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mardi 1 octobre 2019

LE CHILI AUTORISE UNE CHASSE AU TRÉSOR SUR L’ÎLE ROBINSON CRUSOÉ, UNE ZONE PROTÉGÉE


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LE CHASSEUR DE TRÉSOR BERNARD KEISER
PHOTO AFP
Le chasseur de trésor Bernard Keiser vient de recevoir l’autorisation des autorités chiliennes de forer le sol de l’île Robinson Crusoé. Si la perspective de trouver un trésor de pirates du XVIIIe s’avère excitante, il faut tout de même savoir que l’île fait partie d’une zone protégée, notamment reconnue par l’UNESCO.

L’île Robinson Crusoé

Le roman Robinson Crusoé (1719) de Daniel Defoe est inspiré d’une histoire vraie. En 1705, le marin écossais Alexander Selkirk a été abandonné sur une île déserte par la corvette britannique des Cinq Ports effectuant un tour du monde. Ce dernier a été finalement découvert par une expédition après quatre ans et douze jours sans la moindre compagnie humaine.

L’île où le marin a été abandonné ne se situe pas dans les Caraïbes, mais plutôt dans l’océan Pacifique. En effet, celle-ci se situe à 667 km au large de la ville de Valparaiso (Chili) dans l’archipel Juan Fernández. Plus précisément, les coordonnées de l’île Robinson Crusoé (ou Más a Tierra) sont 33° 37’S et 78° 50’O.

Selon un article du quotidien argentin La Nacion publié le 24 septembre 2019, le Chili a livré une autorisation spéciale à un certain Bernard Keiser. Cet historien chasseur de trésor néerlandais épluche depuis plus de vingt ans les archives de l’île Robinson Crusoé. Son objectif ? Retrouver un trésor ayant appartenu à des pirates en 1714 censé contenir plusieurs tonnes d’or et de bijoux.

Une zone protégée


L’autorisation accordée par la Corporation nationale forestière implique de creuser le sol au moyen d’un engin de forage. Or, l’autorisation porte sur un terrain de 400 mètres carrés. Il faut savoir que jusqu’à aujourd’hui, Bernard Keiser restait dans la légalité à condition d’utiliser seulement la force humaine dans le cadre de ses recherches. Logiquement, la décision des autorités chiliennes ne plait pas à tout le monde, car la zone est un Parc national depuis 1935. Cette dernière est également  reconnue comme Réserve mondiale de biosphère par l’UNESCO depuis 1977.

Le Conseil chilien des parcs nationaux est quant à lui monté au créneau en rappelant que cette autorisation était contraire à la loi. Dans ce type de zones protégées, il est totalement interdit de déplacer ou d’extraire des couches du sol. Cela concerne aussi la tourbe, l’humus, le sable, le gravier et les autres roches. Il semble donc que les autorités soient passées outre les restrictions concernant cette île.