience est "totalement différente" de celles que vivent les 33 mineurs pris au piège à 700 mètres de profondeur par un éboulement survenu le 5 août, mais il juge qu'il y a des points communs.

"Ils sont en train de découvrir le bonheur d'être en vie et l'envie de survivre (...) Qu'ils ne s'inquiètent pas! Ils vont sortir, car les secouristes sont très compétents et leurs familles les attendent", a-t-il déclaré avant d'embrasser l'épouse d'un mineur.

Gustavo Zerbino a pour sa part rapporté que le président chilien Sebastian Pinera, qui les a reçus vendredi à Santiago, leur avait demandé de transmettre le message suivant aux mineurs: "le 18 septembre (jour du bicentenaire de l'indépendance du Chili), nous aurons une pensée pour eux, mais nous fêterons Noël ensemble".

Après un entretien avec le psychologue pour "faire un point de la situation", les quatre membres de la fondation "Viven" ("Ils sont en vie"), créée par les survivants des Andes, devaient "apporter leur soutien" aux mineurs et à leurs proches" et "leur raconter leur expérience", selon un membre de l'équipe de secours à San José, à 800 kilomètres au nord de Santiago.

Par ailleurs, un système de visioconférences permettant d'améliorer les communications entre les mineurs et leurs proches devait être mis en route samedi, a-t-il ajouté. Ils pourront non seulement se parler, mais en outre, les familles pourront désormais observer les 33 miraculés.

Les opérations pour remonter les mineurs à la surface devraient durer trois à quatre mois, selon les autorités.
(©AFP / 04 septembre 2010 19h14)

vendredi 3 septembre 2010

Chili : Isabel Allende, candidate dénigrée au Prix de littérature

La candidature de l'écrivaine chilienne ne passe pas inaperçue, tout d'abord parce qu'elle a reçu une cinquantaine de prix internationaux et figure parmi les auteurs les plus lus du continent sud-américain.
Ses livres ont été traduits dans plus de 24 langues et ont été vendus à près de 51 millions d'exemplaires. Sans compter les centaines de versions pirates qui se vendent peu cher sur les étals des marchés et touchent, de fait, un lectorat sans le sou, qui a difficilement accès aux livres -chers au Chili. Ses textes sont aussi systématiquement étudiés à l'école chilienne, et dans le monde entier.
En faisant acte de candidature, la cousine issue de germain du Président Salvador Allende -le père d'Isabel, diplomate, en était le cousin- s'est attirée les foudres de ses détracteurs, qui depuis se déchaînent par médias interposés et via Facebook contre ses (plus) nombreux admirateurs.
Ceux qui ne veulent pas qu'elle reçoive le Prix national de littérature -qui s'accompagne du versement d'une pension à vie- usent d'un langage extrêmement méprisant à son égard ; les mots étant spécifiquement choisis pour la blesser. Pourquoi ?
L'œuvre d'Allende « trop divertissante pour être littéraire »
Elle ne « mérite pas le Prix », décrète la Société des écrivains chiliens (Sech, créée en 1932) parce qu'elle est un « un écrivain mineur » -sympa pour ceux qui, dans le monde entier, avalent goulûment ses livres et sont du même coup traités d'« incultes »-, et que « ses livres sont des best-sellers » -sous-entendu : « Elle s'est vendue au marché, ce n'est pas bien ! »
Ses livres sont classés « trop divertissants pour être littéraires », ils « poussent le lecteur à s'évader et ne l'amènent pas à apprendre des valeurs qui fondent une société en devenir [comme la société chilienne, ndlr] ».
Le critique littéraire Andres Aguirre a résumé :
« Si on veut donner le Prix à la vente massive et à la culture populaire… Allende. Mais si on veut primer l'apport littéraire et la création, le Prix devrait aller ailleurs… »
Plus vulgaire, Alvaro Matus, qui travaille dans les pages culture du journal La Tercera, écrit que « remettre le Prix national à Allende, reviendrait à primer les hamburger de Mc Donald lors d'un salon de gastronomie. »
L'agressivité gratuite a même traversé les frontières, puisque le Péruvien Gustavo Faveron soutient :
« Donner le Prix à Allende pour son succès commercial sans prendre en considération le contenu de ses livres -la poubelle de Garcia Marquez lue avec les lunettes de Corin Tellado [l'auteure la plus célèbre de la littérature espagnole avec 4 000 titres et 400 millions d'exemplaires vendus, ndlr]-, c'est transformer le Prix […] en une récompense à l'exportation.
C'est déclarer […] que la littérature est une pure marchandise et que sa valeur est simplement monétaire. »
« Au nom des femmes simples de ce Chili qui est le nôtre »
« La haine vient des envieux, d'un complexe d'infériorité qui les rend amers », répondent les défenseurs d'Isabel Allende, tranchant avec l'agressivité de ses détracteurs. De la jalousie, face au succès national et international d'Isabel Allende. La journaliste Ximena Torres, écrit dans Terra :
« On aimerait que nos footballeurs gagnent la Coupe et on ne supporte pas qu'Isabel Allende soit si connue dans le monde littéraire, comme l'est Ronaldo dans le foot. »
Delia Vergara, qui fut sa rédactrice en chef à Paula (revue féminine) dans les années 70, appuie Isabel Allende d'un ton complice :
« Je suis une grande lectrice et je ne supporte pas la mauvaise littérature. Et lorsque je commence ses livres, je ne peux plus m'arrêter de lire et chaque fois, je suis admirative, émue […].
Ses livres autobiographiques me semblent remarquables, en raison de son honnêteté, et parce que de tout cœur, avec courage, elle transmet la douleur qui l'a souvent déchirée.
Pourtant, dans chacun de ses livres, on trouve aussi son humour qui me fait rire aux éclats… »
Et puis, il y a cette lectrice. « Je suis de ces femmes qui lisent beaucoup moins qu'elles ne voudraient », écrit Iris Aceitón dans El Observatodo…
« Je suis l'héroïne courageuse, battante et imparfaite de chacun de tes romans. Je suis cette femme chilienne qui te remercie parce que tu as su raconter au monde ce qui déchire ta patrie…
Isabel Allende, au nom des femmes simples de ce Chili qui est le nôtre, je te remets le Prix national de littérature. »

