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dimanche 8 mai 2011

Des conseils aux chômeuses sur leur maquillage fait polémique au Chili

Ces recommandations se trouvent dans le document «Affrontons le monde du travail» distribué à des animateurs d'ateliers organisés par le gouvernement de ce pays conservateur. Elles ont été rendues publiques par l'association féministe Observatoire de Genre et d'Equité.
L'association a demandé au Sernam de «déconstruire les stéréotypes que la culture et la société ont imposé aux femmes, de ne pas les renforcer par une politique publique qui favorise la discrimination dans le monde professionnel», selon son site internet.
Le Sernam (Service national de la Femme) s'est défendu en affirmant que le document était un «brouillon».
Le texte recommande d'avoir une coiffure qui donne une image de propreté, d'ordre et de confiance en soi, sans mèches devant les yeux, et de se maquiller avec «naturel», les lèvres «ni trop rouges», les yeux «ni trop peints».
Les vêtements doivent être «adéquats», dit le document qui encourage à «reconnaître les aspects de son corps qu'il convient de mettre en valeur et ceux qu'il convient de dissimuler», pour «choisir des habits qui favorisent une silhouette harmonieuse».
«Ce n'est pas un document officiel, il n'a pas été imprimé», uniquement distribué dans une version numérique, a dit la vice-ministre du Sernam Cecilia Perez à la radio Cooperativa.
Le document a été rejeté par les autorités «parce qu'elles l'ont considéré sexiste», a-t-elle assuré.
Le texte affirme que la «société est conservatrice et a de nombreux préjugés», c'est pourquoi les femmes «doivent comprendre le milieu, le contexte, la culture, les coutumes» pour «se projeter de façon adéquate».


“le pédé c'est celui qui maltraite une femme”
AFFICHe contre les violences conjugales joue sur l’homophobie
pour faire passer un message de prévention.

Une précédente campagne du Sernam avait suscité une controverse au Chili. Contre la violence conjugale, elle lançait: «Celui qui maltraite sa femme est un pédé (sic)».
PEDE CE N'EST PAS CELUI QUI FRAPPE UNE FEMME :
PEDE, C'EST MOI, PUISQUE JE SUIS GAY.

Affiche de réponse d’une organisation homosexuelle