Chili: le forage progresse par à-coups, mais les mineurs sont plus proches

Mais les autorités ont demandé aux familles de ne pas envoyer de messages d'espoir infondés qui pourraient "troubler" les mineurs, dans leurs échanges croissants avec les 33 hommes piégés à 700 m sous terre.
"Par exemple, une famille a écrit +nous sommes sûrs qu'ils vont te sortir avant la Fête nationale du 18 septembre+, et nous leur demandons de ne pas faire cela", a déclaré jeudi le ministre de la Santé Jaime Manalich, rappelant que les opérations de secours dureront trois à quatre mois.
Bloqués depuis 28 jours, les mineurs se sont déjà inscrits dans l'histoire de la survie sous terre: le précédent record connu était de 25 jours pour trois mineurs chinois d'une mine inondée de la province du Guizhou (sud-est) en juillet 2009.
Des chapelets bénis par le pape Benoît XVI ont été transmis jeudi aux mineurs, a indiqué le cardinal chilien Francisco Javier Errazuriz, archevêque de Santiago, qui a célébré une messe aux abords de la mine.
Dans la journée, le percement du puits de 702 m a été suspendu dans l'après-midi et, comme la veille, les techniciens cimentaient les parois pour "éviter que de l'eau filtre par les fissures", a indiqué le Bureau national des Urgences (Onemi).
"Nous avons dépassé les 41 mètres (...) le puits est en train d'être cimenté, cela va prendre 12 heures, et l'opération (de forage) reprendra à 01H00 vendredi" (05H00 GMT), a précisé Andres Sougarret, ingénieur coordonnant les travaux dans la mine de San José (nord).
Mercredi, le forage commencé deux jours auparavant avait déjà été interrompu pendant quelques heures après la détection d'une faille géologique, pour poser un revêtement de ciment.
M. Sougarret a expliqué que ces interruptions périodiques, pour traiter des failles, étaient "prévisibles", surtout sur les 100 premiers mètres, la couche géologique sous la surface étant la plus altérée.
Le puits de 702 m de long et 66 cm de large doit servir à extraire les mineurs, un à un.
La capacité de l'excavateur est d'environ 15 m par jour.
M. Sougarret a confirmé qu'un nouveau forage commencerait dimanche, pour élargir à 30 cm un des étroits conduits de ravitaillement et faire passer des objets plus larges". Ultérieurement, les ingénieurs examineront s'il peut être encore élargi pour constituer un Plan B de sauvetage, a-t-il ajouté.
Après les lettres, les messages vidéo, le dialogue par téléphone, les mineurs vont pouvoir communiquer en images et en direct, avec une caméra et un câble en fibre optique, a révélé jeudi M. Manalich.
A partir de vendredi, ils pourront "avoir des conversations privées avec leurs familles via un écran de télévision", a-t-il expliqué.
Après le premier repas chaud pris mercredi, les mineurs recevront dorénavant "une alimentation normale avec un supplément de protéines une ou deux fois par jour", a annoncé l'Onemi.
"Plusieurs d'entre eux ont commencé à se plaindre de problèmes dentaires qui recevront un traitement adéquat", a signalé l'organisme.
En outre, "trois mineurs présentent des lésions mineures de la peau qui, selon les médecins, pourraient être dues à une réaction aux vaccins administrés cette semaine. Des photos seront prises en vue d'une analyse plus détaillée".
M. Manalich a affirmé jeudi que les 33 étaient "solides comme des rocs, sains de corps et d'esprit".

jeudi 2 septembre 2010

Michelle Bachelet chez les Basques

Michelle Bachelet reçoit le Doctorat Honoris Causa de l'UIMP

L'ex-mandataire se trouve en Espagne pour recevoir aujourd'hui au Santander le prix Honoris Causa de l'Université Internationale Menéndez Pelayo (UIMP), visite qu'elle a profité pour se réunir avec López.